E0R0E III. ROI D'ANGLETERRE
EiEK n'est plus commun que d'entendre les hommes se plaindre du petit nombre de bonnes épouses, et cellesci du petit nombre de bons maris. Cette plainte est trop générale pour n'être pas fondée ; et il serait assez difficile de décider auquel des deux sexes on doit le plus en attribuer la cause. Mais malgré le sort général, on voit néanmoins encore quelques heureux mariages, où l'on se prévient réciproquement sur ce qui peut et doit faire plaisir. Les vertus conjugales faisaient l'admiration de nos pères et l'objet de leurs éloges ; mais que nous
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sommes bien cliangés ! par nn effet de la dépravation de nos mœur8,on les ridiculise aujourd'hui. — George III. ce prince adoré de tous ses sujets, s*est noblement affranchi d'un préjugé si méprisable, comme il le témoigna bien il y a quelque temps. Il existe un usage assez singuuer dans une ville d'Angleterre. Quand un mari et une femme ont vécu pendant xm an et un jour, sans avoir eu entre eux le moindre différend, la ville de Dunmow leur fait présent d'un jambon. On mit dans les papiers publics de Londres que le roi et la reine, dans un voyage qu'ils devaient faire, passeraient par cette ville, et que certainement on leur présenterait une flèche de lard.* Un courtisan, du nombre de ces plaisans qui traitent de mœurs bourgeoises l'amour conjugal, dit au roi, en parlant de cet article, que c'était une bêtise. "Bêtise tant qu'il vous plaira," répondit ce monarque, ''je ne sais qui en est l'auteur; mais, depuis que je " règne, on n'a encore rien dit de moi qui m'ait fait tant "de plaisir." — La tendresse du roi pour ses peuples vient de se signaler d'une manière bien distinguée. Ce prince, passant à cheval dans Moorfields, se trouva tout a coup environné d'une quantité d'hommes, de femmes, et d'enfants, qui s'emparèrent des rênes, et l'y retinrent pendant un quart d'heure, criant, "Vive le roi!" et chantant, " Que Dieu conserve George III. !" &c. Le Général Carpenter, qui accompagnait sa majesté, lui fit remarquer les transports d'amour et de joie que son
«ommes are, moeurs manners, aujourd'hui now-c^daysy est has^ aflfranchi freed, préjugé opinion, méprisable contemptible, témoigna showed, il y a ago, quand when,yécu lived^an year, jour day, entre betweeuy moindie letist, fait make, on mit it voctsput, voj&gejoumey, devaient toere, une âèche de lard a gammon of bacon, courtisan courtier, plaisans toags, bourgeoises ciiizen-like, parlant speaking, hèii^e nonsense, tant as much, plaira phases, sais know, depuis que since, règne hâve been reigning, ait has, fait given, vient de signaler has just now signalized itself, trouva found, tout à coup suddenly, environné surrounded, s'emparèrent setzed upon, rênes reins, retinrent detained, pendant for, vive le roi huzza, chantant
* Après 13 ans de mariage l'Editeur de cet ouvrage a eu'l'honneur de recevoir cette flèche de lard en juillet, 1855. Il y avait un siècle que pareille cérémonie n'avait eu lieu, I 2
peuple faisait édlater: "Jugez par là, Sire, combien "vos sujets vous chérissent ! " — "Eh bien!'* répondit ce monarque, les larmes aux yeux, "je leur ferai voir " à mon tour combien je les aime.'*
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