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Pour rendre notre travail plus assimilable et aussi, pensons-nous, plus fructueux, nous avons eu recours aux procédés du dialogue et nous avons imaginé un petit scénario très simple, mais qui donne du mouvement et de l'agrément à la lecture. Nous mettons en scène un jeune ingénieur civil canadien, M. Laurent, appartenant à la haute société de Montréal, qui va, avec sa femme, d’un esprit également très cultivé, habiter Paris pendant un temps prolongé. Ils parlent tous deux le français que nous parlons ici, et qui suffit à tous nos besoins intellectuels et matériels; mais ils se heurtent tous les jours aux inconvénients de deux vocabulaires différents: le leur et le vocabulaire français. Ils s’aperçoivent alors que la confusion des langues . n’est pas seulement un fait biblique.
Ce sont des personnes instruites pourtant, qui ne commettent pas d’anglicismes vulgaires où barbares, qui n’emploient que des mots français, orthographiés et proanoncés irréprochablement, d’un emploi journalier en France. Seulement, ces mots n’ont pas la même signification ici que là-bas; d’où il résulte d’incessants malen-
es amènent des scènes des définitions et des
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de M. et de
AVANT-PROPOS xv
Mme Laurent et elle joue un rôle qui n’est peut-être pas conforme à sa condition de servante; mais cette : ndition est accidentelle et ne peut motiver chez les lecte, :8 aucun étonnement pour son apparente invraisemblance.
On trouvera sans doute ces explications puériles; mais nous avons tenu à ne pas heurter l'esprit ou la compréhension de ceux qui ne voient d'ordinaire dans une servante qu’une créature rustre, apte seulement à de grossiers travaux, incapable de provoquer chez des maîtres orgueilleux autre chose que de l'indifférence.
C1 + LR |
L'ouvrage que nous offrons aujourd’hui au public n’est ni plus savant, ni plus parfait que tous ceux qui l’ont précédé; il a seulement une forme particulière, d’une simplicité ingénue qui en rendra, espérons-nous, la lecture agréable et facile. Cette qualité essentielle devra, si nous ne nous abusons pas, assurer à notre modeste livre le succès qui s’attache aux choses pratiques. Elle prouvera du moins combien il est nécessaire de rectifier notre vocabulaire, au moivs Pour ceux qui sont appelés à voyager en France ou à correspondre avec des Français?
Septembre 1908, HR.
NOTA. -Pour bien comprendre les différences et parfois même les simples nuances qui existent entre les mots ve “ibulaire français, consulteront l’Index
de notre vocabulaire et ceux du