‹ Recueil complémentaire d'exercices sur le calcul infinitésimalChapitre 45 sur 68 · SUR LES ROULETTES · texte numérisé non relu

SUR LES ROULETTES

Problème n» 20.

Une courbe AH [fig* 40 roule sans glisser sur une couiife MG •, on demande de troui^er le lieu décrit par un point N invariablement lié à la courbe mobile.

Soient x et y les coordonnées du point de contact M à un moment donné, j^ =y*(x) Téquation de la courbe MG,

264 TltOlSlèHE PAmTlE.

a Tangle de sa tangente MT avec Ox; soient X et Y les coordonnées du point N, r la distance NM, Y= F(X) l'équation du lieu du point N*, on sait que la tangente à ce

Fig. 4i.

lieu est la droite NE perpendiculaire sur NM^ si P est Tangle qu'elle fait avec Oj:, on aura

tangp==F'(X).

Soit encore A un point déterminé de la courbe mobile

Ô = ANM,

0 et /• seront les coordonnées polaires d*un point quelconque M de cette courbe mobile, dont Téquation, avec ces coordonnées, sera

Nous aurons

X = .r — rsinp, Y=^'-t-rcosp

ou bien, en remplaçant y par /(x), Y par F(X), tangP parF(X),

V désignant l'angle TMN, on a

tangV

di

APPLICATION DU CALCUL INTÉGRAL. a65

i-f- tangptanga i -f- F'(X)/'{a:)' nous aurons donc

rr(X

Ces formules vont nous permettre de résoudre aisément les trois problèmes suivants :

1® On donne la courbe fixe et la courbe mobile; trous^er le lieu décrit par le point N.

Nous connaissons les fonctions f(x) et ^{r)\ si, entre les trois équations (i), nous éliminons x et r, il nous restera une équation entre X, F(X), F'(X), d'où nous déduirons la fonction F(X), et par suite Téquation Y = F(X) du lieu du point N.

2** On donne la courbe fixe, et Von demande quelle courbe il faut faire rouler sur elle pour que le lieu du point N soit une courbe donnée.

Nous connaissons les fonctions /*( a:) etF(X): si, entre les trois équations (i), nous éliminons x et X, nous aurons une équation entre r et f'{r)^ d*où nous tirerons cp(r), et par suite l'équation ô =r (j>(r) de la courbe AH,

3** On donne la courbe AM et le lieu du point N; on demande de tr ouvrer la courbe fixe MG.

Nous connaissons les fonctions <f[r) et F(X)5 entre les trtis équations (i), nous éliminerons r et X, et nous trouveras une équation entre x, f{x) et /'(^), d'où nous tîrerins Téquation j^ =/(x) de la courbe fixe.

206 TROISIÈME PÀRTIB.

Avant de faire des applicatioDS, nous supposerons dans les formules (i) que la courbe fixe se réduit à une ligne droite, Taxe des a:; elles deviendront

Problème n» 21.

Une déi^eloppante de cercle roule sans glisser sur l'axe des x; quel est le lieu décrit par le pôle de cette courbe?

L*équation de la développante de cercle en coordonnées polaires se trouve immédiatement en exprimant que la distance d'une normale quelconque au pôle est constante ^ on trouve ainsi-

rdr rcosV = « ou ^= fiy

d'où

ou a donc, en admettant les notations de l'article précédent,

ar

Les formules (2) de cet article donneront

l'éliminaliou de /* entre ces deux équations donne

APPLICATION DtJ CALCUL tNTÉGUAL. 267

OU bien

YdY=adX,

On en tîre

la courbe décrite est donc une parabole dont l'axe est la droite fixe sur laquelle roule la développante de cercle.

Problème n<» 22.

Un,€ épicycloïde roule sans glisser sur une droite fixe; quel est le lieu décrit par le pôle de cette épicycloïde? (Le pôle est ici le centre du cercle fixe de rayon a sur leque* a roulé un cercle mobile de rayon b pour engendrer Tépîcycloïde.)

L*équation différentielle de Tépicycloïde en coordonnées polaires est, comme on le verra plus loin (problème 40),

dOz= dr*,

^ rsl[a-JfibY— r^

on a donc

et les formules (2) deviendront

fl 4- 7.b sjr^-^ a} 1

V/I4-F'^(X) Éliminons r entre ces deux équations, et nous trouverons

F(X)F(X) = fii±±^^lî^li:W

268 TROiaiÈMB PARTIE.

OU bien

adX = [a -f zb)

d'où, eu intégrant,

ainsi, quand une épicycloïde' roule sans glisser sur une droite fixe, le pôle de répfcycloïde décrit une ellipse dont l'un des axes coïncide avec la droite fixe^ ces deux axes

ont du reste pour valeurs — ^ '- et a (^H- ai).

