‹ Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'historie des mots de la langue françaiseChapitre 16 sur 98 · LE HAIT · texte numérisé non relu

LE HAIT

Vertu bien ! comme tous fh>ttez !

LB BUSCHEBOIf.

Trottez, Nolly! trottez, trottez !

Gens mariez, notez, notez ; Tout se explique en ceste lettre :

Trottez, Nolly ! trottez, trottez !

Vous avez trooTé votre maistre.

Hé, ne faut-il qae bois de hestre Pour fh)tier les costes sa femme?

Ha! par la Saint-Jourd'huy, no dame Vous vous sentirez de la feste !

Voylà le propre enseignement (Et j'ay bien peu d*entendement ! ) Dont le saint homme me parla.

Ho! saint Jourd*huy, est-ce cela ?

J*en anray tantost la raison.

Il rentre au logis, bien décidé à mettre à profit la parabole du pont aux ânes et la leçon de saint Jourd'hui. Tout en arrivant : « Ça, mon souper ! » La femme ne manque pas de faire la récalcitrante : elle n'a point de feu, et ceci, et cela. Le mari, sans daigner discuter ses mauvaises raisons, empoigne un gourdin et la rosse comme une madame Sganarelle :

LA FEMME, criant.

Hélas ! hélas ! les rains ! le dos !

Au meurdre sur ce traistre Ganes (1).

Dea! j'ay esté an' pont aux asnes, Je sçay comme il les fault conduyre.

Heu? quoy?... mettrez-vous le pot cuire?

Si. Je yais allumer du feu.. .

Pardonnez-moy, au nom de Dieu, Et ]e feray vos youlentez.

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