‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 144 sur 259 · POIRE DE MISSER-JEAN · texte numérisé non relu

POIRE DE MISSER-JEAN

prétexte que poires de mi-sergent était absurde. On aurait pu leur répondre :

Vous donnez sottement vos qualités aux autres.

Mais le public est si bon qu'il croit sans examiner, et court d'abord à la nouveauté, surtout lorsqu'elle proncnce avec un ton d'oracle et l'empbase du cbarlalanisme. Résistons à ces faux docteurs. Misser est une forme italienne du français messire , et cette forme, conservée par le peuple, doit servir d'indication pour retrouver le Jean qui fut cbez nous l'introducteur ou le propagateur de cette poire. Disons donc , avec le peuple , poilue de misser-Jean et mars en carême. Quant à marée en carême , je ne m'oppose pas à sa réception, pourvu qu'il soit reconnu moderne, et ne veuille point usurper les droits de la première locution : l'une servira pour manpier la ponctualité, et l'autre pour marquer l'à-propos.

1 Mettre au violon. — Entre les étymologies qu'on me propose, je n'ai que l'embarras du choix : un seul correspondant m'en olfre une demi-douzaine.

Pour être mis au violon , il faut y ôtre conduit ; conduit au violon signifie conduit avec un violon, par antiphrase et moquerie, parce que dans les villages on mène la noce avec un violon. — Et d'une.

Un violon s'est jadis appelé ini rehec ; cl, comme d'ordinaire ((mix qu'on \\\v\ en prison se rebecquenty on a (lit (pi'on les nicltuit nu r/o/un. — Deux.

Dans la prison se trouve toujours une lucarne garnie

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