Problème n"" 23.

Quelle courbe doit-on faire rouler sur une ellipse pour qu'un point lié i/wariablement à cette courbe décrispe le grand axe de l'ellipse?

Nous avons ici/(a:) = - yja* — x*, F(X) = o-, les équa-

lions (i) de l'article cité plus haut deviendront

,. — I asjà' — a^

/\x) - ' ba:'

Eliminons x entre ces deux équations, et nous trouverons ou bien

b slb^—r^'^

d'où, en intégrant,

- (6 — 0,) = arc sin 7»

r=: èsin-(ô — ô,).

Telle est Téquation de la courbe cherchée.

Problème n"* 24.

Sur quelle courbe doit-on faire rouler une cardioïde pour que son pôle décrii^e une ligne droite ?

L'équation de la cardioïde rapportée à son pôle est

r=:a(i + cos0); on a donc

0 = arccos = y(r), d'où ç'(r) = ~

Les équations (i), quand on y fera F(X) = o, deviendront

Si Ton élimine r entre ces deux équations, on obtient

Posons Y=x — f{x)^ et nous aurons

dx

ce qui est Téquation d'une cycloïde engendrée par un cercle de rayon a roulant sans glisser sur Ox,

Problème n® 25.

Trouver les courbes dans lesquelles il existe une relation donnée entrée le rayon de courbure p et le rayon de courbure correspondant p' de la dés^eloppée.

Soit p^=(f[p)'^ soît, en outre, a Tangle de la tangente à la courbe cherchée avec l'axe des x^ on a

p= rt -7- > ' «a

par suite

De cette équation on tirera p en fonction de a, et l'on rentrera dans les conditions d'un problème traité précédemmenL

APPLICATIONS

1° Trouver les courbes telles que la distance de chacun de leurs points au centre de courbure correspondant de la dés^eloppée soit constante.

Soit a cette longueur constante ; nous aurons

dx

a — ao = in arc sin - »

p=zhrtsin(a — a,);

donc les courbes cherchées sont des cycloïdes.

Troui^er les courbes telles que le rayon de courbure de la courbe et celui de la déi^eloppée soient liés par la relation

On aura

dp

-fa — aol =dr arcsin-1 a ' a

p =:dz« sin- (a — «,); a ^ '

donc les courbes cherchées sont des épîcycloïdcs. 3** Trousser les courbes telles que Von ait

p'* lap.

Nous aurons

P' V/2«P àzj^,

\jiap

» «.-- +-iAp»

On tire de lày en appelant p'^ le rayon de courbure de la développée de la développée,

Cette dernière courbe est donc un cercle, et la courbe

cherchée est l'une des développantes de la développante de cercle.

4° Trouver tes courbes telles que le triangle formé par chaque point de la courbe, le point correspondant de la déi^eloppée et le centre de courbure de cette développée aient une surjace constante.

On doil avoir

OU, en ne tenant pas compte de la constante, ce qui ne change pas la iorme de la courbe,

,- ds

on en déduira

fLr = a yacosa^a

djr = a Raisin ctdoL^

« Jo

cosatfa,

1 « Jo

sinaaa;

jj=rv';si.

on aura donc, par deux quadratures, x ely en fonction de la variable auxiliaire a^ l'arc de la courbe représentée par les équations (i) se trouve aisément; on a, en eiFet,

ds •=- a sJoL </«, pour la longueur de Tarç compté à partir de Toriglne.

APPLICATIOH Dt) CALCUL INTÉGRAL. 278

Problème n^ 26.

jTroui^er les courbes telles que, entre les rayons de courbure de la courbe et des deux premières développées, on ait la relation

On tire de là

dot} dot

dx en intégrant et désignant par m la constante, il vient

log— = logf>-hlogm,

dp dp

doL '^ p

intégrant de nouveau et appelant loga la constante, on aura

m 01 = logp — loga, pz=: aë^\

les courbes cherchées sont donc les spirales logarithmiques.

En partant de Téquation (i) pour arriver à Féquation (a),

d^s nous avons admis implicitement que p" était égal à -f- —7\

d^s "mais il peut être égal aussi à — y-^« Dans ce cas, nous

aurons

T. — Rec. l8

a^4 TROISIÈME PARTIE.

OU, en appelant i* une constante^

dp h^

Nous retombons sur le dernier exemple du problème précédent.

Problème n» 27.

