JE ME REPENS, JE ME SOUVIENS
» barisine illogique et redondant qui signifierait se com- » mettre le meurtre de soi-même. Il n'est indique ici » cJUe pour signalëf là nécessité d'éviter cette cxpres- » sion que beaucoup de dictionnaires ont admise sans » ducune observation. »
C'est toujours la môme objection, la même erreur, qui consiste à prétendre que les racines d'un mot doivent se construire entre elles comme les élémens d'une phrase ; et non-seulement se construire entre elles, mais aussi concorder avec la syntaxe de la phrase dont ce mot fait partie. A ces conditions-là, je ne crois pas qu'il existe dans aucune langi;e un seul mot composé qui ne s'emploie d'une manière illogique et barbare.
Comment ces logiciens si scrupuleux et si délicats osent-ils dire : Je me souviens, Je me repens ? Est-il , en les décomposant, rien au monde de plus absurde ni de plus ridicule que ces façons de parler? C'est : // me souvient, il me repent, qu'il faut dire {subvenit mihi , me pœnitet). — Ces verbes ne peuvent être qu'impersonnels, car que signifie cette forme réfléchie: Je souviens moi-même ou â moi-même; je repens moi-même? C'est bien pis que^e me suicide, dont on peut rendre compte par l'efTacement normal du pronom réfléchi, tajidis qu'il n'y a pas d'analyse qui puisse rendre compte de : Je me repens de ma faute (1).
(1) Il est bi(Mi sinuiilicr de renroiitrrr celte fttriin-, cvKii'mmenl vicieuse et contrefaite, dès l'origine de notre langue, et pour ainsi dire, dans son berceau.
« Deu ne repenttd que out Tait rei SaOi. » El la glose marginale :