AVOCAT GENERAL
ou
MINISTERE PUBLIC.—Cette fonction est remplie par le procureur général ou par un de ses substituts. Le ministère public:
est la magistrature établie près de chaque tribunal pour requérir l'exécution des lois au nom de la société. L'avocat général poursuit le crime au nom de la vindicte publique.
PROCUREUR GENERAL.—C'est un magistrat supérieur qni exerce les fonctions de ministère public près de la Cour de cassation, la Cour des comptes, les cours d'appel.
PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE.—C'est un membre du parquet, qui exerce les fonctions de ministère public près les tribunaux de première instance,
PARQUET.—On appelle parquet l’ensemble des magistrats qui composent le ministère public.
SUBSTITUT.—C'est le magistrat chargé de suppléer, de remplacer au parquet le procureur général ou le procureur de la République.
Lorsque Justine eut fourni ces explications, elle ajouta:
—Puisque vous m'autorisez à corriger vos erreurs d’expressions, permettez-moi d’en relever trois dans ce que vous venez de dire.
—Allez, Justine, ne vous gênez pas.
—D'abord, il faudrait bien vous garder, si vous vouliez com-
Plimenter maître X..., pour son plaidoyer de dire qu’il a avo-
cassé. Au lieu de le complimenter vous lui feriez injure.
AVOCASSER.—C'est le fait d’un mauvais avocat, obscur, bavard, maladroit et empathique.
+—Alors comment faut-il dire?
—Il faut dire
PLAIDER—Plaider, c’est soutenir une cause en justice. Si vous voulez indiquer la qualité du plaidoyer, vous avez à votre dis-
position le choix des adjectifs ou des adverbes: — J'ai entendu un bon, un excellent, un médiocre, un mauvais plaidoyer.
—Tl a bien, très bien ou admirablement plaidé.
—C'est parfait, Justine, je raye avocasser de mon répertoire. .… Et la seconde faute ?
—Elle n’est pas très grave. Vous avez dit le discours de l’avocat général. Ce n’est Pas, à proprement parler, un discours, c’est un réquisitoire,
DISCOURS.—Le discours est un ensemble de paroles composé avec méthode, présentant une ceftaine longueur et prononcé devant un auditoire. Quand les discours n’ont qu’une étendue restreinte, ce sont, suivant le cas, des compliments, des allocutiens, des harangues ou des proclamations.
COMPLIMENT.—C'est un très court discours, plus ou moins solennel, exprimant de la reconnaissance, des remerciements, des marques d'affection ou des éloges à l'égard d’une personne, d’un groupe ou d’un corps. '
ALLOCUTION.—Petit discours du genre familier prononcé devant un auditoire peu nombreux.
HARANGUE.— Discours assez bref prononcé devant une assemblée ou des troupes, soit pour calmer leur ardeur, soit pour exciter leur courage.
PROCLAMATION.—C'est un discours distrait à toute rhétorique, par lequel on publie verbalement un fait a ou des projets d’intérét général.
Lorsque les morceaux sont de Plus longue haleine ils p le nom de discours Proprement dits. Leur compositi
«mise en oeuvre d’un art plus raffiné, qui s'appelle le:
RHETORIQUE.— C'est-à-dire l'ensemble des préceptes vent guider l’orateur. à La rhétorique comprend trois parties: l'invention,
tion et l’élocution. ACER
INVENTION. (l’)—C'est la partie de la rhétorique qui # de rechercher ce que l’on doit communiquer à/'audite à-dire les idéès que l’on se propose d'émettre, les argtf Preuves que l’on emploiera pour convaincre les ad Le:travail de l'invention comprend:
SEA L'étude à fond du sujet ;