‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 62 sur 148 · L'ARCHIDUC FERDINAND · texte numérisé non relu

L'ARCHIDUC FERDINAND

L'ÂBOniDTTO Ferdinand, autrefois gouverneur de la Lombardie Autrichienne, donna un jour aux grands un exemple de sensibilité pour, les malheureux aussi digne de leur imitation que de nos éloges. Pendant les différentes fêtes qui se firent au sujet de son mariage, on lui montra, en présence de Timpératrice-reine, les dessins d*une illumination superbe, qu*on avait résolu de faire à Schoenbrunn la veille de son départ pour son gouvernement, et qui aurait coûté beaucoup. Le jeune prince considéra ces dessins attentivement, parut rêveur, sou-

?ira, et quelques larmes s'échappèrent de ses yeux, l'impératrice, étonnée et inquiète de cet attendrissement, lui en demanda la cause. ^* Ma mère," lui dit-il, ** voilà assez de fêtes qu'on me donne ; encore ime illu- ^ mination ! cela coûtera tant ! et c'est un plaisir si peu '' durable, si même c'en est un ! La cherté des grains et '' les malheurs des temps ont réduit quantité de familles ** honnêtes à la dernière misère : on pourrait employer " l'argent que cette illumination coûterait à soulager les '' plus indigents." L'impératrice, charmée de trouver dans ses enfants cette humanité et cette bienfaisance qui faisaient son caractèi*e, embrassa tendrement son fils, mêla ses larmes aux siennes, et lui fit remettre une aomme considérable. Tout le jour fut employé à la

Autrefois fwmfirly^ Autrichienne Axuirian^ donna paotf, malheu eux unfortvnate^ aussi as^ digne worthy^ élogen praises^ pendant during, fêtes feasls, se firent were madCf au sujet on accountf montra shoteed^ dessins plans, résolu resolvpd fk*re io make veille de day hef>*rey aurait vooud have^ coûté r(W/, pirut seemed, rêveur ihouffh'ful, soupira sighed, quelques some, larmes tears, s'échappèrm' /?//, yeux ryes, étonné- surprised, inquiète vneasy, attendrishement tender émotion, voilà asstz there haoe been ennugh, donne given, encore stiil, coûtera wiil cost, tant iO mut'h, peu durab'e short, même even^ cherté scarcity, crains com, nalfaeuri» misfortunes, dernière utmost, pourrat might^ argent money, coûterait would coxt, soulager relieving. charmée delighted^ trouv- r to Jind, bienfaisance bene/icence, faisaient formed, mêla mingltdf fit remettre ordêred, distribuer dtstributing, lendemain

se

distribuer dans le plus grand secret, et le lendemain l'archiduc parut devant Timpératrice, la joie peinte sur le visage, Tembrassa, et lui dit, avec T enthousiasme d'une belle âme transportée du plaisir d*avoir fait une bonne action : *' Ah ! ma mère, quelle fête ! "

nesei day^ parut appearêif ?!•«£• facê, âme ioi^ &it dSMW^ quçUe what»

LE VILLAGEOIS OfiNtREUX.

Dak8 un débordement de TAdige, le pont de Véronne venait d'être emporté, à l'exception de l'arcade du milieu^ sur laquelle était une maison oii toute une famille était enfermée. On voyait du rivage ces pauvres malheureux tendre les mains et implorer du secours. Cependant la violence du torrent détruisait à vue d'œil les piliers de Tarcade. Dans ce danger extrême, le comte de Polverim propose une bourse de cent louis û. celui qui aura le courage d'aller sur un bateau délivrer ces infortunés. On risquait d'être emporté par la rapidité du fleuve, ou d'être écrasé par les ruines de l'arcade en abordant des* BOUS. Le concours du peuple était innombrable, et personne n'osait s'offrir. Dans cet intervalle passe uu villageois : on l'instruit de l'entreprise proposée, et de larécompense qui y est attachée. Il monte aussitôt un bateau, gagne, à force de rames, le milieu du fleuvOi

VILLAGEOIS VJLLAGER.

