SURNOMMÉ SURNAMED, SAGE WISE
Assiégeait besieged, commençant beginning^ manquer wani, vivr* s provisions, faire sortir to eend out^ gens people^ trouvèrent /oune/, 8*approch aient tren/ near, assiégés besieged, tïnientfirêé.
ennemis, fls y rencontraient le même danger. Dans ►'cette triste situation, ces malheureux imploraient tantôt la clémence du roi, tantôt la compassion de leurs compatriotes, pour qu'on ne les laissât pas mourir de faim. Alphonse, à ce spectacle, fut touché de pitié, et défendit à ses soldats de les maltraiter. Il as«emhla ensuite son conseil, et demanda à ses principaux officiers leurs avis sur la manière dont il devait en agir avec ces infortunés. Tous opinèrent qu'il ne fallait point les recevoir, et dirent que s'ils périssaient par la faim ou par le fer, on ne pourrait accuser que les hahitants qui les avaient mis hors de la ville. Alphonse fut indigné de leur dureté : il protesta qu'il renoncerait plutôt à prendre Gayette que de se résoudre à laisser mourir de faim tant de malheureux: il ajouta qu'une victoire achetée à ce prix-là serait moins digue d'un roi magnanime que d'un barbare et d'un tyran. "Je ne suis pas venu," dit-il, "pour faire " la guerre à des enfans ni à des femmes, mais à des ** ennemis capables de se défendre." Là-dessus il ordonna qu'on reçût dans son camp tous ces misérables, et eut soin de leur faire distribuer des vivres et toutes les choses nécessaires à leur entretien. — Ce prince, rencontrant s'or son chemin un paysan, qui était fort embarrassé parce que son âne chargé de farine venait de s'enfoncer dans la boue, descendit aussitôt de cheval, et alla pour le secourir. Arrivé à l'endroit oii était l'âne, il se met avec le paysan à le tirer par la tête, afin de le faire sortir du bourbier. Un moment après qu'on l'eut retiré, les gens de la suite d'Alphonse arrivèrent, et, voyant le roi tout couvert do boue, ils s'empressèrent de l'essuyer et
▼en towardsj rencontraient met unih, tantôt sometimesj cornpanriotrs countrymen^ pour qu* th<U^ laissât might be suffered, mourir de faim to starve, àéfeud\t jfbrbade, maltraiter iU-treai^ dont m whicht opinèrent w^re of opinion^fiMaÀtmust^ h,\mhunffer, fer sword, on ne pourrait none could be, indigné e.rasperaud, dureté hardnets^ plutôt rather, là-dessus whereupon, reçût to be received, &tre cause, distribuer io be distributed, entretien mainienance^ chemin way, paysan countryman, parce que because, diargé îoaded, farine Jlour, venait de s^t-nfoncer heui juat sunk, boue mud, descendit diamounted, alla went, se met began, tirer drawing, •fin de in order to, bourbier mire, les gens de la suite the attendante, h2
de lui procurer d'auti*es habits. Le paysan, fort étonné de voir que c'était le roi qui Tavait si bien servi en cette opération, commença à lui faire des excuses et à lui demander pardon. Alphonse le rassura avec bonté, et lui dit, ''que les hommes étaient faits pour s'aider ** mutuellement." — Comme il allait un jour à sa bibliothèque prendre quelques livres dont il avait besoin, il la trouva fermée, et celui qui en avait la clef était sorti. L* expédient qu'il prit fut de rompre la serrure et d'enfoncer la porte. Un prélat très considéré à la cour vint à pa.<:ser dans ce moment-là. Etonné de le voir occupé à cette opération, il lui dit : " Quoi ! un roi " comme vous daigne faire le métier d'un garçon serru- « rier ! " Alphonse riant de la surprise de l'évêque, lui répondit : *' Je pense que la nature a donné aux rois des " mains comme aux autres, et je ne pense pas qu'elle leur '* ait jamais défendu de s'en servir dans les occasions où " elles peuvent leur être utiles."
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