‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 162 sur 259 · TOR. COR. ARCS DE COR · texte numérisé non relu

TOR. COR. ARCS DE COR

Miex vos vient de lor et de mîrre Encenser vo lit et vo cambre.

{Roi Guillaume, p. 52.)

« Il VOUS convient mieux parfumer de myrrhe et de laurier votre chambre et votre lit. »

ToR, un taureau :

« Car qui ki unches volsissent estre pruveires as » ydies, pur un to?' e set multuns tut curant serreient » receud. » (Rois, 290.)

a Aussi quiconque voulait devenir prêtre des idoles pouvait être admis sans difficulté moyennant un taureau et sept moutons. »

CoR, un corbeau :

« E li leuns ne le cor ne le adne le adesad. » {Rois, 289.) — « Et le lion , ni le corbeau , ni l'âne ne touchèrent au cadavre. »

Cor était aussi l'apocope de cormier. Ainsi les arcs de cor, dont il est souvent fait mention dans nos vieux poèmes, sont des arcs de bois de cormier ou de cornouiller.

Cela me remet en mémoire une plaisante méprise d'un académicien des inscriptions, sans autre nom nommer, comme dit LaSale.Surce vers delà Chansond' Antioche :

Et Turc aux ars de cor les vont bien destruisant...

devinez un peu ce qu'il s'est allé mettre en tète? Comme madame de Sévigné, je vous le donne en cent, je vous le donne en mille. Mais il est inutile de vous faire languir, vous ne le trouveriez jamais. Il s'est donc imaginé que le français cor était une traduction du

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