Débordement inundaiiont pont bridge, renaît d^ètre had Juti heen^ emporté carried away^ à Texception except, arcade ardîy milieu middlen enfermée shut up, voyait saw^ rivage ihore^ malheureux wretches tendre slretching^ secours assistance^ cependant nteantime^ détniiftai^ demolished, à vue d*œil visiblyy comte eount, boiuwe purse^ cent hundred^ aura shall haue, aller togo^ bateau 6oa/, risquait risked, fleuve river ^ écrasé crushed, ruines fall, abordant eoming, dessous under, personne nohody^ n*osait dared, ofirlr 6^, passe paêsed by, Instruit informed, attaché awiesed, montt

aborde, attend au bas de la pile que tonte la famille, père, mère, enfans, et vieillards, se glissant le long d*une corde, soient descendus dans le bateau. ** Courage ! " 8*écria-t'il, " vous voilà sauvés !" Il rame, il surmonte la fureur des eaux, et regagne enfin le rivage. Le comte de Polverini veut lai donner la récompense promise : '' Je ne vends point ma vie,'* lui dit le magnanime villageois : *' mon travail suffit pour me nourrir, moi, ma ** femme, et mes enfans : donnez cela à cette pauvre " famille, qui en a plus besoin que moi."

çet$ <», aussitôt imtnediatefy, gtignt gains, à force by dint^ rames TQUfing, aborde approaches, atitnd waiis, bas foot, que UU, se glissant tlidiuffy corde rope^ soient descendus had corne down, sauvés safe, rame rowt, surmonte conquers^ fureur /uiy, eaux waiert, regagne reaches, enfin at Ungth, veut is wUiing^ Tendf 9eU^ travail work^ nourrir tnaintain, besoin need.

THESTfi, FEMME DE POLYXËNE.

PoLTXEKE, beau-frère de Denis le tyran, dont il avait épousé la sœur, nommée Thesté, s*étant déclaré contre lui dans la conspiration de Syracuse, s*enfuit de Sicile, pour ne point tomber entre les mains du tyran. Denis fit venir sa sœur chez lui, et lui fit de grandes plaintes de ce qu'ayant su la fuite que son mari méditait, elle ne l'en avait pas averti. Elle lui répondit sans s'étonner, et sans marquer la moindre crainte : '* Vous ai-je donc ** paru une femme si lâche, et d*un cœur si bas, que, ai *^ j'avais su la fuite de mon mari, je n'eusse pas fait tous

B^au-frère broi.her-in-îaw^ Denis Diongsitu^ tyran igrani, dont ufhosef é(K)usé marriedy Koeur sister^ nommée named. s*étant havingt déclaré declared himself, contre against, conspiration conspiracy^ sVnfuit, Jledy tomber /a//, entre tn/o, mains hands, fit venir sent for, fit made, plaintes eomplainU^ vxx kuoten^ fuite Jlighty mari husband^ méditait intended, averti apprised s*étonner àHng supprUed, marquer thowing, moindre Uast^ crainte fear^ donc ih§n, paru appeared, femme w^fe^ lâche ^Msd, omu eoui^ bat

** mes efforts pour en être la compagne, et pour partager " avec lui ses dangers et ses malheurs p Je ne l'ai pas ** sue, et je me serais trouvée bien plus benreuae d'être ** appelée partout la femme de Polyxène bapni, que ^ d'être appelée ici la sœur du tyran." Denis ne put refuser son admiration à une réponse si pleine de courage et de générosité ; et tous les Syracusains furent si charmés de la vertu de cette dame, qu*après que la tyrannie fut détruite, ils lui conservèrent, pendant sa vie, les mêmes honneurs, le même équipage, et le même train de reine, qu'elle avait auparavant, et qu'après sa mort tout le peuple accompagna son corps au tombeau, et honora ses funérailles par un concours extraordinaire.

mean, tusse had, fidt mutde^ compagne eompaatoit, partager ^areg malbean mi^ortunes, sae ibiotm, serais ttoirrét should hâve been, bien much, heureuse happjf^ d*être m Mn^, appelée caife«<, parumt everywhere, banni the ejrÛe, ici hère, put etmldj refuser rqfiue^ réponse tuiswer, pleine /u//, courage spirii, charmés ehtarmedf ▼cTtu viriue, dame lady, tjrannie /irraitny, détruite supptenedy conservèrent eontinued, pendant during^ même mm^, auparavant b^are^ accompagna attendedy corps 60^, tombeau Umb, honoia hoMurtdy foaéiailles /unero/, par with.

