‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 146 sur 259 · PSALTERION. UNES SEPT SAUMES · texte numérisé non relu

PSALTERION. UNES SEPT SAUMES

primer le p étymologique, qui s'esl longtcms écrit dans tisane, du latin ptisana.

Je ne sais s'il se trouvera quelque jour un savant pour émettre la conjecture que la prison de la garde nationale, dite Vhôtel des haricots, était, du tems de Louis-Philippe, construite en forme de haricot. Et pourquoi non? il s'en est bien trouvé un pour affirmer que le psaltérion , cachot, était bâti en triangle, comme l'instrument de musique psaltérion, d'où son nom lui était venu. Le psaltérion avait la figure, non d'un triangle, mais d'un trapèze. Il faut être exact, surtout en matière de géométrie. Je regrette que Roquefort n'ait pas eu jusqu'au bout le courage de son opinion , et ait reculé devant le ridicule de cette proposilion, que toutes les prisons de France avaient autrefois la forme trapézoïde.

Mais, trapèze ou triangle, d'oîi vient que la prison s'appelait />5fl//eno« ?

Psaltérion, salterion^ sauterion , n'est autre chose que le mot latin psalterium, accommodé à la française. Du Gange cile même un texte d'où il résulte i\uc psalicrium s'employait aussi pour exprimer, non pas l'ensemble du psautier, mais particulièrement les sept psaumes de la pénitence. Ainsi les moines étaient tenus de réciter chaque jour psalteriion cum litauia, les sept psaumes de la pénitence avec les litanies de la Vierge , ou , comme on parlait alors , les litanies avec unes sept snuwes. Nous reviendrons toutàl'IuMuv sur cette «expression ïïé)^ «le l'usniie fr«M|n«'nt «h's si>pt

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