‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 15 sur 148 · ATHANASE D'AYALA · texte numérisé non relu

ATHANASE D'AYALA

Athakàbe d' Ayala était page de Charles Quint : son père, ayant pris le parti des séditieux qui se révoltèrent contre l'empereur, fut proscrit et obligé de fuir. Atha» nase, quoique fort jeune, fut profondément pénétré de la situation de son père, et ne possédant rien que le cheval qui lui servait pour le manège, le vendit secrètement, et envoya le prix à un ami de son père, pour le lui faire tenir. Cette action était simple, mais la manière dont se conduisit ensuite Athanase mérite d'être rapportée. On le questionna beaucoup sur ce qu'il avait fait de son cheval ; jamais il ne voulut le dire, dans la crainte qu'on ne trouvât les moyens d'empêcher son père de recevoir l'argent qu'il lui avait envoyé: il s'entendit accuser

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d'avoir fait tin inatiYàia usage de dette iommè, fôofiHt le méprif de ses^camarades, les réprimande« et les sévères punitions de ses gouverneurs, sans être un instant tenté de déclarer son secret. Enfin on en avertit l'empereur, qui fit venir d*Ayala, et l'interrogea lui-même: alors ce jemie homme, par respect pour son souverain, avoua sur le champ la vérité. Charles lui fit rendre un superhe cheval, et saisit Toccasion d'un service que d*AyaIa rendit quelques années après à la monarchie, pour le récompenser avec éclat.

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TAI-TSON0.

L'Ehpilbetjb Tai-tsong fit venir de la campagne un homme vertueux et savant, pour être auprès du jeune prince, son fils, qu'il avait déclaré héritier de l'empire. Ce jeune prince, quelque temps après, fit élever, dans l'enceinte de son palais, des montagnes artificielles avec beaucoup d'art ; et, lorsqu'elles furent achevées, ayant invité les premiers officiers de sa maison, à la suite d'un grand repas qu'il leur donna, il fit voir ces nouveautés, que chacun des convives loua beaucoup. Mais Yoa-tan (c'était le nom du gouverneur du jeune prince), après les avoir regardées, baissa tristement les yeux, en poussant

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un profond tonpîr. Le prince, qui désirait son approbation, le pressa de les examiner, et de lui en dire son sentiment. " Je ne vois,' ' dit alors le gouverneur, " que "des montagnes de sang." Le prince, surpris, lui demanda ce qu'il voulait dire. " Prince,** reprit-iJ, ** lors- " que j'étais en province, j'ai été témoin de la dureté " barbare avec laquelle les exacteurs des tributs traitent *^ le peuple, et ces montagnes sont faites de l'argent des " tributs," L'empereur faisait élever en mêmetemps de ces montagnes dans ses jardins ; il les fit raser lorsqu'il fut informé des paroles d'Yoa-tan.

manner^ yeux <yM, pousitnt fei^inçt soapir sigh, dire tell, tentiment opîntoy», Toii cm, sang biaod, voulait dire meant, témoin tot/neti, dureté hardnesSf laqueUe which, ezaeteun gatheren, tributs taxes, faites mode, faisait couiid, même tome, fit itrdered, raser to b(Ê roMed, parties tv^rdg.

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