‹ Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimalChapitre 13 sur 68 · PB£MI£EZ PARTIS · texte numérisé non relu

PB£MI£EZ PARTIS

ProUèma n« 4.

Faire connaître le nombre de racines comprises entre zéro et it de l'équation

(i) — \— i=rm,

dans laquelle m désigne une quantité positive et a un

angle compris entre zéro et -• (Cette éqaation se présente

dans le calcul de l'orbite d'une planète à l'aide dé trois observations.)

ConsUiiisons la courbe qui a pour équation

sînfo: — a) sin^j:

on trouve

djr çînf cos(a; — a) — 4^os^sîQ(-^ — «)

dx sin^x

{fy cosjrcosfar — a) [tangx — /^taLng{x — a)]

dx siû*:r

Cherchons les valeurs de x qui annulent

tangx — 4^°S('^ — *)»

nous aurons

, , 3 zhi'Q — ïô tangua

(2^ tango: = ^^^ ^— •

^ ^ 2tanga

Supposons d'abord tanga > j 5 alors les valeurs que nous

venons de trouver pour tango: sont imaginaires^ -^ est

toujours positif pour les valeurs de x comprises entre zéro et TT J donc y croit sans cesse de — c» à -{- » quand x varie

de zéro à tt. Donc, dans ce cas, Téquation (i) admet une racine et une seule.

Supposons maintenant (fig» i) tanga <^ y? les deux valeurs de tango:, fournies par Téquation (2), sont réelles et positives. Soient x* et x" les angles aigus correspondants \ ce variant de zéro à x\ y croit de — 00 jusqu'à un certain maximum^'] \y décroît ensuite jusqu'à un certain minimum Y^ ]> o, qu'il atteint pour x = x"\ enfin, x variant de x^* à TT, ^ croît de j^j à -*- 00 .

Fîg. I.

Si donc m est plus petit que j^„ Téquation (i) aura une seule racine entre zéro et tt 5 elle en aura trois si m est compris entre y^ et j^i, et une seule si m est plus grand que ji.

Problème n^ 5.

Combien V équation

dans laquelle a désigne un arc compris entre zéro et -1 et m une quantité positive, a-t-elle de racines réelles?

6 raCMlÊKE

Je Tais construire la cotiri>e qui a pour ëquatxm

jr=zxe » ^"",

les abscisses des points de rencontre de cette courbe avec la droite j- = m seront les racines cherchées. Formons — j

JT— -»

le signe de cette dérivée sera le même que celui de l'expression

— [2J- — sina(j:'-4- i]'].

Les deux racines de l'équation

sina

sont

ce a

tanff — et cot — :

on aura donc

dr sina/ a\ ( a\ -~^('-~)

remarquons que tang-est plus petit que cot-- Pour ar = o, ^ se présente sous la forme o X QC : on trouve que y est infini ; — sera négatif tant que x sera plus petit que

^^g ~'' J^ ^^^ donc décroissant : son minimum est

sina/, « .a\ CL (UDf COl-J

^,=:tang-^ » \ » »/,

EXEUCICES Sun LE CALCUL DIFFÉRENTIEL. 7

OC étant compris entre tang - et cot-» ~- est positif ; y croit jusqu'à un maximum qui a lieu pour a: = cot-^ et qui est

Xi z= cet - e-^**.

Enfîn, X variant de cot - à -f-oo ,y décroit sans cesse de

y^ à zéro. Si donc m est plus grand que cot- e~*****, Téquation (i) aura une seule racine réelle 5 cette racine sera com-

prise entre zéro et tang -• Si m est compris entre cot - e

Fîg. a.

— co««t

et tang-e*^*, Téquation (i) aura trois racines réelles : une

entre zéro et tang-> la deuxième entre tang- et cot-? la

troisième plus grande que cot-« Si tw est plus petit que

tang -e*°'*, Téquation (i) n*aura qu'une racine réelle plus

grande que cot-*

On peut remarquer que /ijK« = ^ 5 cherchons les variations dej^i et de j^j quand a varie de zéro à -• On a

dfx ces' a

dcK.

2 cos' -

donc, a variant de zéro à - 1 j^i croît de zéro à i et, par suite,

j , décroît de -H 00 à 1^ ainsî ces deux quantités, d'abord très-différentes, finissent par devenir égales. La fonction

yz=xe *^ "'

n'a plus de maximum ni de minimum quand x varie de zéro à -f- 00 5 elle décroit constamment de H- oo à zéro. La dérivée

s'annule bien pour a: :^ i, mais sans changer de signe.

Problème n» 6.

