LE CHAMP DE BATAILLE
Pour plus d'uniformité, nous supposerons toujours le damier placé conformément à \3i fig. i ; de plus, nous jouerons sur les cases blanches, dont l'ensemble représente le champ de bataille. Chacune des cases blanches est désignée par deux chiffres; le premier, nommé abscisse^ indique le rang, compté de gauche à droite, et de o à 9, de la colonne verticale dans laquelle se
Première récréation.
trouve cette case ; le second chiffre, nommé ordonnée et placé en exposant, indique le rang compté des noirs vers les blancs, et de o à 9, de la ligne horizontale qui contient cette même case.
Fig. 1.
Côté des blancs.
Côté des noirs.
Notation du damier, d'après Vandermonde.
Pour opérer d'une manière rapide, il est préférable de lire séparément chacun des deux chiffres de la notation ; de cette façon, on se fixe plus facilement dans la mémoire l'ensemble des cases de Téchiquier.
Cette notation que nous avons déjà employée dans la récréation
Au jeu de dames, qui perd gagne.
sur le jeu du solitaire présente, dans Tétude du jeu de dames, plusieurs avantages :
1® Elle conserve la place des cases noires. Bien que ces dernières ne soient pas effectivement utiles dans le jeu de dames, puisque le champ de bataille se compose exclusivement des cases blanches, il y a un certain nombre d'autres problèmes dans lesquels elles doivent être employe'es. En les supposant numérotées en même temps que les cases blanches, il suffit de compter toutes les cellules de o" à o^, en augmentant l'exposant, pour la première colonne à gauche ; puis de i^ k i^, en augmentant l'exposant pour la seconde colonne^ et ainsi de suite.
2° Elle donne une notation semblable pour l'échiquier ordinaire de soixante-quatre cases, puisqu'il suffit de supprimer la bande extérieure du damier, c'est-à-dire toutes les cases dont la notation contient l'un des chiffres o ou 9. D'ailleurs, nous venons de rappeler que cette notation sert aussi pour les cases des trois solitaires que l'on rencontre le plus habituellement.
3° Pour toute case blanche, les deux chiffres de la notation sont de même parité, c'est-à-dire sont pris en même temps parmi les chiffres pairs o, 2, 4, 6, 8, ou en même temps parmi les chiffres impairs i, 3, 5, 7, 9. Au contraire, pour toute case noire, les deux chiffres de la notation sont de parité différente, c'est-àdire que l'un d'eux est pair, lorsque l'autre est impair. Ainsi, les yeux fermés, il est facile de savoir par la notation d'une case, si celle-ci est blanche ou noire.
On observera que les cases situées dans les diagonales parallèles à la polonaise blanche o^ — 9^ sont représentées par des nombres qui augmentent continuellement de i pour chaque chiffre, en allant des noirs vers les blancs; et que les cases situées dans les
tvemiere récréation.
diagonales parallèles à la polonaise noire 9*^ — o"-' sont représentées par des nombres qui diminuent continuellement de i, pendant que l'exposant augmente de i , en se dirigeant obliquement des noirs vers les blancs, de droite à gauche.