UARIE.THÉRÈSE, IMPÉRATRICE-REINE D^ALLEMAONE.

L'ÎMPEBATBTCE-BEiNE, Marie-Thérèsc, étant à Lux* embourg, y reçut un message de la part d'une femme, âgée de cent-huit ans, qui pt^ndant plusieurs années n'avait pas manqué de se présenter, le jour du Jeudi Saint, pour être au nombre des pauvres femmes auxquelles cette auguste princesse lavait les pieds. Depuis deux ans ses infirmités Tavaient empêchée de se rendre

/b^ni^ •^*^* •^*"^' ^^^ ^^^' ^^^^ AuncTrerf, huit eight, pendant .grpiu.ieurs ««,^ra/, anné s years, manqué jailed. Jeudi Sidnt «^ ^aundoy, pauvres poùr, auxqueUts whose, lavait wathtd. *««/«*<, depui./<>r, deux two, ans yMr«, empêchée j>ffv#n<f(^

au palais. Elle fit dire à Timpératrice, qu'elle avait le plus vif regret de n'avoir pu se rendre a cette pieuse cérémonie, non pas tant à cause de Thonneur qu'elle aurait reçu, que parce qu'elle avait été privée du bonheur de voir une souveraine adorée. La princesse, touchée du message et des sentiments de cette bonne femme, se rendit elle-même dans le village qu'elle habitait. Elle ne dédaigna pas d'entrer dans une humble cabane. Elle trouva la pauvre femme sur un grabat, où la retenaient ses infirmités, compagnes inséparables de l'âge. " Vous " regrettez de ne m'avoir point vue," lui dit la généreuse Marie-Thérèse ; "consolez- vous, ma bonne ; je viens "vous voir." Elle fut attendrie de la situation et de l'air pénétré de la vieille femme, qui gémissait de ne pouvoir sortir de son lit pour se jeter à ses pieds. Ses yeux étaient baignés de larmes ; sa bouche entr' ouverte ne pouvait proférer une seule parole ; elle tendait ses mains jointes et tremblantes du côté de sa souveraine ; elle la regardait comme un ange du ciel, qui venait la consoler dans ses peines. L'impératrice l'entretint longtemps, et lui laissa, en se retirant, une somme d'argent nécessaire pour lui procurer les secours dont elle avait besoin.

se rendre repairing, palais palace, fit îet, dire know^ i\f poignant, avoir pu to hâve been abïe, se rendre to repair, tant so much^ à cause on account^ aurait would hâve, paice qu* because, privée deprived, bonheur happiness, voir seeing, se rendit went, dédaigna did disdain, cabane cottagcy trouva found, grabat couch, retenaient cw\fined, âge oîd âge, avoir having, vue seen, consoler com/ori, bonne gçod woman, viens corne, attendrie touched, air countenance, vieiUe old, gémissait w^s lamenling, pouvoir being able, sortir to rise, lit bed, jeter throw, yeux eges, baignés bathed, larmes tean, bouche mou/A, entr^ouverte, halfopen, pouvait could, proférer xttter, seule single, parole word, tendait stretched ont, mains hands, du côté toward, regardait beheld, comme as, ciel heaven, venait came, entre t'Ut conversed, laissa left, en se retirant as she went awag, secours relief, avait besoin wanied.

DISPUTE GâNfiREUSE DE DEUX FRÉRE&

Adiatosiz était de la race des Tétrarqnes de Gallogrèce, et Antoine Tavait fait seigneur ou prince de la ville d*Héraelée, dans le Pont. Une partie de cette ville était occupée par une colonie Romaine, et Adia* torîx, profitant des troubles, attaqua, pendant la nuit, ceux qui composaient cette colonie, sous un prétendu ordre d'Antoine, et les égorgea. Auguste, après sa victoire, ne crut pas devoir laisser ce crime impuni : et après avoir mené Adiatorix, sa femme, et ses enfants en triomphe, il le condamna à mourir avec Tainé de ses fils« Le prince Galate en avait trois ; et lorsqu'on voulut les conduire au supplice, le second, par une générosité admirable, soutint qu'il était Tainé, et que l'arrêt de mort le regardait. Celui qui était véritablement l'une, et qui se nommait Dy teutus, ne cé<la point en générosité à son frère, et revendiqua son droit d'aînesse, dont le privilège était une mort sanglante. La contestation fut longue, et soutenue de part et d'autre avec une égale magnanimité. Mais à la fin, leurs parents communs a.yant représenté à Dyteutus, que comme il avait plus d'âge, il pouvait plus aisément servir de support a sa mère et au plus jeune de ses frères, il céda, et le second eut la tête tranchée à sa place. Cette étonnante aventure fit du bruit, et Auguste, en ayant été informé, se repentit de la rigueur qu'il avait exercée sur cette famille : il voulut même la réparer autant qu'il était

