‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 170 sur 259 · BATTRE LA BRELOQUE · texte numérisé non relu

BATTRE LA BRELOQUE

semblé pour le couronnement de la rosière ; il débute par ce vers de caractère :

Messieurs, — si je voulais, je parlerais latin !

Outre que je ne suis pas bien sûr que vous n'entendiez Virgile et Claudien, les citations latines sont inévitables dans les discussions de philologie française : j'en fais le moins que je puis ; mais les supprimer totalement, je ne saurais.

T Battre la breloque. — La breloque est une batterie de tambour dont voici le rhythme :

L'irrégularité de ce-rhy thme brisé à contre-tems, comme le pouls d'un fiévreux, suffit à expliquer la métaphore ail bat la breloque, » pour signifier il délire, il ne sait ce qu'il dit, il tient des propos décousus, bizarres, ou, comme parle le bon drapier Guillaume Jousseaume :

Chose qu'il die ne s'entretient !

en voyant ce fripon de Patelin faire semblant de battre la breloque.

Le sens figuré de cette expression n'offre donc pas la moindre difficulté; mais il s'agit de remonter au sens propre et à l'étymologie de breloque.

Notez que le peuple dit la berloque, et dans beaucoup de provinces. In her lotte : — Il a la berlotte ; — on

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