TROIS PETITS PÂTÉS
Vous ctoyez qu'il n'avait pas faim? Point du tout. Un des assistans lui jette une autre bouchée, le chien saule dessus et la dévore. Là-dessus il n'y eut qu'un cri d'admiration. Tous les témoins du fait s'écrièrent : < II faut venir à satisfaction ! > Et ils y vinrent.
Ainsi l'épreuve de la bouchée fut plus efficaee que les foudres ecclésiastiques , mais aussi c^était un miracle ; il n'est pas étonnant que l'impression n'en soi ( pas encore effacée.
f Dans les recherches du genre de celles qui nous occupehl, rien n'est à négliger, pas même les jeux des enfans.
Il n'est pas un de nos lecteurs qui ne se souvienne d'avoir joué à quelque jeu de gage touché. Celui qui s'est laissé prendre à enfreindre les règles donne un gage. Quand il y à assez de gages, on les tire au sort, et chacun est obligé de racheter le sien par une pénitence. C'est là le beau moment, le moment du plus grand amusement , car ces pénitences sont les plus bouffonnes dont on ait pu s'aviser. Il y en a une, entre autres, qui consiste à se^rapper trois fois le der* rJère sur le plancher, en criant : Trois petits pâtés , ma chemise brûle /...
Cette ridicule pénitence est la parodie d'un usage pratiqué durant le moyen âge dans quelques villes dltalie, notamment à Sienne, à l'égard des débiteurs î{)$plYal)|es.|ls délibéraient enfaisantpen(i|aqttroi^ jovirs de suite, le matin, tout nus et au son d^laclQch^^lp tour