Fait mode, seigneur lord, profitant taking an advantagêj pendant t», nuit night^ composaient formed, précendu tupposed^ égorgeu Jkillêd^ crut thoughU devoir he ought^ laisser leave^ mené ied^ mourir death, atué eldeât voulut teould, conduire escori, supplice punishment, soutint mainiained^ wrrêttentencen regardait conoernedf véritablement truly, céda did gield, rtrvendiqua claimed, droit d^ainesse birth^ght^ dont qf which^ sanglante bloodg, soutenue maintainedf de part et d*autre on bolh sides, à la tin a/ lasi, avait toof, plus d*âge oider. pouvait aould^ aisément easU,^, eut la tête Içancbée wus beheaded, étonnante astQn^mgi^ û\ caused, brait

posnble» et n donna à Dyieutru le sacerdoce deBellone^ .a Comaiies, dans le Pout, oe qui faisait alors un trèsbrillanfc établissement.

nùiiêf Toulut would, même even, autant as much, donna ^ave, •sctrdoce prU*thood, faiaait was, ùon (heié.

LE OfiNfiREUX ANOLAia

Pau de temps après la bataille de Fontenol, en 1745, le ministère Anglais résolut d'envoyer à Tarmée des alliés un renfort considérable de troupes, tirées de celles

2tti étaient restées en Angleterre. Il y eut an corps e celles-ci qui eut ordre de se rendre dans le parc de St.-Jacques, pour que les officiers fissent le cboix des meilleurs sujets qui le composaient. Parmi les spectateurs il se trouva une jeune personne de seize ans, q\ù, vêtue en paysanne, intéressait tout le monde par Tair triste et inquiet qu*on remarquait en elle ; c*était la femme d*un des soldats dont on allait décider le sort : il était fils d'un riche fermier .Son père avait fait tout son possible pour obtenir son dégagement; mais comme il était bien fait, fort, et vigoureux, son capitaine avait refusé toutes les offres qu'on lui avait faites. Aussitôt qu'il fut nommé pour être un de ceux qui devaient passer la mer, la jeune femme fondit en larmes, se trouva mal, et, dès qu'elle fut revenue, elle alla se jeter aux genoux

Peu Httlêf ministère ministry, résolut resolved, envoyer to sendt alliés eonfederatett tirées dravon, étaient restées had remained, Angleterre England^ il y eût there was^ corps body, celles-ci ia /er, ne riéndre io rêpair^ pour que that, tissent might make, meilleurs des/, parmi among, il se trouva there tcas, seize sisteen, ans yeart, vêtue (freMec^, paysanne eountrywoman, intéressait tnovec/* tout le monde every ane^ triste meiancholy, inquiet uneasy^ on remarquaft wat observedt dont tohose, allait was going^ décider to be decided, êort fatê^ fermier /armer, fait done, tout «on po^s'b e everythingin hii power, dégagement ducharge, b?en fait well mode, fort strong^ fiiitei mode, aussitôt qu* om tooa as, devaient were, mer $ea, fondit iur^if te trouva mal /ainicd away, Mveoue recQtfered, alla v^fnL

