BEL FINE, FERMETÉ FIR.MNESS, CHINOIS CHINESE
Etait hadf aussi as, redoutable formidable^ étant hamng, munis de providèd with, cercueilH cqffins, furent went, faire to make, fortes viçorous, passé Urne past, instruit informs, assez well enoughf ajoutèrent added, craindre Jear, parlant speakinff, ainsi thutf serions thould be, indignes unworlht/, postes places, sommes are, crainte fear, empêcher hindering, faire performing, devoir dsUif, porte gaie, faites mourir put to death, outré furims,%t rendit repaired, chambre de présence preience-chamber, s*étant kamng, placé seated^ fidt venir $erU for, colère anger, compter
du ton menaçant de leur maître, persistèrent dans leur représentation, avec tant de force et de fermeté, que le prince, vivement frappé, revenant tout à coup comme d'un profond assoupissement, s'écria, en jetant un profond soupir : " Il faut que j'aie été jusqu'ici comme un " homme plongé dans l'ivresse. Mon naturel ne me " porte point a la cruauté, et cependant, sans l'ardeur, " le zèle et le courage que vous montrez aujourd'hui ** pour mon service, je ne serais peut-être jamais sorti " de cet affreux état." Pour les récompenser, il leur fit des présents considérables, et dans la suite il parut absolument corrigé de ses vices. Et c'est ainsi que la noble hardiesse de deux hommes vertueux sut changer un tyran, et fit le bonheur d'un empire.
rgckonf «^épouvanter being frighiened, menaçant threatening^ vivement to the quick, frappé stmok, revenant reeovering, tout à eoup on a sudden, assoupissement heavinets, s^écriA eried oui, jetant fetching, soupir sigh, il faut que / mustf jusqu^ici hitherto^ ivresse intoateation, porte doet lead, cependant pet, sans toere U not for, montrez show, serais ahotàd hâve, peut-êtr« perhaps, sorti gone outj afireuz dreadfui, état t t/tfo/ton, fit made^ dans la suite afterwards, parut feemedf corrigé mended^ ainsi thus, hardi* n»ç boldness.
LfiOPOLD, DUC DE LORRAINE.
Leotold, fils de Charles V. duc de Lorraine, auquel il succéda en 1690, a été l'un des plus petits souverains de rEurope,etcelui qui a fait le plus de bien à son peuple. Il trouva la Lorraine désolée et déserte : il la repeupla et l'enrichit. Il la conserva toujours en paix, pendant que le reste de l'Europe était ravagé par la guerre. Il eut la prudence d'être toujours bien avec la France, et d'être aimé dans l'Empire, tenant heureusement ce juste
Auquel whùm, petits petty, trouva found, désolée detolaied, repeupla repeopled, enrichit enriched, conserva preserved, pendant que while, être bien being on a good footing, aimé lov^d^ tenant
milieu, qa*un prince sans pouvoir n'a presque jamais pu garder entre deux grandes puissances. Il procura à ses peuples l'abondance qu'ils ne connaissaient plus. Sa noblesse, réduite à la dernière misère, fut mise dans l'opulence par ses seuls bienfaits. Yoyait-il la maison d'un gentilhomme en ruine, il la faisait rebâtir à ses dépens : il payait leurs dettes et mariait leurs filles. Il prodiguait des présents avec cet art de donner qui est encore au-dessus des bienfaits. Il mettait dans ses dons la magnificence d'un prince et la politesse d'un ami. Les arts, en honueiu* dans sa petite province, produisaient une circulation nouvelle qui fait la richesse des états. Il établit à Lunéville une espèce d'université sans pédantisme, où la jeune noblesse Allemande venait se former. On y apprenait de véritables seieuces, dans des écoles où la physique était démontrée aux yeux par des machines admirables. Il chercha les talens, jusque dans les boutiques et les forêts, pour les mettre au jour et les encourager. Enfin, pendant tout son règne, il ne s'occupa que du soin de procurer à sa nation de la tranquillité, des richesses, des connaissances, et des plaisirs. *^Je quitterais demaûi ma souveraineté," disait-il, "si je ne pouvais faire du bien." Aussi goûta-t-il le bonheur d'être aimé ; et, long-temps après sa mort, ses sujets versaient des larmes en prononçant son nom.
keeping, heureusement happUy^ milieu fiieclmm,n'a presque jamais pu cotiMAar(//y^er, puissances dominions, connaissaient (/t</ ibioto, noblesse wUfiiily, dernière last, mise resiored, seuls on/y, bienfaits henefits, voyait-il \f he saw, faisait ordered, rebâtir to be rebuUiy dépens expense, mariait married, prodiguait lavished, présents g\ftSf donner giving, encore yei, au-dessus superior, bienfaits faveurs, mettait put, dons gifis, produisaient produoed, nouvelle neto, ùÀt conslitutes, richesse opulence^ établit established, espèce kindy Allemande German, venait came, apprenait learned, véritables Irue, démontrée demonsirated, chercha sought, jusque even, boutiques shops, mettre bri}yg^ jour to light, enfin in short, pendant during, occupa ceupied, soin cate, connaissance knowledge, quitterait would quit, demain to-morrow, disait said, pouvais cou/(/, aussi and truly, goûta enjoyed^ bonheur happiness, longtemps /or a long tim9, versaient shed.
VALBNTIN DUVAU
DiTVAL naquît d'un pauvre vigneron en Champagne, et demeura orphelin dès sa tendre enfance. Ayant quitté son pays vers Tâge de neuf ans, faute d*y trouver de quoi subsister, il marcha, à Taventure, en pleine campagne, durant le terrible hiver de 1709. Mourant de faim, demi-mort de froid, sans asile, sans espoir, il fut surpris de la petite vérole au milieu de sa route. La violence de la fièvre l'obligea de s'arrêter dans une méchante ferme dont le mutre hospitalier le reçut comme il put.
