FEU, ADJECTIF OU ADVERBE
(les épilhètes!... Et naturellement les doctrines sont en harmonie avec les allures. Ce sont péchés de jeunesse, depuis longtems sans doute expiés par un salutaire remords ; oublions-les , nous ne demandons pas mieux : ce n'est pas nous qui nous croyons en mesure de jeter à personne la première pierre. Cependant la juste notoriété qui s'attache au nom de M. Wey, dans les matières de philologie française , ne permettait pas tout à fait de le tenir quitte pour un acte de contrition intérieure : encore fallait-il bien mettre sur leurs gardes les âmes simples qui, comme notre correspondant rémois, seraient disposées à mettre une confiance illimitée dans les Remarques sur la langue française^ sur le style et la composition littéraire.
Feu. — L'Académie, sans définir ce qu'il est, le déclare invariable. Il faut dire : feu la reine. C'est apparemment un adverbe?
Non, car l'Académie prescrit de le mettre au féminin dans celte phrase : la feue reine. C'est donc un adjectif ?
Non, car l'Académie défend de le mettre au pluriel : les feu rois.
Pourquoi? — Ah ! pourquoi ? Ces deux syllabes sont le pivot de toute la philosophie; la j)hilosophi(> n'a rien de comnmn avec les oracles, et l'Académie ne rend que des oracles. Sans nous mettre l'esprit à la torture pour accorder ensemble les trois parties de celui-ld ,