Combien V équation ( I ) arc tangx — -^— — - — - = o

a- 1- elle de racines réelles? On prend dans tous les cas lu valeur de arc tango: entre les limites et -\ —

Construisons la courbe qui a pour équation

et il nous suffira de chercher les points où cette courbe coupe l'axe des x. L'équation (a) ne changeant pas quand on change a: en — a: et ^ en — JT^ '^ courbe admet l'origine pour centre \ les racines cherchées- sont donc deux à deux égales et de signes contraires. Pour j: = o, j = o\ pour

X = H- 00 , la fraction 5-— ^ — r n -> est nulle, r est égal à

te dy

~ • Afin de savoir comment varie j^ je forme — •, je trouve

dy __ I

dx 1 H- J7*

et, après certaines réductions, il vient

dy i6^(3^^ — ix^ — i)

dx (n-or'J (3x^ + 14^'+ 3)'

ou bien

dy i6.r<(3x'-i- i)(a:* — 1)

di ~' (i -4- x') (3 JT^-H i4.r»-+- 3")' '

cette dérivée est négative pour x<^i^ positive pour x ^ i ; donc jr décroit tant que x est plus petit que i ; par conséquent, dans cet intervalle, la valeur de r est négative; son minimum est

pour X compris entre i et -h oo , j^ croît sans cesse \ il est

égal à H — pour x= -I- oo 5 donc il existe une valeur x^

comprise entre. -h i et -f-00 , qui annule y^ et il n'y en a qu'une seule. Pour x == ^(3, on trouve

quantité positive; donc x^ est compris entre t- et — • Ainsi

l'équation (i) admet les trois racines réelles o, -+- x© et — Xo, Xq étant compris entre j et ,•

*0 PREMliUB PAKTIE.

Problème n» 7.

L'équation

(i) €'yf^^'=.m{x ^sjx^—i)

dans laquelle on suppose m >o, est- elle vérifiée par une ou plusieurs valeurs de x supérieures à i?

Considérons la fonction

et demandons-nous si, x variant de -hi à H- oo , cette fonction peut devenir égale à m. Pour x = j , j^ = i •, pour x = -|-oo,j=-+-oo. De Téquation ( 2 ) nous tirons

logj = X ^x^ — I — log(j: H- y/x* — I ), 1 dy x^

-^ a toujours le signe -h ^ donc, x variant de -i- 1 à -4- oo ,

y augmente constamment de i à -h oo •, donc l'équation (1) admet une racine x supérieure à 1 , et une seule si m est plus grand que i : elle n'en admet pas si în est plus petit que I .

Problème n» 8.

L'équation tangz = z a-t^elle des racines imaginaires

de la forme z = X'hj' ^ — 1 ?

On sait que cette équation a une infinité de racines réelles', cherchons si elle admet des racines imaginaires.

EXERCICES SUR LE CALCUL DIFFÉRENTIEL. Il

Oii devra avoir, en faisant z = x -4- r \/ — i ,

z = tangz ou

M y sini.r -t- >^i/ — i)

fi) . / a7^-jf-i = tangz=:r —1 '-^h=--\

^ ' \ cos\x •^xsj—i)

sin 2 j: -f- sin ( 2/ \/ — i ) ^

C0S2ar 4- cos(2j sj — i)

mais

sin(2jrv/— '}= — :; — v — 'i

C0S(^2J y— Ijzzz —

il viendra donc

sin 7.x H \/ —

^2/ + er^r ' ces 2 a:

égalons les parties réelles et les coefficients de yj — i, et nous aurons

sin2.r

(3) \ cr—e-^r

ces 2 a: H

On tire de là, par division, en supposant x q\.j différents de zéro,

, , . sin 2 a: c^y — cr^y (4) — =

1t2 PREMIERE PARTIE.

Or le second membre de cette équation développé en série convergente est égal à

il est toujours supérieur à i, sauf pour j^ = o, auquel cas il est égal à i . Le premier membre de Téquation ( 4 ) est toujours plus petit que i \ Téquation (4) est donc impossible, et, par suite, il faut que, dans les équations (3), j: ou j^ soit nul. Je dis que, si x est égal à zéro, il en est forcément de même àey\ en effet, dans Téquation (2), faisons a: = o, et il viendra

5 evr—er^

ou bien

c'est-à-dire, en remplaçant les exponentielles par leurs développements en séries suivant les puissances de j'*,

y-L yK '

les termes du numérateur de la fraction du second membre sont respectivement inférieurs à ceux du dénominateur; donc le second membre est toujours plus petit que i, excepté pour y"=,o. Ainsi la dernière équation, pour être satisfaite, exige que y soit nul \ la supposition de j: = o entraîne donc j^ = o, et il ne reste plus qu'à faire r = o,

EXERCICES Sl}R LE CALCUL DIFFÉRENTIEL. l3

auquel cas Téquation ( a) deviendra

X =z tangj?;

donc réquatîon tangz = z n'a pas de racines imaginaircsl

Problème n» 9.

