‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 37 sur 148 · JEUNE, YOUNG · texte numérisé non relu

JEUNE, YOUNG

VidlUrd oH proicrit banithed, ctojmt.tldnHi^, peu , HUh,

d'une vie languissante valût la peine de le conserver, il renonça à l'espérance de se sauver, et se décida à rester tranquillement dans sa maison et à mourir: mais il ne put résister aux pressantes instances de son fils, qui le prit sur ses épaules, et chargé de ce précieux fardeau, le porta à travers la ville, inconnu des uns et loué par les autres. Le jeune Appius eut le bonheur de conduire son père hors de Kome; alors il l'aida à marcher, le soutenant dans ses bras, et de temps en temps le reprenant sur son dos : ils arrivèrent ainsi heureusement à la mer; là ils s'embarquèrent et passèrent en Sicile. Le peuple Komain conserva le souvenir de cette pieuse action. La proscription finie, le jeune Appius, de retour à Bome, fut fait édile, et on lui donna deux fois la valeiur du bien qu'il avait perdu.

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TRAJAN, EBIFEREUR ROMAIN.

Tbajait était encore en Germanie lorsque Nerva, qui l'avait désigné pour son successeur, vint à mourir. Il fut unanimement reconnu empereur par les armées de

Encore gel, lorsque tohen^ désigné appoinied, vint à mourir diedf unanimement unanimoutlg, reconnu aeJknowledgedf année

k Germanie et de la Moesîe. L*année suivante il fit son entrée à Rome. Quoiqu*il en fût sorti simple particulier, et qu'il y revint empereur, il semblait qu'il n était arrivé aucun changement dans sa fortune. H était à

?ied, et tout le monde avait la liberté de rapprocher. 1 saluait ses anciennes connaissances, et prenait plaisir à en être reconnu. Il monta au capitole, environné de tout un peuple qui le comblait de bénédictions. 11 se rendit ensuite au palais impérial, où il entra du même air que s'il eût revu sa demeure privée. Il ht mettre, sur le frontispice de cet édifice, " Palais Public." On pouvait en effet regarder cette demeure comme celle do tous les citoyens. On n'y trouvait nulle porte fermée, nulle difficulté de la part des gardes. Le moindre particulier avait la liberté d'aborder le prince et de lui parler. Trajan écoutait tout le monde avec la même attention que s'il n'eût eu aucune affaire. Il se prêtait même aux conversations familières de ceux qui n'avaient rien à lui communiquer. Ses amis (car il en avait, tout empereur qu'il était) lui ayant un jour représenté qu'il était trop bon et trop indulgent : " Je veux me com- " porter," répondit-il, "à l'égard de tout le monde de ** la même manière que je souhaitais qu'un empereur se " comportât envers moi lorsque je n'étais que simple "particulier."

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LORD PETERBOROUOH.

DuBAirr la guerre de la succession d'Espagne, en 1705, les Anglais et les Allemands, aux ordres de Lord Peterborough, faisaient le siège de Barcelone. Le viceroi, qui y commandait pour Philippe V., homme faible, voyant un ennemi puissant au-dehors et un peuple séditieux au-dedans, se détermina à se rendre. Il demanda à parler à Peterborough à la porte de la ville, afin de régler avec ce général les articles de la capitulation. Ils n'étaient pas encore signés lorsqu'on entend tout à coup des hurlemens et des cris affreux : " Vous *' nous trahissez, Milord," s'écrie le vice-roi ; " nous capi- '^ tuions de bonne foi, et voilà vos Anglais qui sont " entrés dans la ville par les remparts." — ^^** Vous vous ** méprenez," répondit Peterborough ; " Ce sont, sans " doute, les troupes Allemandes. Il n'y a qu'un moyen " de sauver votre ville ; c'est de me laisser entrer sur-le- '* champ avec mes Anglais; j*appaiserai tout, et je " reviendrai à la porte de la ville achever la capitulation." Il parlait d'un ton de vérité et de grandeur, qui, joint au danger présent, persuada le gouverneur. On le laisse entrer. Il court, avec ses officiers : il trouve des Allemands et des Catalans qui pillaient les maisons des principaux citoyens. Il les chasse: il leur fait quitter le butin qu'ils enlevaient. Il rencontre la Duchesse de Popoli

Durant durinp, Espagne Spain, Allemands Germans, aux under^ faisaient le siège were besieging, faible weak, voyant seeing, puissant pou^^r/u/, au-dehors without^ au-dedans trt^m, se rendre io surrender, demanda asks, porte gâte, afin de in order, régler io tetlle, lorsqu* whân, on entend are heard. tout à coup on a sudden, huTlemens howlings, aftreux dreadfuîj trahissez betray, s*écrie cries outf capitulons capitulate, de bonne foi fairly^ voilà behold, sont Hâve, méprenez mistake, sans doute umloubtedly, il y a there û, moyen tray, sauver saving, laisser to suffer, sur-le-champ imme^ diaiely, appaiserai toilt appease, reviendrai will retum, achever iofinish, parlnit spoké, ton tone, vérité truth^ }o\xitjoinedy persuada prevailed upon, laisse suffer, court runsy trouve Jinds^ Catalans Catedonians, pillaient were plundering^ cha»se drives out, fait çbii^es^ butin bootp, enlevaient were oarrying off^ renoontre meets^

entre les mains des soldats, près d*ètre déshonorée: il la rend à son époux. Enfin, ayant tout appaisé, il retourne à cette porte, et signe la capitulation.

entre m, prè« an the point, être beinffy lend rtslortêf époux Âufband, enfin at kngih, signe siçnt.

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