Tromper les courbes telles que la différence des rayons de courbure de la courbe et de la seconde déi^eloppée soit constante.

On doit avoir Prenons

^ dd? ^ dot}

L'intégrale générale de cette équation linéaire est, en désignant par a et a^ deux constantes arbitraires,

p = / -h a sin ( a — a©), Si Ton avait seulement •

p = a sin (a — ao),

la courbe cherchée serait une cycloïde. On voit qu'il suflSt de porter sur les normales de cette cycloïde une longueur constante / pour avoir la courbe demandée^ cette courbe est donc une courbe parallèle à la cycloïde.

Si Ton prend p"= -7-^» on trouvera

l'intégrale générale de cette équation est

a etb désignant les deux constantes, la courbe cherchée est une courbe parallèle à celle qui vérifie Téquation

p =z ae* 4- be-^.

Pour cette dernière, on aura

.r == ^S^ cos a dct -r- bfe^^ cosctda, y = (^f^ sin (x.dat. -\- bje-"- sin a doi

OU, en effectuant les intégrations et ne tenant pas compte des constantes,

i2x= <ie*(cosa -h sina) — ètf-*(cosa — sin a), 2/ =r — «eî*(c0Sa — sina) — />e~*(coSa -f- sina].

En appelant r le rayon vecteur de cette couî*be, on a 2r^=û*e*-f- ^'f^** ou :ir'*'= f^- 2.ab,

Ainsi cette courbe jouit de cette propriété

p r= y/2 V^/'^ H- ab.

On la construira d'ailleurs aisément à Taide des équa lions (i).

Problème n» 28.

Trouver les courbes pour lesquelles on a

L'intégrale générale de cette équation linéaire est

donc la courbe demandée est une courbe parallèle à une épicycloïde.

L'intégrale générale de cette équation est

p = h ^^'* -h oe""* ;

la courbe cherchée est parallèle à celle représentée par

Téquation

p = éie"* H- be-''\

Pour cette dernière, on trouve sans difficulté

.T= ^"^ // cosa -!- sma) : <?-''* /zoos a — sma ),

«'-hl ^ ' «'-4-1 '

e"* « sin a — cosa ) . : £?""* « sm a -+- cos a ) .

Remarque, — On voit que, si Ton demande de trouvei une courbe telle qu'il existe entre les rayons de courbure successifs une équation de la forme

où )., X', . . . , A^''+*^ sont des constantes, on aura à intégrer Téqualion linéaire et à coefficients constants

lp±\

''^P-^V^±...±lin,^P

da'

doi!

=rX(«+^\

qui fera connaître p en fonction de a et de /i constantes arbitraires, après quoi l'on rentrera dans un problème déjà traité.

Problème no 29.

Trouver les courbes qui sont égales à leurs développées.

Nous connaissons deux courbes jouissant de cette curieuse propriété, la cycloïde et la spirale logarithmique^ nous nous proposons de chercher les autres courbes, s'il y en a.

Nous chercherons l'équation de la courbe sous la forme

qui, comme nous l'avons vu déjà plusieurs fois, détermine entièrement la forme de la courbe. Pour la développée, on aura

TT

par suite

Cette équation devra coïncider avec celle de la courbe (i), qui aurait tourné d'un certain angle «o ^ ainsi nous devrons avoir

ou simplement

Cette équation (2) devra avoir lieu, quel que soit a, avec une valeur déterminée de la constante «o- Si nous supposons que, pour faire coïncider la courbe proposée avec sa développée, on est obligé de la retourner, nous aurons l'équation

(3J di/'(a) =/(«.-«).

Le problème dépend maintenant des équations (2) et (3). Considérons d'abord cette dernière équation; nous eu déduirons, en prenant les dérivées par rapport à a,

mais, en changeant dans Téquation (3) a en a^ — a, on a

et, en multipliant membre à membre les équations (4) et (5), il vient

L'intégrale générale de cette équation linéaire est

/(a) =asin(a — a'),

a' et a désignant deux constantes; nous avons donc

p = «sin(a — a'),

ce qui est Téquation de la cycloïde; nous retrouvons donc cette courbe, et nous voyons que c'est la seule qui vérifie Téquation (3).

Occupons-nous maintenant de l'équation (2).

