TARTUFE
E poî lo piglia e ia tasca se l'impialta Per darlo per un lopo a una galia.
(Lippi, XI, st. 47. ^
a Grand-Bapliste , las de la vie, attaque Egene avec un poinçon, et s'en voyant raillé comme un hibou, il bondit comme un coquelet de mars, et fait si bien que, d'une chiquenaude, Egene culbute le méchant petit bout d'homme les quatre fers en l'air, puis le ramasse et le fourre dans sa poche pour en régaler un chat en guise de souris. »
Sur cette octave du Malmantile, Minucci dit simplement : a Tartlfo , nomicciido di cattivo animo. » A quoi il ne se fùl pas borné, si Tartufo eût été un mot nouveau, créé par Lippi , ou seulement inusité.
Le Batistone ou Grand-Baptiste à qui le poëte applique cette qualification, était un nain au service du prince Mathias de Toscane. Ce bon garçon avait tous les vices possibles , mais le libertinage dominait pardessus tout. Cela même le rendit l'objet d'une mystification chirurgicale, à la suite de laquelle il reçut les complimcns de la cour de Toscane , et se crut capable de chanter les rôles de soprano. Il faut lire cette aventure dans la note du chanoine Salvini. Lippi représente Batistone conduisant contre le MalmantUe une bande de cent pygmées de son espèce, dont chacun vaut pour le moins six Margutte (1) :
Ed ba più vizj ognun di set MarguUi.
fl) Personnage du Morganle de Pulci. Margullc y joue le rôle d'un impie cl d'un franc scélérat.