‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 40 sur 148 · ARTHUR CAPEL, OFFICIER ANGLAIS · texte numérisé non relu

ARTHUR CAPEL, OFFICIER ANGLAIS

Dàisb le temps de la révolte du parlement d'Angleterre contre le roi Charles I., Fairfax, général de Tarmée du parlement, ayant mis le siège devant Gloucester, place qui tenait pour le roi, se servit d'un cruel stratagème pour obliger le Baron Capel, qui en était gouverneur, à se rendre à discrétion. Capel avait un fils unique, âsfé de dix-sept ans, bien fait et plein d'esprit, qui étudiait à Londres. Fairfax le fit amener dans son camp. H propo.-'a ensuite une entrevue au gouverneur. Capel «e rendit au lieu dont on était convenu; mais il fut bien étonné de voir son fils, nu jusqu'à la ceinture, les mains liées derrière le dos, au milieu de quatre soldats, deux qui avaient le poignard levé contre lui, et deux qui lui

Anglais English, Angleterre England, contre agmnst, mis laid, tenait heîd out^ se servit mode use, se rendre surrender, unique only, âgé otd^ ans yearsy bien fait wtU made, plein full^ esprit intellect, étudiait was studying^ fit caused^ amener to be brovghi, ensuite then, entrevue interview^ se rendit repaired, lieu place, Convenu agreèd upoJiy bien much, étonné surprised, nu naked, jusqu^à to, ceinture waist, mains hands, liérs tied^ derrière bchind, llos toci(;-miltei; wtiddlf, poignard dagçer, tiré dratpn, tenaient held.

tenaient le pktdlet appuyé sur l'estomac. Pendant qu'il i regardait ce triste spectacle, il entendit un des officiers de Fairfax, qui lui dit : " Préparez-vous à vous rendre, "ou à voir répandre le sang de votre fils." Capel pour toute réponse cria à son fils avec fermeté : " Mon fils, ** souvenez-vous de ce que vous devez à Dieu et au Roi 1" paroles qu'il répéta trois fois. Il rentra ensuite dans la place, et exhorta les officiers à périr plutôt que de capituler. Fairfax ne put s*empêcber d'admirer une action aussi noble, et, dès que Capel se fut retiré, il fit habiller son fils, et le renvoya à Londres.

appuyé /atcf,' estomac breasi, pendant que whiht, regardait beheid, triste sadf entendit heard, répandre shed, sang bioidy cria eriedy fermeté Jirmness, souvenez-vous femember^ dévies owe^ paroles wonUt fois Htnes, rentra went in, capituler capitulate, put oould^ t*empêcher help, habiller to b ê ç lo t h ed^ renvoya sent back.

TIGBANE.

ApbÈs un repafi que Cyrus venait de donner au roî d'Arménie qu'il avait vaincu et fait prisonnier, ce prince demanda à Tigrane, son ami, fils du monarque captif, ce qu'était devenu un gouverneur qu'il avait vu plusieurs fois avec lui à la chasse, et dont il faisait un cas particulier : " Hélas ! " dit-il, " il n'est plus ! et je n'ose vous " avouer par quel accident je l'ai perdu." Cyrus le pressant de le lui apprendre : " Mon père," continua Tigrane, " voyant que j'aimais beaucoup ce gouverneur, et que je ^' lui étais fort attaché, en conçut quelque jalousie, et le " fit mourir. Mais c'était un si honnête homme, qu'étant

Repas rtfpcw/, venait de donner hadjust given, vaincu conquered, lait mode, ami frierid^ captif captive^ était devenu hnd become of^ gouverneur govemor, vu seen^ plusieurs several, fois times, à la chasse hunting, dont whom, faisait un cas particulier particularly valuedy hélas al<is, ose dare^ avouer tell^ perdu lost, pressant pressing, apprendre inform^ continua continued^ voyant teeing, aimais beaucoup wtu veryfond qf, fort very. conçut enter tained^ quelque #(|Wi»ijahni>ié js^Um^t le ^t mourir Aac{ him put^ todegih, homme

" près dVxpîrer il me fit venir et me dît ces paroles : "'Que ma mort, Tigrane, ne vous indispose point " * contre le roi votre père: il n'a point agi à mon égard " ' par méchanceté, mais sur une fausse prévention qui " * l'a malheureusement aveuglé.* " — " Ah ! Texcellent " homme ! " s'écria Cyrus ; '* mais n'oubliez jamais le dernier avis qu'il vous a donné."

num, piès near^ expirer expiring, fit venir teni foTf paroles wonft, que let, mort dealh, indispose ditaffect, contre agaitixt, agi «uited^ à mon éj^srd tnwards me, méchanceté wiekednessy fkuMse faUe^ prévention prepossessiouy malheureusement unfortunatelif, aveuglé hUudedj hnmroe ma/i, R*écria cried oui, oublies foiget^ dernier /m/, avis advkey a donné ^ave.

