‹ Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'historie des mots de la langue françaiseChapitre 2 sur 98 · QUI CHAGE BRAISE CHERCHE SON AISE · texte numérisé non relu

QUI CHAGE BRAISE CHERCHE SON AISE

qu'ici a échappe à toutes mes recherches. C'est pour cela que je viens aujourd'hui m'adresser à l'infatigable, chercheur de VIUustrcaioH'

» Quand un jeune homme de la vallée épouse une femme plus âgée que lui, il est de tradition de lui dire, en forme de plaisanterie :

Qtti chagd bttûi Cherche son aise.

» J'ai pensé tout d'abord que ee mot ehoffs avait une étymolôgîe allemande, et qu'il pouvait bien dériver, par corruption, du verbe aWemwijàgen (chasser).

» J'étais d'abord porté à adopter cette interprétation, d'autant plus que ce mot étrange, chaffe^ me paraissait être une corruption soit du mot français chasser^ soit du mot allemand ^ây en. Peut-être même dérivait-il de l'un et de l'autre à la fois, par suite de l'emploi fait indistinctement de l'un ou de l'autre. Ces confusions ne sont pas rares dans le langage que Ton parle dans les Vosges. Mais j'ai renoncé à cette idée, ne trouvant pas une suite logique suffisante entre le mot chasser et le moi braise, qui, dans mon pays, n'est pas employé dans son acception ordinaire, et signifie herbe sèche. Cette dilïîculté, qui m'arrête depuis longtemps, n'en sera sans doute pas une pour vous, monsieur, qui avez habitué vos lecteurs à ne plus connaître d'énigmes.

» Recevez, monsieur, etc.

» Frédéric Schoepz, » Membre correspondant de la Société de ruoioo des arts et des lettres, à MuDieb. »

R JADIS OMISfi DANS LA PRONONCIATION. O

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