Pourquoi pas : n'ayant
2. Deux mots inutiles; comment le passé ne serait-il pas toujours « en ça »?
de faire fortune, qu'attendez- vous, ô maître Thubaî ÎIolopherne ! pour lui ouvrir les salons de la société honnête?
Insulter est un « mot né un peu avant la mort de M. Coeffeteau, qui n'a pas osé s'en servir, à cause de sa grande nouveauté, tant il estoit religieux à ne point user d'aucun terme qui ne fust en usage » . Oh 1 oh ! voilà une « récidive », monsieur de Vaugelas, que Bélise, votre élève, n'aurait pas passée à Martine. Si l'auteur de V Histoire romaine avait eu moins de « religion » à l'endpoit d'un mot latin qu'il était grand temps de franciser, cela n'eût point fait aucun tort à son honneur d'écrivain, au contraire1.
On connaît les termes du jargon précieux qui sont restés dans la langue française : « Tenir bureau d'esprit », — « une taille élégante », — « une vertu sévère » , — les yeux « miroirs de l'âme » , — être « sec de conversation », etc. Vers 1690, certaines locutions étaient « à la mode », c'est-à-dire, encore un peu affectées et risquées : impolitesse, esprit louche, entretien tjauche, avoir du goût à, abdiquer et aloi au figuré2. Mais on laissait inexorablement hors de la langue nationale et royale tous les vocables qu'on trouvait
ï. On est d'autant plus en droit de reprocher à Vaugolas ce que Hélise appelle « la récidive de pas mis avec rien » — ou avec aucun, — qu'il l'a critiquée chez les ailleurs (!.• son temps j et qu'il formule dans ses Remarques, après le grammairien Oudio, la règle que nous suivons aujourd'hui.