HM 06 LA ROKKB PUI
tongUms que vous n^aviez été appleudi i^uê Vûno* nyme..... à moins qu'on ne vous dédaigne et vûm oublie» Quelle gloire ! quelle heureuse epéculatioti 1
Ml VeUillot a bien raison de dire que nous dégéné^ ronsi Les auleure des fausses déorétales et de la ehro» nique de Turpiii étaient plus forts que cela : vt)iià des mensonges bàlis a chaux et à sable, des impostures construites en ciment romain! Les architectes ont su dissimuler si bien leur nom » que depuis huit ou dix siècles t on n*e5t pa^ encore parvenu i les découvrir d'une manière certaine^ Les historiens les plUs periévérans , les critiques les plus robustes y on^ éiilouseé leur piev Après tant d'aulres, j'avais, moi chétif» eséayé de remuer l'un do ces terribles problèmes^ celui de la chronique de Turpin. Dans Tintroduction du Rohnd^ reprenant une opinion émise par Vossius et par Du Gange^ deux noms qui dispensent des autres, j'avais ienlé d'établir que la chronique du faUx Turpin^.déja mentionnée dans une pièce de 1002 , est l'œuvre de Guy de Bourgogne^ alors archevêque de Vienne ^ plus tArd pape sous le nom de Calixte II , lequel , pour répandre son œuvre, s'était servi de Geoflroy^ prieur de Saint-André de Vienne ^ tout cela, vers la flil du xi* siècle*
Gomme je l'ai dit, cette opinion n'étaii pas tiouvelte, mais j'avais eherché à l'éiayer de nouveaux argumens. Surtout la date du xi* siècle était généralement reçue. Voiei comment s'exprime sur cette question d'histoire M. de Gaylus. — « Le VDman de Turpin n'a guère été
LA'ClIRONiaiifi DE TUBPIN. 887
» composé , «elon Topinion commune , que vers la fin » du XI* siècle I environ deux cent cinquante ans » après la mort de Charlemagne. Gryphiander, De 3 Weichbiidis saxoniçis^ page 36 ^ dit qu'un moin« * nommé Robert est auteur de cette chronique , et » qu'elle fut écrite pendant le concile de Glermont » assemblé par Urbain II, en 1095. » {Mémoires de l'Acad. des inscript, ^ t. XXIII» p. 287.)
Un membre de l'Académie des inscriptions, qui cette (ois n^est pas M. de Caylus , mais un de nos contem« porains, se lève et vient publiquement^ passionnément^ contester, non pas le bien fondé de ces t>pinionS) c'eût 4té son droit I mais , hardiesse bien plus grande^ leur existence ! Foulant aux pieds les témoignages imprimés dans cent volumes et la notoriété répandue dans tout le inonde savant , M. Paulin Paris m'accuse, moi personnoUem^nii moi seul, d'avoir forgé ces opinions contre toutes les autorités, contre toutes les vraisem^ blances. Entendez-le : la plus ancienne mention de la chronique de Turpin est de cent ans postérieure à la mort tle Calixte II; j'ai commis avec préméditation un anachronisme d'un siècle , substituant 1092 à 1192 ^ en un mot j'ai menti effrontéoGient, et dans quel but, s'il vous plaît ? 11 le dit : uniquement dans le but de souiller la mémoire d^un pape et de déshonorer la reli« gion catholique. Comme si la religion catholique étail solidaire des fraudes d'un Calixte ou des crimes d'un ftorgia ! Ôui| j'ai inventé ces propositions absurdes , inouïes, j'ai opéré « lûutce remue^ménagtè » pour « faire
d'un prélat du ix* siècle le modèle des traîtres (1), et trouver dans un pape le modèle des faussaires. »
Ainsi parle honnêtement et charitablement M. Paulin Paris, dans la Bibliothèque de l'École des chartes^ M. de Falloux étant ministre, et moi chef de division au ministère de l'instruction publique. Notez ces deux points-ci.
Sa conscience l'oblige d'ajouter qu'un écrivain, — un seul, — a pu par étourderie prêter un point d'appui à mes rêveries : — < M. Génin a cherché l'appui de ses » rêveries dans Y innocente étourderie de M. Ciampî , » le récent éditeur de la chronique de Turpin, lequel a » transformé le prieur du Wgeois (Vosiensis) en prieur » de \ienne (Viennensis), et la fin du douzième siècle » en fin du onzième, i» (Page 316).
Ah ! monsieur Paris, M. Ciampi est un étourdi ? Ah ! il est le seul écrivain qui ait nommé le prieur de Saint- André de Vienne, et mis l'affaire au xl* siècle ? Vous le croyez puisque vous l'affirmez , mais je vais vous désabuser. Il en est encore un autre, que je ne connaissais pas quand je vous ai répondu dans le tems (2), mais que vous connaissiez, vous, et que le hasard m'a fait découvrir depuis. Cet autre, monsieur Paris, c'est vous-même.
Lecteur impartial, vous avez entendu le langage de M. Paris en 1851 ; écoutez celui qu'il avait tenu avant cette date.
(1) Ost Ganelon que défend ici M. P. Paris; Il ?ient un pea tard!
(2) On IroaTera pins loin celte réponse, sous le titre de : Letirt à im ami sur Varticle âe M. Paulin Ports, etc.
DANS LA CRITiaUË. 229
Dans sa Lettre à M. Monmerqué (pages 3& et 36} :
€ L'auteur de .la chronique de Turpin fut certaine^»
» ment un moine, et Geoffroy, prieur de Saint-André
» DE Vienne, qui le premier la fit venir d'Espagne,