‹ Récréations philologiques; ou, Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue françaiseChapitre 41 sur 259 · PREUVES 1»AU DES TEXTES · texte numérisé non relu

PREUVES 1»AU DES TEXTES

2" Nous insistons surtout pour que chaque assertion soit, autant que possible, appuyée d'exemples, sauf, bien entendu, les cas d'équivalence et de substitution avérés et notoires, comme al eiau, ol et m/, e/et e?/, etc.. Hors de là , la nécessité des exemples est un contre-poids indispensable aux emportemens de l'imagination. Les dictionnaires sont une source où il est bon de puiser, mais où il est facile de se noyer. Pour éviter ce danger, il faut joindre aux dictionnaires les auteurs, et contrôler, confirmer les uns par les autres. Des mots ou des radicaux isolément pris ne peuvent guères constituer qu'une conjecture ou une assertion gratuite, et que par conséquent une simple dénégation sullit à renverser. L'école dit en son langage : Quod gratis asseritur gratis negatur. Il n'y a de preuve complète et convaincante qu'au moyen des exemples, c'est de quoi nos correspondans pour la philologie ne sauraient trop se pénétrer.

sacre; jurer comme un sacre. 55

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