BËROÏSME DE LA REINE MARGUERITE
Monta GU,qui commandaitl'armée du princeEdouard, protitant du désordre qui régnait dans le camp de Henri TI., roi d'Angleterre, l'attaqua, et le força. Le roi £t la reine se sauvèrent chacun de leur côté. Quelque temps après, Henri fut arrêté et conduit dans la Tour de Londres. L'habitude où ce prince était d*ètre gouverné, le rendait assez indifférent sur ses maîtres. La reine Marguerite, son épouse, n* avait pas la même insensibilité : digne du trône par sa vertu, et supérieure au malheur par sa constance, elle se sauva avec son fils dans une forêt, où .^lle fut rencontrée par des voleurs. Les brigands commencèrent par la dépouiller de ses pierreries; mais ayant pris querelle entre eux pour le partage d'un «i riche butin, la reine, dont Tâme ne s'altérait jamais par le malheur, profita de leur division pour leur échapper, et se jeta dans le plus épais de la forêt, tenant son fils entre ses bras, et marchant au hasard. Elle rencontre un autre voleur. La lassitude ne lui permettant plus de fuir, et ne ci'aignant que pour son fils, elle s'avança vers le voleur avec cet air de majesté qui ne l'abandonna jamais : " Tiens, mon ami," lui dit-elle ; " sauve le fils de ton roi ! " Le voleur touché de comî>assion et frappé de respect, prit le jeune prince, aida la reine à marcher, et la concuisit au bord de la mer, où ils trouvèrent une barque qui les passa à l'Ecluse. Le duc de Bourgogne reçut cette princesse avec le respect
Profitant tàking adoantage^ re sauvèrent escaped, chacun «od^ rôle sidey quelque tome, arrêté atopped, conduit varriedy être being^ rendait made, digne woi-thy, malheur mùifortune. Me sauva escaped^ rencontrée met, vo1eun« thievfs, brigands vagabondsy commencèieiit beguTL, dépouiller stripping, pierreries jewels, avant prié querelle a quarrel arising, entre among, po^r abouf, partage sharing, butin booly. âme soul^ profita took advautage, se jeta ran, épais ihick^ tenant holding, bras arms, marchant wtUking, hasard rattdam^ rencon'ra met, lassitude wearinesa, fuir to flee, craignant fearing^ ver» towards, abandonna forsook, tiens hold, frappé struck, prit tooky aida assisied, marcher toaiking, bord shore, trouvèrent found^
d& aux Qliistres malheureux, lui donna deux mille icoM, et la fit conduire auprès du roi René, son père.
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L'ÉPOUSE DE >YTHUa
PxTHUS, prince Lydien, joignait, à une sordide avarice envers lui-même, .tme dureté mbumàine à Tégard de ses sujets, qu'il occupait sans cesse à des travaux pénibles et infructueux, en les obligeant de creuser pour lui des mines d*or et d'argent qui se trouvaient dans son domaine. Pendant son absence, fondant tous en larmes, ils portèrent leurs plaintes devant la princesse, épouse de Pythus, et implorèrent son secours. Elle employa un moyen fort extraordinaire pour faire sentir à son mari rinjustice et le ridicule de sa conduite. A son retour, elle lui fit servir un repas magnifique en apparence, mais qui n'était rien moins qu'un repas : depuis les premiers iiervices jusqu'au desserb tout était d'or ou d'argent, et le prince, au milieu de ces riches mets et de ces viandes en peinture, demeura afifamé. Il devina facilement le sens de l'énigme, et comprit que la destination de l'or et de l'argent n'était pas le simple spectacle, mais l'usage j^
fiPOUSE WIFE.
Joignant joined, envers towards, dureté crueUt/, à Vésudufiih iregardf sujets tubjects, occupait employed, sans cesse ineessatUly^ traraux wwkt^ péniblespatn/ii/, infructueux unprqfitable, obligeant obRffinÇy creuser dig, or goldy argent silver, se trouvaient teere^ domaine domain^ pendant during, fondant melting, larmes (earSf portèrent toent to lag, plaintes complaints, implorèrent imploredj secours asiistanee, employa mode use of, moyen means, faire sentir maJte tensibley mari husband, à on, retour retum^ fit servir aerved up^ moins lets, depuis /rom, premiers >fr«/, services courses,. Ju8qu*à to, milieu midst, mets messes, viandes metits^ peinture | paintingy demeura remained, affamé famishedy devina guessed,. ftcilement easilg, comprit understood^ négliger négleding, comm»
•et qixe négliger, comme il faisait, la culture des terres en occupapt tous ses sujets au travail des mines, c'était réduire le pays, et se réduijre lui-même, à la famine.
««, fa!Rnit (fid*, culture eulHvait<mftettn lands^occafuitemphifinfff travail worka, réduire rtduetnff, payi ootcn/iy.
CATON L*ANCIBN.
JTiJflîS père te fut peut-être plus sensible et plus tendre que Caton l'ancien. Cet homme sévère, ce rigide réformateur des mœurs Romaines, n'éprouvait point de satisfaction plus vive que celle de voir lever, nettoyer, emmaillotter son fils nouvellement né. Tous les soirs il assistait à cette espèce de toilette. Souvent il y mettait lui-même la main ; il souriait à l'enfant ; il ïe caressait; il l'endormait lui-même dans son berceau. Lorsqu'il le vijb en état d'être appliqué aux études, il voulut être son précepteur, son gouverneur, son maître, et ne permit jamais que personne partageât avec lui ce qu'il appelait le premier, le plus essentiel de ses devoirs. Un de ses amis lui conseilla de se décharger sur un esclave, instruit et honnête homme, d'une partie d^ €e soin pénible et rebutant. " Il n'est ni pénible, ni
CATON CATO, AVClEVt ELDER.