FATAL EFFET DB LA DÉSOBfiiSSANCE.

Deux frères, l'aîné âgé de onze ans environ, le cadet de dix, étaient tous les deux tendrement aimés de leurs parens. Leur père, qui était négociant, se voyait souvent obligé de voyager à cheval. Alors il avait coutume de prendre avec lui deux pistolets chargés, pour se défendre contre l'attaque des voleurs. De retour chez lui, il les déchargeait ordinairement, ou en tirait la charge avec le tire-bourre, pour prévenir les accidens qui pourraient arriver en les maniant. Malgré cette précaution, il défendait toujours à ses fila de toucher à ses pistolets, ou à toute autre arme à feu que ce fût, parce que, disait-il, les enfans ne savent pas manier ces sortes d'armes. En général il leur donna le conseil, comme une règle dont ils ne devaient jamais s'écarter, lors même qu'ils seraient grands, de ne pas badiner avec ces armes, parce que ces badinages avaient déjà causé les plus terribles accidens»

Aîné eldest, environ ahout^ négociant merchant, voyager traoel^ chargés loaded^ déchargeait unloaded, tirait drew, tire-bourre screw^ maniant handling, malgré notœilhstamiing^ détendait forbade^ que ce fdt whatever, parce que becatue, manier handle-, devaient tcere^ 8*écaiterA)(ifft»atoi badiner |i/ay,l»dixiage8i2iQft»,comptaiit<Ai^^

De retour d*'jn de ses V03*age8, et comptant en faire dans peu un nouveau, il ne voulut pas cette fois décharger ses pistolets chargés à balles, et les stiKpendit dans la chambre. 11 ne lui vint pas dans l'esprit que ses fils y toucheraient, parce qu'il le leur avait défendu. Mais qu'arriva-t-il ? Le lendemain matii), le père étant sorti, Charles et Nicolas — c'étaient les noms des deux petits garçons — furent s'amuser dans la chambre de leur père. Ils virent les pistolets pendus au mur. " Allons jouer au soldat," dit Charles à son frère cadet, et tout de suite il monta sur une chaise, détacha les deux pistolets» et en présenta un à Nicolas. " Ne sais-tu pas," lui dit Nicolas, ^* qu'il nous a été défendu de toucher aux pisto« " lets et à tout autre arme à feu ? " " Cela est vrai," répondit Charles ; " mais tu sais bien qu'ils ne sont pas " chargés, et puis nous n'y gâterons rien. Vois-tu '* comme je sais tendre le chien ? " (A ces mots il banda Tes deux pistolets.) " Maintenant mets-toi là, et fais ** attention à mon commandement : au moment que je ** dirai feu, tu débanderas ton pistolet.** Tous deux étant vis-à-vis l'un de l'autre, Charles commanda; " Attention ! présentez vos armes ! feu !" A ce mot, tous les deux débandèrent leur pistolet, et tous les deux, hélas! tombèrent à terre mortellement blessés. Au bruit des pistolets, la mère accourut tout consternée. Quel aspect pour une tendre mère ! Elle trouva ses deux enfans à terre, baignés dans leur sang. Elle tomba évanouie auprès d'eux, et ne reprit ses sens que pour voir ses deux fils morts à côté d'elle. Qui pourrait exprimer le déchirement de cœur de la mère et la douleur niuette du malheureux père, à qui l'état horrible, dans lequel il trouva ses deux fils, dit tout ce qui était arrivé ?

suspendit hung, vint came^ arriva did happen^ lendemain matîn nexl morning, furent toenl^ virent «ato, allons jouer let us play^ cadet younger^ tout de suite immecRaieig, détacha took^ sain dost know^ gâterons will spoUt tendre le chien cock^ banda coc^ed, maintenant now, mets- toi take thy place y fais pay^ débanderas shah uncock, vis-à-vis facingy tous les deux botK débandèrent fired^ consternée astonishedy aspect sight^ baignée hathed, tomba évanouie fain(ed, reprit recovered, déchirement fending^ muette dumb^étàX siiuatiin, arrivé happened.

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