‹ Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'historie des mots de la langue françaiseChapitre 62 sur 98 · II. . lu · texte numérisé non relu

II. . lu

Mt) DE LA BONNE FOI.

Il ne parait pas que depuis deux ans personne ait répondu à cet appel de M. M..; deR... Les critiques voués spécialement au moyen âge, dont nous ne man« quons pas, Dieu melrèi! ont lalîSsé passer le poème de- Raotd de Créquy pour ce que le donnait son éditeur, pour un chef-d'œuvre et un chef-d'œuvre authentique. C'ëit (HêtW authenticité qufe m\Xi vtônons eîcàtnîner.

L'ouvrage se compose de quatre-vingt-dix-sept

stances , chacune de quatre vers hexamètres à rimes

plates , c'est'-à'^dirtt croisées deux par deux avec une

, exactitude dont le lui*' siècle ni le xiv"" ne fourniraient

pas un second exemple.

Le siyet est tout ce qu'il y a de plus simple : Raoul de Créquy est parti pour la croisade ; depuis longten^ pi^tif ch62 les Sarrasins, il n'a point donné de ses noi|velies; sa femme» sa famille, tout le monde le croit mort. La dame de Créquy est au mpment de se remf^ rier, lorsque inopinément son mari se présente devwt ^lle, couvert de haillons ^ maigre à faire peur, mécoanaissable enfin. Il se fait pourtant reconnaître , grâcQ à l,a moitié d'un anneau dont sa femme gardait l'autre moitiéi Le prétendant se trouve naturellement éconduit et l'époux rentre dans ses droits.

Le fond de cette aventure a cessé d'être neuf depuis X Odyssée d'Homère : tout l'intérêt se reporte doBC sur la forme.

On demandera d'abord (car le monde est devenu curieux et méfiant) d'où sort ce poème. La réponse est dans une note que voici : « Le manuscrit original est

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