‹ Recueil choisi de traits historiques et de contes morauxChapitre 74 sur 148 · ANSON · texte numérisé non relu

ANSON

Aksoit, né dans le comté de StafFord, d'une famille ancienne et respectable, se dévoua dès sa plus tendre jeimesse au service de mer. Ce fut par les dangers qu'il courut dans sa première course, qu'il commença d'ap-

£ rendre le grand art de commander une armée navale, lonté sur une frégate armée par la famille de sa mère, il affronta sans crainte des pénis effrayants. Poursuivi par deux corsaires, il leur échappa, malgré la disproportion des forces et les horreurs d'une tempête furieuse. Le roi, informé de la valeur du jeune marin, le nomma^ en 1733, capitaine d'un vaisseau de guerre de 60 canons.

Né hùrUf dévoua gave up, jeunesse gouih, courut rathy course isruise, apprendre to leam, armée navale y2ff«^, monté sur on board^ Affronta eneounteredf a&mttfear, périls danger s, etS'nywnts/right-' fui, malgré notwithstanding, furieuse dread/ul, nfarin faUor^ vaisseau de .guerre jnan-qfrwar, briUa «Aen^, dès-Ion /rom jtM

lu

Son oonrage, aooompag^é de pradence, t)rilla dans toutes lei occasions, et lui acquit un nom célèbre. L'Anspleterre, ayant déclaré la guerre à l'Espagne en 1739, médita dès-lors la conquête de plusieurs de leurs îles occidentales. Anson fut destiné a aller attaquer quelquesunes de leurs possessions Espagnoles ; on lui donna six navires, qui portaient environ 1400 hommes d'équipage. La saison était si fort avancée quand cette escadre partit, que ce ne fut qu'à force de fatigues qu'elle parvint à doubler le Cap Hom, vers la fin de l'équinoxe du printemps de 1740. De six vaisseaux, il n'en restait plus que deux et une chaloupe, lorsqu'on fut arrivé à la latitude de ce cap : le reste avait été dispersé par les vents ou submergé par la tempête. Auson, après avoir réparé ses deux navires dans Tîle fertile et déserte de Jwm Femandèsy osa attaquer la ville de Paita, la plus riche place des Espagnols dans l'Amérique méridionale. Il la prit en Novembre, 1741, la réduisit en cendres, et partit avec un butin considérable. Le vainqueur s'éloigna de Paita, presqu'aussitôt qu'il en eut assuré la possession à l'Angleterre. Il fit voile vers les îles Ladrones, avec le CenturioUy le seul de ses vaisseaux

3ui fût encore en état de tenir la mer ; mais avant que *j arriver, un scorbut, d'une nature affreuse, lui avait enlevé les deux tiers de son équipage. La contagion s'étendait sur ce qui lui restait de matelots et de soldats, lorsqu'il vit les rivages de l'île de Tinian. Le voisinage des Espagnols ne lui permettait point de s'arrêter dans ces parages : il prit la route de Macao. Il y arriva en< 1742, radouba son vaisseau, et se remit en mer. Quelques jours après, il rencontra un vaisseau Espagnol

Hmef occidentales western. Espagnoles Spanish, portaient earriedf environ abouti équipage crew, fort far^ partit sailedy à force 6^' dinif parvint affeoied^ vers iowards, printemps spring, restait re» mained, chaloupe large boat, submergé sunkj réparé refiited, osa dared^ méridionale soulh, cendres ashes, butin bootg, 8*éIoigna went, aMuré seeured, fit voile sailed, seul onig, en. état able, tenir kêepf scorbut seurvy, enlevé oarried awag, s*étendait spread, matelots sailors, vit discovered, rivages shoresj voisinage neigkbourhood, parages seae, prit la route saikd^ radouba refiited, se remit wmU^ xeacoatn meti chargé loaded^ quoiqueia/^Aoïf^, wntxa ^

richement chargé ; il I*attaqiut, quoique son équipage : fut fort inférieur en nombre, le prit, et rentra dans le port qu'il venait de quitter. Le navire Espagnol portait 1500 mille piastres en argent, avec de la cochenille et d'autres marchandises. La célébrité de cette expédition lui acquit tant de gloire, qu'il fut reçu avec distinction par le vice-roi de Macao, et dispensé des devoirs que l'empereur de la Chine exige de tous les étrangers qui entrent dans ses ports. Anson, ayant vengé l'honneur de sa nation, retourna par les îles de la Sonde et par le Cap de Bonne Espérance, et aborda en Angleterre le 4 Juin, 1744, après un voyage de trois ans et demi. 11 fit porter à Londres en triomphe sur trentedeux chariots, au son des tambours et des trompettes, et aux acclamations de la multitude, toutes les richesses qu'il avait conquises. Ses différentes prises se montaient, . en or et en argent, à ime somme immense, qui fut le prix de sa valeur, de celle de ses officiers, de ses matelots, et de ses soldats, sans que le roi entrât en partage du fruit de leurs fatigues et de leur bravoure. Le titre de contre-amiral du bleu fut la première récompense d' Anson ; il Tobtint la même année ; et il fut bientôt après honoré de la place de contre-amiral du blanc.

L'action qui contribua le plus à la célébrité d' Anson, après son voyage, fut son combat contre M. de la Jonquière. Ce capitaine Français ramenait en Europe une escadre composée de six vaisseaux de guerre, et de quatre autres vaisseaux revenant des Indes Orientales. L'amiral Anglais, qui commandait alors uue flotte, rencontra cette escadre à la hauteur du Cap Finisterre. Le combat fut opiniâtre de part et d'autre, et ce ne fut qu'à la dernière extrémité que M. de la Jonquière se rendit ; ** Vous avez vaincu l'Invincible," dit-il à Anson, " et la " Gloire vous suit." C'était le nom de deux des vaisseaux de l'escadre du capitaine Français. Cette victoire

ùackf célébrité famé, devoirs rightSt exige reguires, étrangers /oreignerSf aborda landed, prises prizes, partage share, ramenait Vf as eonveying bock, revenant returninçy orientales eastern^ à la hauteur du off, opiniâtre obstinale^ de part et d*autre on Itoth sides^ tf rendit struei, suit /oUoufSf couvrait covered^ se conduisit àth-

M fiit pai lans récompense : le roi nomma le yaînqneur Yice*amiral d'Angleterre, et peu de temps après, premier lord de l'Amirauté.

L'Angleterre, en guerre avec la France depuis les hostilités commencées en 1755, méditait depuis longtemps une descente sur les côtes. Anson, chargé de la seconder, couvrait la descente de St.-Malo, où il se conduisit en vrai héros. Les fatigues de ce dernier voyage, jointes à quarante ans de courses maritimeîi, avaient entièrement accablé ce grand homme. Quelques jours après son retour à Londres la mort Tenleva à sa patrie, oui déplora long-temps sa perte avant que de la reparer. Ce fut en 1762.

La gloire de Tamiral Anson ne fut pas seulement fondée sur le succès de ses armes, sur sa valeur, sur son intrépidité ; il fut homme de bien ; il r<;8pecta T humanité, lors même que son bras s'armait pour la détruire. On pourrait citer plusieurs actions de vertu et de générosité qui honoreraient sa mémoire, si la nature de cet ouvrage ne nous prescrivait des bornes trop étroites. Il est à souhaiter que quelque bon écrivain se charge de transmettre à la postérité les actions d'un si grand homme.

hmoêd, ueeMé overeome^ perte /ou, de bien worihy^ pourrait mighi^ dter quote^ bornes Hmits, étroites narrow^ à •ouhaitcr tQ bê unAgd,

Page 1