du capitaine de son mari. Tout le monde pleurait : le capitaine seul était ferme. "Hé bien/* dit la malheureuse femme, "je le suivrai, je partagerai avec lui " tous les périls auxquels il sera exposé." En disant cela, elle embrassait son mari, et couvrait son visage de ses larmes. Tout à coup un jeune homme se présente à Tofficier : "Monsieur," lui dit-il, "ces jeunes gens " s'aiment ; ils sont heureux : la femme est enceinte : " moi, je n'ai ni femme, ni père, ni enfants ; recevez- " moi en place de cet infortuné jeune homme : je suis " fort et vigoureux, et en état de supporter comme lui "les fatigues de la guerre." — " Avez-vous du goût pour "le service ?" lui demanda Tofficier. "Aucun," répondit le jeune homme ; " et la plus grande récompense ne " pourrait même pas me déterminer à prendre le parti " des armes. Je n'ai d'autre motif que de rendre ser- " vice à ce malheureux soldat." L'officier, étonné et attendri, lui accorda sa demande, fit son engagement, et écrivit le con&:é du soldat, qui, à son tour, refusa de la recevoir. Enfin on fut obligé, pour le déterminer à ce qu'on exigeait de lui, de Tassurer qu'il n'était plus soldat, de lui ordonner do quitter à l'heure même son habit et ses armes, et de les remettre à celui qui avait pris sa place.

jeter throw^ genoux kneest mari hushand^ pleurait tioepty hé bien ieelL malheureuse unfortunate, su vrai toÙl follow. partagerai will share, péril» dangers^ sera may be, disant saying, couvrait coverei^ visage face, larmes learsy tout à coup ail on a sudden, gens peuple^ s*aiment love each other, heureux happy, enceinte mth child^ ai hâve, ni neither, en état able, comme as well as, avez hâve, gotit faste, aucun nonej pourrait could, même even, à prendre le parti des armes io lisù for a soldier, rendre to do, étonné aslonished^ attendri moved, accorda granted^ demande request, fit son engagement enlisted him, écrivit tcrote, congé discharge, tour turn, enfin îast, exigeait required, à l'heure même immediately, habit cottip remettre give up, pris taken.

L*£MPEREUR TAIT-SONO.

Il existe à la Chine un tribunal historique, chargé, par une loi fondamentale, de consigner dans les fastes de l'empire les vertus et les vices du monarque régnant. L'empereur Tait-Song ordonna un jour à ce tribunal de lui montrer l'histoire de son règne. "Tu sais," dit le président, "que nous donnons un récit exact " des vertus et des vices de nos souverains : et nous " ne serions plus libres de dire la vérité si tu jetais "les yeux sur nos dépôts." — "Quoi!" reprit Tempereur, "tu veux transmettre à la postérité This- "toire de ma vie, et tu prétends aussi l'informer " de mes défauts, Tinstruire de mes fautes ?" — " Mon " caractère," lui répondit le président, " et la dignité ** de ma place, ne me permettent pas d'altérer la vérité. ^ Je dirai tout. Situ fais quelqu'injustice, j'en serai ^ pénétré de douleur : si tu déshonores ton rang par ^ quelque faiblesse honteuse, je te plaindrai ; mais je ''ne tairai rien. La conversation que nous avons ** ensemble ne sera même pas passée sous silence : telle " est nion exactitude et ma sévérité." Tait-Song avait l'âme noble et grande. " Continue," dit-il au président, " écris, et dis, sans crainte, la vérité. Puissent mes " vertus ou mes vices contribuer à l'utilité publique et " à rinstruction de mes successeurs ! Ton tribunal est " libre : je le protège, et lui permets d'écrire mon histoire " avec la plus grande impartialité."

Il ezirte ihere ejnsts, historique historical, consigner io consign^ ftstea annaisy regoant reigning, ordonna ordereti, jour day^ montrer «Aotff, sais ^notr^«^ donnons p've, récit occoun/, souverains soœreigrut serions should be. libres Jree^ dire ieUy vérité truth^ jetais were io cast, yeux eyes, dépôts deposUs, quoi what^ veux wilt^ transmettre iransmitf prétends pretendetty aussi cUso^ défauts, defecUy instruire acquaint, permettent permit, altérer to alter^ dirai vnU record, fais comtnUtest, quelqu* any, serai ghall be, pénétré penelrafed, douleur grief, &iblesse weaknese, honteuse êhameful^ plaindiai shall pity, tairai will conceaK avons have^ ensemble together, sera shall be, même even, sous under, telle tuch, exactitude exactuess, âme «ou/, écris write, dis record^ crainte fear, puissent may, contribuer contribute, protège proteci, permets pemUi^ d*éarire to tvrite.

Page 1