‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 207 sur 259 · VOLTAIFIE ET LES PLURIELS EN ANS · texte numérisé non relu

VOLTAIFIE ET LES PLURIELS EN ANS

étymologiste, que leur rôle est bien distincl, le t rappelle la finale du radical (1), et \s la finale de la terminaison , et mieux , la désinence. Il y a donc eu un motif sérieux pour conserver ces deux consonnes qui n'ont pas disparu, comme la voyelle, par la rapidité de la prononciation.

» Joignez-y cette considération, que pour enfants le t reparaît dans les dérivés enfant-er, enfant-in, enfant-illage ; que M. Génin reconnaît la défaite de Voltaire en ces termes : 4 Voltaire a déjà gagné son » procès sur la première (juestion, je veux dire sur Tor- » thographe des imparfaits [je chantais au lieu àa je » chantois). Il ne faut qu'avoir patience : il le gagnera » de même sur fesant et je fesais, et sur les enfans et » les ignorans. » (Page 308.)

» Enfin , que M. Génin écrit toujours ces sortes de pluriels par ts [monuments et arguments, dans Fexemplc ci-dessus), et l'on peut être assuré qu'il faut écrire avec tSy comme la plupart des livres d'impression moderne : enfants, prudents , ainsi que le veut l'école de rétymologie , dont le système gagne chaque jour du terrain, tandis que l'école de la prononciation en perd déplus en plus.

» DEUXIÈME QUESTION. — « On nous demande ce que » signifie le mot Quincampoix , qui sert de nom à une

(1) Voudricz-vous, s'il vou; pblt, me dire où vous voyez le < du radical dans [ari et daas in fans, daus aino et amans, lego et legens?

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