Père faiher, peut-être perhapt^ lensible affeetionate^ homme maf», réfarmateur reformer^ moeurs mannert^ éprouvait experiencedf yive greatf voir seeing^ levr nurse, nettoyer c/eai», emmaillotter. ^swaddlei fils ton, Douvellement newli/. né bam, soirs eveuinggf assistait attetuM, espèce kindy souvent o/ien^ mettait ffave, main hand, souriait tmiled, caressait earessed, endormait liùled oileep^ berceau cradle^ lorsqu* when, vit saw, en état Jit^ être /o be, appliqué applied, études studies, voulut would, gouverneur iuior^ •maître master^ permit allowed. personne any ane, partageât thould partake, appelait called, premier yîr«<, devoirs dutiea, tLtnis friends, «conseilla advised, décharger dûteharpe, esclave slave^ instruit weUm.^ 4aught, partie pmri, soin eare^ pénible troublesome, rebutant dii-
^ relmbmt,^ répondit-il ; ** et quand il le serait, eroyes» ** Tona que je Terrais tranquillement un esclave tirer les f'oreilleademonfilsp"
û$n9Mên ni nêiihsr^ quand Aouffh, tarait were, crojes bêliêVê^ Terrait €9uU H9, tranquillement ealmly^ ûntpuU, orcÛlcf forUi
MUTIU8 SCËVOLA.
MuTiua, surnommé Codrus, rendît son nom immortel dans la guerre de Porsenna, roi des Toscans, contre les Bomains. Ce prince, pour rétablir la famille de Tarquin le Superbe, assi^a Bome, et la disette de vivres commençait à effrayer le peuple, lorsque^dans cette extrémité, ]f iitius résolut de se sacrifier pour le salut de sa patrie. Après avoir communiqué son dessein aux consuls, il passa, déguisé en Etrurien, dans le camp ennemi, pénétra jusqu'à la tente de Porsenna, dont il poignarda le secrétaire qu'il prit pour le roi. On l'arrêta, on l'interrogea. ** Je suis Bomain," répondit-il fièrement, " et l'on me '' nomme Mutins. Tu vois un ennemi qui a voulu tuer "pon ennemi, et je n'aurai pas moins de courage pour *^ souffrir la mort que je n'en ai eu pour te la donner.'*- Le roi, saisi de terreur et d'indignation, le condamna au feu ; mais Mutius, sans s'étonner, *' Apprends," dit-il, ** à quel point on méprise son corps, quand on a devant
Saraommé tumnmed, rendit rendered, nom name, gnerre war^ rétablir re^ettablish, assiégea be»iegedt disette scarcUi/, vivres pro^ niêi&nit commençait began^ effrayer alarm, lorsque tchen^ résolut reMokfedf salut préservation, patrie couiitry, communiqué eommU' nieatedf passa itent, déguisé disguued^ pénétra penetraUd^ jusqu* tu far a», dont whose, poignarda stabbed, secrétaire tecretaryy prit took^ arrêta stoppedy interrogea questioned, suis am, fièrement boldfyf on me nomme mg name is, vois feest, voulu attempted, tuer JHii, aurai thall hâve, moins less, souflirir suffer^ ai eu luive had^ ' donner give, saisi seized, condamna eondemned, fea Jire, s'étonner hemg frightenedf apprends learn^ quel point uihai degree^ méprise dêspuês, corps bçf^^ quand whm, ytux ^fês, comme m, punir
**'le8 yeux une gloire immortelle ;" et, dans le moment, comme pour punir sa main droite d'avoir manqué son coup, il la mit sur un brasier qu'on venait d'allumer pour un sacrifice, et il la vit brûler sans témoigner aucuu sentiment de douleur. Le roi, frappé de ce prodige dé fermeté, le fit éloigner de l'autel, et lui rendit la liberté. Mutius, pour répondre à cette générosité, " Puisque tu " sais," lui dit-il, "honorer la vertu, ce que tu n'aurais " pu m'arracber par menaces, je l'accorderai à ton bien- " fait : sache que nous sommes trois cents Eomains qui " avons juré, devant les dieux, de mourir tous, ou de te "poignarder au milieu de tes gardes." Porsenna, plus touché de cette constance que de la crainte de périr, fit 1^ paix avec les Bomains ; et Mutius, depuis cette belle action, fut surnommé Scévola, c'est-à-dire, gaucher.
punish, main hand, d* for^ manqué missedy coup 6/ot0, mit put^ brasier fire^ on venait had been jiut, allumer Hçhted, vit saw^ brûler burn, témoigner showing, aucun a/iy, sentiment feeUng, frappé gtruckf fermeté firmnesSj fit ordered, éloigner to be remov^ autel altar, rendit gave^ répondre antwer, puisque Hnce, sais knowesty aurais pu could hâve, arracher foreed from, menaces threats, accorderai will grant^ bienfait kindness, fiache know^ sommes are, trois cents three hundred^ avons hâve, juré êwom, dieux gods, mourir perish, poignarder stab, milieu midst, touché movedf crainte fear, périr dging, fit madey depuis tince^ belle /me^ c'est-à-dire that if, gaucher lefi-handed.