CHAPITRE IX
CloUide de Surrille. — Raoul de Créquy. — La chronique de Tnrpin. — Exemple de bonne foi dans la critique.
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre. {JLk POHTAOR.)
Il me plait de mettre ici un chapitre sur la bonne foi. — Quoi ! dans un livre de philologie î — Oui ; pourquoi pas ? — Mais c'est une thèse de morale. — La morale est de mise partout, et la bonne foi n'est déplacée nulle part , aussi nécessaire dans l'érudition et dans la critique que partout ailleurs. Porter à la bonne foi en produisant les inconvéniens de la mauviûse, et confirmer la proposition de La Fontaine, c'est ce que je vais tâcher de faire à l'aide de deux exemples choisis dans un grand nombre.
En l'an de grâce 1851, le Messager des sciences^ revue belge, régala ses lecteurs d'une composition inédite du moyen âge, sous ce litre : « Raoul de Créquy, poème du XIII* siècle. >
€ Notre but en publiant ce poème, dit l'éditeur, n'est
> que de provoquer à ce sujet une controverse qui » permettra de soulever le voile auquel nous n'avons
> encore osé loucher. »