‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 16 sur 148 · L'EMPEREUR KAN-NGAI-TI · texte numérisé non relu

L'EMPEREUR KAN-NGAI-TI

L'EiiFEBEUB Kan-ngai-ti se promenant un jour dans la ménagerie, accompagné de plusieurs de ses femmes, un ours força les barreaux de sa loge, et vint droit à lui : les femmes effrayées se sauvèrent toutes, à l'exception d'une seule, nommée Song-chi, qui eut le courage de l'attendre et de se jeter entre l'empereur etl'animal ; l'ours s'avance, s'arrête à quelques pas, et ensuite retourne tranquillement dans sa loge. L'empereur, étonné de l'intrépidité de cette femme, voulut savoir ce qui l'avait engagée à s'exposer à la fureur de cette béte féroce. Elle lui ré-

Se promenant waiking, jour <fay, ménagerie mênafferif\ accompagné aecompaniedt plusieurs several, femmes women, ours bear^ força broie, barreaux bars, vint came, droit straight, effirayées Jrightened, se sauvèrent ^d, à Texception excepta seule onlg, sommée named, attendre waiting for, jeter throwing^ entre 6e« tween, s*arrête stops, quelques some, pas paces, ensuite then, retourne gœs back, tranquiUement quietlg, étonné astonished, voulut had a mind, savoir to know, féroce wHd, suis am^ importe

* A place wbere curious beasts are kcpt.

pODiilt : ^ Je ne suis qn^une femne ; ma vie importe pea '* au bonheur et à la tranquillité de Tétat ; la vôtre lui '* doit être précieuse : je ne devais pas hésiter de me "sacrifier pour elle.*' L'empereur, touché de cette générosité, la distingua de ses autres femmes, et la traita toujours depuis avec autant de tendresse que de respect.

peu U of HUle importance^ bonheur happinesê, état siate, doit ûughif être to be, devait oughi^ hésiter to hâve hesitaUd^ distingua disUnguished, traita treated, toujours ever, depuis afterwards^ autant as miich, tendresse tendemest.

CORNâLIE.

La fameuse Comélie, mère des Gracques, éleva ses enfans avec tant de soin, que quoiqu'ils fussent généralement reconnus pour être nés avec le plus heureuxnaturel, et les meilleures dispositions du monde, on jugeait qu'ils devaient encore plus à l'éducation que leur avait donnée leur mère, qu'à la nature même. La réponse que fit Comélie, à leur sujet, à une dame Campanienne, prouve combien elle avait à cœur ce devoir maternel. Cette dame, qui était très-riche, et encore plus fastueuse, après avoir étalé à ses yeux, dans une visite qu'elle lui rendit, ses diamans, ses perles, et ses bijoux les plus précieux, lui demanda avec instance de lui montrer aussi les siens. Comélie fit tomber adroitement la conversation sur une autre matière, pour attendre le retour de ses fils qui

Fameuse celehraied, Gracques Graechit éleva hrought up, tant «0 much, soin care, quoiqu* though, fussent were, reconnus allowed^ né< born, heureux happy, naturel tempér^ meilleures hest^ du monde in the world, on jugeait U tcas thoughl, devaient were indebtedf encore sUU, donnée giaen^ même ittielf, réponse answer, fit mode, flujet account^ dame lady, Campanienne of Campania^ combien how much, coeur hearL devoir duty^ fastueuse haughig, étalé displayedf à ses yeux before her, rendit paid^ bijoux jeiaelSf précieux vcUuable^ instance importunitp, montrer to show, fit tomber tumed, adroitement dexterously^ matière subject^ attendre 10 trat/ foTf retour retum, allés gone^ écoles sekook^ ^uand when^

étident allés aux écoles publiques. Quand ils eu fiureni revenus, et qu'ils entrèrent dans la chambre de leur mère: "Voilà/' dit-elle à la dame Campanienne, en les lui montrant de la main, " voilà mes bijoux et ma plus beUe " parure ! "

revenus reiumedy entrèrent entered, chambre room, voilà hehold^ mcntnait potnjiiry, main hand^ belle ^m, parure omomer^

Page 1