N'ayant pour retraite qu'une étable, et pour lit qu'un tas de fumier, oii il s'enfonça jusqu'au cou ; pour boisson que de l'eau glacée, et pour nourriture qu'un peu de gruau, il souffrit des maux incroyables. Dans cette affreuse position, les moutons semblèrent vouloir le soulager. Ils venaient lécher les plaies dont il était couvert : l'âpreté de leur langue ajoutait encore à ses douleurs : il ne savait de quel côté se tourner.
Cependant le jeune Valentin eut le bonheur d'en réchapper. Il était né avec le désir de connaître et de s'instruire; il pria un vieux berger de lui apprendre à lire. En six ou sept mois, il fut en état de déchiffrer toutes sortes d'écritures. Mais il fallait vivre. Le même berger qui lui enseigna â lire, lui procura six vaches à
Naquit was bom^ vigneron vine-dresser, demeura remained, orphelin orphan, pays country, vers abouti faute for want, trouver finding, de quoi wheretcith, à Taventure at randomy pleine campagne op^n coun/r^, durant t», hiver winter, mourant dying, faim hunger^ demi-mort half-starved, surpris attacJkedj petite-virole «ma// poor, route way, s*arrèter to stop^ méchante poor^ hospitalier hospitablet peut cauy tas ?teapj fumier dung^ sVnfonce sinks, jusqu*au io, cou neck^ boisson drink, glacée frozen^ nourriture /ùod, gruau gniel, maux pains, affreuse dreadful, moutons sheep, semblèrent seemed, vouloir to toish, soulager to relieve, lécher to Hck, plaies wounds, âpreté roughness, ajoutait à increased, encore «/t//, savait did know, côté side, cependant meanwhile, bonheur happinesSf réchapper recover, né bom, connaître knowing^ instruire informing, pria begged, berger shepherd, apprendre teach, lire to read, en état fl^A^i déchiffirer read, &Uait mtui, vivre live^ vaches cows, apprit
garder, H apprit seul à écrire ; il prît lui-même les premières notions de géographie et d'astronomie, pour laquelle il avait un penchant décidé, à l'aide de ses seules réflexions et de quelques cartes qu'il trouva chez les ermites dont il gardait les vaches.
Le hois où le jeune Yalentin menait paître son troupeau était son cahinet d'études. Un jour qu'il était entouré, selon sa coutume, de cartes géographiques, il fut ahordé par un homme de honne mine, qui fut bien étonné de cet appareil. ^' Que faites-yous-là, mon ami ? " " J'étudie la géographie." — " Est-ce que vous y enten- "dez quelque chose ?" — "Vraiment, j'y entends bien " peu de chose ; mais c'est ime science que j'aime " beaucoup, et je désirerais bien pouvoir la connaître à "fond."
A l'instant Duval est entouré par un grand cortège ; c'était celui d'un des princes de Lorraine. On finit par lui proposer de venir faire ses études en forme. Ses progrès furent si rapideç, qu'au bout de deux ans le duo Léopold le nomma son bibliothécaire et professeur d^histoire à l'Académie de Lunéville.
Voilà donc un sujet qui, né dans une pauvre cabane, privé de tous les secours indispensables dans le jeune âge, s'est élevé seul aux connaissances les plus étendues. Mais ce qui est plus admirable, c'est qu'au milieu de l'opulence des cours il conserva la simplicité des mœurs champêtres, et l'ambition ne pénétra jamais dans son cœur. Passionné pour l'étude et pour la liberté, ennemi des souplesses et des intrigues, la franchise de son caractère l'empêcha toujours de dissimuler la vérité ; et ce
seul taught himselfj prit tooJt, penchant inelinaUon, décidé ciffforminedf seules own, trouva foundy chez a/, bois vi(H>d, menait led^ paître ^«J, troupeau herd^ entouré surrounded, selon accordinç io^ abordé aocosted, mine appearance, étonné surprised, appareil display, faites are doing^ entendez vnderstùnd, vraiment trulg^ déiiircrais would wish, bien muchy pouvoir to be able, connaître ktiùto, à fond thoroughly, entouré surrounded, finit conoiuded^ bout end, bibltothéiaire librarian, voilà behold, donc then, cabane cottage, privé deprived, est élevé h<is raised, connaissances «otVnctff, conserva preserved, mœurs manners, champêtres rustio, passionné pauwnatfily fond^ souplesses dissimulation^ franchise openness^
qu'il y a de surprenant, o*est que les souverains à qui il osa la dire sans ménagement, surent l'entendre, et il ne fut jamais disgracié.
Ayant passé les premières années de sa vie dans les bois, et le reste au milieu des livres, Duval avait contracté un air sauvage et un goût particulier pour la solitude. Il connaissait si peu le monde, il le fuyait tellement, que, logé au palais de Vienne, près de Tappartement des Archi-Duchesses, il ne les avait jamais vues. Un jour qu'il passait devant elles, sans les remarquer, le Boi des Bomains lui demanda s'il ne connaissait point ces dames ? '^ Non, Sire," répondit-il ingénument. "Je n'en suis pas surpris," répliqua le prince, "ihm ^' scsurs ne sont pas des antiques."
empêcha hitidered, dissimuler dUsembîing^ vérité tfulh, osa dared^ ménagement regard^ surent knew, entendre hear^ disgracié ou/ tf faveur f passé ipent, air hok, goût taste^ connaissait was acquaintedf fuyait avoided, tellement so much, près near, vues seen, remarquer iaking notice qf, connaissait did know»