AVONS
n‘tés en
tripler,
dans un avenir très RE et deviendra une source de rovenus considérables pour la cont-66.
‘Maintenant, laissez-moi vous faire goûter de ce petit vin blanc.
Et, dans un autre verre, il laissa tomber, d'une main généreuse, un liquide couleur de topase, réjouissant le regard, un rayon de soleil liquéfié, qui nous chatouilla le palais avec ces titillations exquises qui font la volupté des fines bouches au contact d’un cru de bon aloi.
— Hein! de celui-ci, que dites-vous ? fit notre hôte en remettant pieusement son verre sur la table, tandis qu'il nous interrogeait de ses pete: ‘yeux pétillants d’une joie satisfaite. Ye
— Oh! sapristi ! il est de deux ou trois tons plis élevé que l’autre sur la gamme de la dégustation:!
— Attendez un peu que vous ayez goûté de mon champagne! s'exclama le cousin Tournier en se précipitant vers la cave, d'où il reparut, l'instant d'après, tenant triomphalement une bouteille. .de chaque main. “ue fer
Les deux bouchons sautent au plafond, et, au milieu -de la conversation devenue généralé;‘nôts
#avourons le champagne Tournier, certés de beltd.
coup-préférable à une foule de liqueurs fermentéés et frelätées que nous buvons partout en Anmiér'lfe sous le ‘péteste actu ds vtr moussétx" de Prusse A Vu mie: 466
“Et puis, ce généreux jus de la Led nous déllant
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de plus en plus la langue, nous en vînmes à parler de la France, de sa gloire, de ses malheurs, et de quibusdam rebus aliis. Tant qu’enfin, le soir étant venu, il nous fallut nous séparer de ces braves gens.
Le père Girardot tint absolument à nous ramener lui-même avec sa voiture qu’il conduisit, tout guilleret et grand train jusqu'à Windsor, où nous no quittûmes qu'à regret cet excellent homme.
Sur les dix heures du soir, nous laissions Windsor et nous nous rendions à la gare du Michigan Central, -en traversant Détroit, dont les rues sont brillamment éclairées à la magique lumière électrique. Nous piîmes le char-dortoir, où je ne devais guère dormir; une première nuit en chemin de fer me tenant toujours éveillé.
81 janvier.
À sept heures du matin, nous sommes à Buffalo, où ‘nous descendons pour prendre le train qui nous doit mener à Niagara. Nous sommes dans les quartiers manufacturiers, Partout des usines et des maisons en brique d’un rouge terni par la fumée du charbon de terre. Un ciel gris assombrit encore la physionomie de cette partie de la ville. Après avoir flûné et bâillé maintes fois pendantdeux heures aux.abords de la gare, nous partons pour Niagara, où nous arrivons sur les dix heures. Laissant nos effets à la garde d’un commis, nous sommes assaillis, au sortir de la gare, par un ossaim de cochers tous
plus verbeux, pressants, assommants les uns que
parler À les autres. ‘C'est avec peine que nous parvénons à , Ot de ’ nou frayer un chemin au travers de cette arméé r étant b | dé soll'citeurs acharnés à notre personne. Après pe 8 gens. avoir 1ebuté le plus grand nombre, nous parve- h
nons à un hôtel où nous commandons le déjeûner, poursuivis par un cocher qui, plus déterminé et moins susceptible que ses confrères, nous a relancés jusque-là, Nous ayant d’abord demandé trois dollars pour nous conduire à la Chute, il finit par 1 accepter avec plaisir une piastre que nous lui : [ offrons.
Comme nous sommes en train de nous laver les . mains, un grand Irlandais, moustaches jusqu'aux CE oreilles, se précipite dans nos bras, qui ne s’ouvrent S point pour le recevoir, la figure rayonnante comme #0 s’il retrouvait de vieux amis. Surpris, choqué d’ur: { pareil sans gêne de la part d’un inconnu, l’un de
amener ut guilnous