Supposons que la fonction /*(«) puisse se développer comme il suit :

(6) /(a) ^iM^"'* -t-Ne^^-f-. . .,

M, N, m, n, . . . étant des constantes, et voyons si l'on peut déterminer ces constantes de façon que Téquation (2) soit vérifiée; on devra avoir, quel que soit a,

ce qui conduit aux équations

Ainsi les coeflScients M de Texpression de /(a) restent arbitraires; mais toutes les quantités m, n, . . . doivent vérifier Téquation (7). Nous ne considérerons que le signe -fdans cette équation, et nous prendrons

En changeant en effet, dans cette dernière équation, m en . — m et «0 «11 — «oî on aurait l'équation

Nous avons discuté l'équation (8), page 100, et nous avons vu que, si «o est négatif, elle a toujours une racine

positive 5 si «0 est positif et plus petit que -> elle en a deux, m et 72, liées par la relation

fo] . logm^log^^

Nous pourrons donc prendre

et aussi

(10) /(a) --= M^« H- Ne"*,

/7î et 72 vérifiant la condition (9) -, nous trouvons ainsi après la cycloïde, comme courbes égales à leurs développées, la spirale logarithmique et la courbe définie par Téquation (lo)', nous avons, du reste, montré directement, page 97, que cette dernière courbe est bien égale à sa développée.

Voyons maintenant si l'équation (8) admet des racines imaginaires. On voit immédiatement que, si elle admet la

racine m-=m'-^ m" y/ — 1 , elle admettra aussi sa conjuguée

171=: m' — m" \j — i^ cette racine donnera donc, dans l'ex-

a8o TROISIEME PARTIE.

pression (6),

OU, en changeant les constantes M et N en d'autres convenablement choisies P et Q,

(il) /(a) = P^'»''cosm"a -h Qc«'*sin/7i"a.

Cherchons donc les racines imaginaires de l'équation ( 8) ; posons

{12) w = — (cosf -h y/ — isint'),

et nous devrons avoir

-(cOSf -h yf—I sinp) = eU€osf+y/^iuiin¥

=^e^'^*[cos{usirn>) -h \/ — i siu(w sinp)].

Nous tirons de là

et par suite

^UCOS*'

u smt>

sinp

-. f'—vcoXv

smp

Kgs

Telles sont les équations propres à déterminer u et ^. Posons

F{v) — ^e-i^co\ç^

sine et nous trouverons

F'(('j = -rV ^'^''^""'[(t' --sinpcosp)' H- sin*pl.

et faisons varier i^ de zéro à 4- oo *, de zéro à tt, F'(i') est positif 5 cette dérivée est négative quand ^ varie de tt à 2 :r : de 2 7r à 3îr, elle est positive, etc.. Donc, i* variant de zéro à TT, la fonction F est constamment croissante; elle est constamment décroissante quand i^ varie de w à 27r, . . . . On a, du reste, en désignant par 6 une quantité infiniment petite,

F( w-4-e)=zo, F(27r — e) = — OO F(27r-+-8)z=0, F(37r — e)=-l-00

Donc, t^ variant de zéro à tt, la fonction F passe une fois et une fois seulement par chaque valeur positive supérieure

h -: u variant de ir à 2ir, la fonction F passe une fois et

une fois seulement par une valeur négative donnée, et d'ailleurs quelconque, etc. Donc, que, dans la dernière équation (i3), <x^ soit positif ou négatif, il y aura une infinité de valeurs de f^ vérifiant cette équation, et la première équation (i3) donnera toujours une valeur de u correspondant à chaque valeur de t^. En mettant, pour plus de clarté, dans l'expression (i i), au lieu de m' et m'' respectivement.

Il cosv u „ u' . V

m'= = — cot s^^ ni"=^ — sm i^ = — » appelant p'i , i^j, . . .

les racines de Téquation -: — e~*'*^°'''==ao, nous aurons donc

^ sinp

les solutions, en nombre infini,

rf \ fn *'• , rx ' *^* \ ?«<***''

/(a) = (Picos- a-f- Q, sin — a)e*« , f[0Lj=i I Pj ces — a -^- Qî SIQ — a ) <?*o ,

et celles qu'on peut former avec les précédentes par voie d'addition et de soustraction.

Voilà donc une infinité de courbes égales à leurs développées.

Problème n» 30.

