H NON ASPIRÉE
» ami et son parent, quand il fera réimprimer sa rela- » tion, de réformer ce vers de la sorte :
» Dire tout haut ce qu'on voudra. »
{Observation$ sur Malherbe.)
Ménage ignorait sans doute que les manuscrits du moyen âge écrivent ardi sans h :
Grans et poissans et fors, redoublés et ardis.
{Baudouin de Sebourg, II, p. 186.)
Le marquis de La Mothe Fénelon , ambassadeur de Charles IX, écrit comme Louis XIV, s'azarder : « Il » (Norfolk) le taxa (Leicester) de ce que ayant l'entrée, » comme il a, dans la chambre de la royne lorsqu'elle » est au lict, il s'esloit ingéré de luy bailler la chemise » au lieu de sa dame d'honneur, et de s'azarder de luy » même de la btiyser, sans y estre convié. » [Mémoires touchant l'Angleterre, etc., t. II, p. 120.)
Ménage ne connaissait pas l'origine de ces singularités, fjui déjà sont à ses yeux des fautes; voici comme i'I tâche de les expliquer :
« Les Italiens ne se servent jamais de l'A aspirée, et » de là vient que les peuples de France qui sont voisins » de rilalie, comme les Bourguignons, les Dauphinois » et les Proven(;aux, n'aspirent presque aucun mot. » Cette vicieuse façon de prononcer a passé depuis quel- » ques années jusques à Paris. » (Observ., p. 175.) — Vicieuse... depuis quelques années, cela est bientôt dit! Ménage prend sur lui d'alfirmer.pourle plus court, lorsqu'il fallait chercher, approfondir. Qu'il eût con-