. L'équation tang z = kz a-t-elle des racines imaginaires ? Faisons

et l'équation

(i) A'zz=: tangz

deviendra

(l) X(.r-f..;rv'-i) =

sm2x H V — '

Cette équation donne les deux suivantes :

sia2.r

C0S2Jr H

(3) { e'r^er^

on en déduit par division, en supposant x ^X, y différents

de zéro,

sin2J: é^^ — er'^y

*ix ^y

et nous avons vu, dans le problème précédent, que cette

équation est impossible; il faut donc. admettre) ou bien que j = o, et alors l'équation (i) n'aurait pas de racines imaginaires, ou bien que x==o. Dans Téquation (2), faisons :r == o, et nous aurons

^îr-f-^-v^-a

ou

Pour savoir si cette équation admet des racines réelles, je vais construire la courbe représentée par Téquation

er-hc-y

et je n'aurai qu'à chercher les points où cette courbe est coupée par la droite u = ky. On a

du

cfy {cr -4- e-r)

u croit constamment avec j^; pour j^ = o, m = o-, pour y = -i-oo , ?*== 15 nous obtenons ainsi [fig^'i) la branche

Fig. 3.

infinie OC tangente en O à la bissectrice de l'angle uOjr\ car, pour j:= o,

du

dy ~ *

EXEUCICES sua LE CALCUL difféhentiel. i5

La courbe est située au-dessous de cette tangente, car, en développant les exponentielles, on a

ur^y --^ 5

c'est à-dire

Enfin, l'origine étant le centre de la courbe, nous tracerons facilement la branche OC répondant aux valeurs négatives dej)^.

Cela posé, si h est plus grand, que \ , la droite u = hj est une droite telle que OB, comprise dans Tangle uOK\ elle ne coupe pas la courbe : l'équation (i) n*a donc pas de racines imaginaires.

Si /r est plus petit que i , la droite u :=:= liy est comprise dans r angle AOj^ : elle coupe la courbe en deux points C et C'^ on trouve deux valeurs H-Jo ^t — jç^ pour j)^. La conclusion est donc la suivante :

L'équation tang-2==Az n'a pas de racines imaginaires si h est plus grand que i \ elle en a deux, et deux seulement,

si=— .r«V^— I et z^ — ^^r^sT-x,

si h est plus petit que i .

Nous laisserons au lecteur le soin de démontrer les propositions suivantes :

1° U équation tang^ ==hz -^ h^ où h n'est pas nul, na pas de racines imaginaires si h est égal à zéro, ou plus petit que zéro,

2° L'équation tang^ = — - .- na pas de racines imaginaires si a est plus grand que J, b étant positif.

l6 PIŒHIÈRE PARTIE.

3° L'équation tangz= ^n a que des racines réelles

et des racines imaginaires de la forme « = Ç ^ — i , elle n'a point de racines imaginaires dans lesquelles la partie réelle soit différente de zéro.

Remarque. — Ce qui précède est tiré presque textuellement du premier volumei des anciens Exercices de Mathématiques de Canchy. ,

> Problème n« 10.

Appliquer la formule de Leibnitz à la recherche de i expression

La formule de Leibnitz est

<f".tt(' d'^v n du flf«-'f»

d.L^ dx^ I dx da^^

nous ferons ici et nous trouverons

On peut obtenir cette dérivée d'une autre façon; en effet, en développant (i — x)" par la formule du binôme, on trouve

On a donc aussi

(in — l)(2/i — 2). . . «j:»-«-4-. . . .

Comparons les expressions (i) et (2) deU„, et, en particulier, les coefficients de x^ dans ces deux expressions, et nous trouverons

d'où

/nY (/2 H- i)(/H- 2). . . 2/1

ce qui est une formule connue pour Texpression de la somme des carrés des coefficients du binôme.

Problème n« 11.

Prouver que l'on a

«-' /x— cota\ Ffx) ?^ \ I -h ar^ j ~" (^•-'-l-i)'»'

OÙ F(x) est un polynôme de degré n-^ montrer que, quel que soit l'angle a, V équation F(x) = o a toutes ses racines réelles, et donner l'expression de ces racines.

On a en eflfet, en faisant pour un instant cota = a.

X — a ifi — ayj — i i -f- a \J — 1 |

T. — Rec, 2

l8 PREMIÈRE PARTIE.

et, en prenant les dérivées {n — i )**«•',

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