On demande {fig- 4^) de troui^er une courbe telle que, C désignant un point quelconque de cette courbe. G' le

Fig. 42.

point correspondant de la dés^eloppée, Q" le point correspondant de la déi^eloppée de la déi^eloppée, . . . , les points C, C", O', . . . soient en ligne droite»

On doit avoir, dans les triangles rectangles CC'C,

c'c" oro''

»nm

crc

ou ^r-^b-r

Or, a désignant Taugle que fait avec Ox la tangente au point C, on a

P — -^ "Ta 1

il en résul tera donc

doi ?

d^ dcà

iPPLICATIOW DU CALCUL IJMTÉGRAL. 288

Nous ne considérerons que le cas du signe -{-, et nous aurons alors

intégrant et désignant la constante par A, il viendra

Remarquons qu'on tirera de là

doL"-^^

et par suite tous les points C, C, C*^, C^*,. .. seront en

ligne droite, et aussi tous les points C, C', C,

Dans Téquation (i), prenons h =: — 77^*, et nous aiu*ons

d'où, en désignant les constantes par a et «©>

p =: a sinm (ex — ««),

ce qui, comme on Ta vu, page 211, représente des cpicycloïdes.

Faisons maintenant /r = 4- /w', et il viendra

d'où, en appelant les constantes A et B,

(2) p=:i A<?"*4-Bér-'"*.

Nous avons déjà rencontré cette équation, page aSS; elle comprend, comme cas particulier, la spirale logarithmique.

on a

-3pS-5(|)-^,.

p étant le rayon de courbure de la courbe cherchée et a l'angle fait avec une droite fixe par la tangente de cette conrbe. L'angle )., qui doit être constant, est défini par l'équation

tang2> =

2B ^ tta

On aura donc

doL

\doL ) ^ r/a»

OU bien

. dp d^y

dp

en intégrant, on trouve

5 logp — 3 log "— = — 3 X-a.

■ doL

Je ne mets pas de constante ; cela ne change rien à la forme de la courbe. Il vient ensuite

e^^dci=:p ^dp.

TROISIEME 1>ABTI£,

tegrons de nouveau et désignons par k' une constante bitralre, et n

et y seraient déterminés ensuite par les formules x=:fpC08adx, y—ffima-da.

□rsque k'^ o, on retrouve la spirale logarilbmique.

ProbUme n" 32.

Ti'ouver une courbe telle que la conique, qui en chacun s ses points a avec elle un contact du quatrième ordre, lit toujours une parabole.

Nous devrons avoir AC — B' ^= o, et, en remplaçant A, , C par les valeurs lappelées dans l'exercice précédcni, DUS aurons

ette équation ditTérentielIc du second ordre ne contenaut as a, nous ferons

équation (t) deviendra

Zap'Ip , .

Voilà une équation linéaire qui va nous donner

on en conclut

s/ecp^-g %V

6Cp'

\/6Cp'^-

en intégrant sans ajouter de constante, on aura

2 a =: arc ces

3p ^ = C -f- CcoS2a=: 2CC0S*a,

cos'a

En prenant Taxe des j^ pour celui des x et inversement,

l'équation précédente pourra s'écrire p = -r-j- » et nous

avons vu, page 208, que cette équation est celle d'une parabole. Ainsi les courbes cherchées sont des paraboles, et alors la conique coïncide avec la courbe dans toute son étendue.

Problème n"" 33.

Trouy^er la courbe telle qu'en chacun de ses points il existe une hjperbole équ\latère ayant' av^ec la courbe un contact du quatrième ordre.

Conservant les notations précédentes, nous devons avoir

A H- C = o ou bien 3p —■- — 5 ( -r^ )

^ do} \</a/

TROISIEME PAUTIE.

Faisons encore ~ = p^ d'où ^ = -j^ ^ €t nous

dd

dy>

aurons

-Tr:f?'=:i2p;

Tinti^grale générale de cette équation linéaire est

rfa==

vcy-9 9'

£fa~

Intégrant sans ajouter de constante, nous avons

VLOL

3p • arc ces -h;—^

— ces 2 a,

(cos2a) *,

(cos2a)'

X et y désignant ensuite les coordonnées d'un point quel-

APPLICATION DU CALCUL IliTÉGRAL. 289

conque de la courbe, il viendra

— •»'• Tp , r dûiiOL sina

z=. \ ^ COSada =: I =z «>

^ " J (i-2sin'a)' Vcos2«

Y — r. Tp . . /* d cosa cosa - — ^= / i-smac?«=:— / — ,

"" J "" J (2COS'a~i)'' V^«S2«

d'où Ton déduit

( J — r«)' — (^ — ^iY = «*•

Ainsi la courbe est elle-même une hyperbole équilatère, et la conique coïncide entièrement avec elle.

Problème n® 34.

Troui^er une courbe telle que l'ellipse, qui a en chacun de ses points a^ec elle un contact du quatrième ordre, ait une sur/ace constante,

L*équatîon de Tellipse rapportée à la tangente et à la normale de la courbe étant

\yi 4- 2Ba:j>' -h C^' -f- 2Dj = o,

sa surface est

wCD»

On doit donc avoir

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