A OB
à O^, située au-dessus de O^ à une distance R de cet axe qui soit très grande ; menons de même deux parallèles AA', BB' à l'axe des j^, situées à la distance R de cet axe; enfin traçons un demi-cercle acb de centre O et de rajon r très petit. La fonction F(z) est holomorphe à l'intérieur du contour (aAA'B'Bèca) ainsi défini, et le théorème de Cauchy appliqué à ce contour donne
r^co^x-\-is\x\x , r^e'^e-yjdy r~^e'^e-^dx
Jr^e-'^e-yidv r'~''(cosx-^ is'mx)dx C e^- . f p . . — - -*- ; ^^ ' h / —dz-o.
EXERCICES sua LÀ THÉORIE DES FONCTIONS. 44^
Quand on fait croître R indéfiniment, les trois intégrales étendues aux côtés AA', A'B', B'B tendent vers zéro : en effet, l'intégrale
e^'e-^dx
est moindre, en module, que l'intégrale
c'est-à-dire moindref que ae"^; d'autre part, l'intégrale
^ei^e-yidy
est moindre en module que
donc moindre que ^ > et, pour la même raison, l'intégrale
étendue à B'B tend vers zéro avec ^*
Calculons maintenant la limite vers laquelle tend l'intégrale étendue à bca quand r tend vers zéro ; nous avons
a restant fini quand z tend vers zéro; l'intégrale étendue à bca peut donc s'écrire
Jf h / a dz, bca ^ Jb
et la dernière partie tend vers zéro avec /•; quant à la première partie, si l'on pose z = re'^y on voit qu'elle est égale
/o i rfO, c'est-à-dire à — in.
Enfin la somme des deux intégrales relatives aux côtés aAetB6, se réduit (les parties réelles se détruisant) à l'intégrale
f (tx.
En définitive, Tégalité (i) est de la forme
SI
(2) 21 I aa7 = iirH-e,
e tendant vers zéro en mêipe temps que r et -5 • Cette égalité montre d'abord que l'intégrale
dx
tend vers une limite quand r et R tendent, le premier vers zéro, le second vers -f- 00, ensuite que cette limite est égale
à - • On a donc bien
r sin:
%\x\x , ir ax = —•
Problème n** 3.
Montrer que les valeurs des deux intégrales définies
/* cosa? — e-^ ,
'* cosa7*-4- sina^' — i
dx
sont nulles.
Pour calculer la première intégrale, partons encore de la fonction
et considérons, dans le plan des xy {Jig* 67), un carré OA A'B, de côté R, construit sur O :r et Oy ; traçons de plus, du point O comme centre, avec un rayon très petit r, un arc de cercle ab dans le quadrant xOy, La fonction F(^) est holomorphe à l'intérieur du contour aAA'Bèa, auquel on peut appliquer le théorème de Cauchy. Si l'on observe que les intégrales étendues à AA' et à A'B tendent
Fig. 67.
Cl/ i
fK
vers zéro avec ^ (Problème 2), et que l'intégrale étendue
it
à ba tend vers — i - quand r tend vers zéro, il vient
5 d.^J^—dy=.-^e,
e tendant vers zéro avec r et 5-, ou bien
MX
lim pour
MX =
de
r'^cosa:
,. r = O j r sina?
lim pour T^ de /
•^ R = oo J^ ^
dx = o,
On arrive ainsi à la première égalité qu'il s'agit de démontrer en même temps qu'à celle du problème % :
Jr" cosa?— c-^ V /""sina? tc f rfa? = o, / • = -
Pour calculer la seconde intégrale
/* CQs(a?')4-sin(a?»)— f ^^
on part de la fonction
Cette fonction est holomorphe à l'origine , d'après le développement de e'^*. Appliquons le théorème de Cauchy
au carré OA A'B A. L'intégrale / F(^) dz, étendue à AA', tend vers zéro avec ^> car cette intégrale
est moindre en module que l'intégrale
donc moindre que -jr» L'intégrale étendue à A' B, c'està-dire
est aussi moindre en module que ^- On a donc
o = lim pour R = oo de /
cosir*-f- tsina?* — i
-4- lim pour R = oc de I — ~ i dy^
ou bien
/*cosa?*-4-8Înar* — i , j dxsso C.Q.F.D.
Problème n"" 4.
La constante d\Euler C est définie par V intégrale
X \I-+-^ ^ 7 ar~'
montrer qu^elle est aussi égale à Vintégrale
Partons de la fonction
Jf ( r — COS X ) dx.
Cette fonction est holomorphe à l'origine, car ; — e~^
est développable suivant les puissances de z et contient z en facteur. Appliquons le théorème deCauchj au contour OAA'BO du problème précédent.
Quand R croît indéfiniment, l'intégrale étendue à AA',
tend vers zéro, car elle est moindre en module que
c'est-à-dire que^-hc"^*. De même, l'intégrale étendue à A'B,
; î r=^ ( î r^ e-a-e-/l5 \ dx
est moindre en module que
T. — Rec. î>.9
45o QUATRIÈME PARTIE.
donc moindre qiie^» et tend vers zéro avec -g- D'après cela, on peut écrire
£ tendant vers zéro quand R tend vers H- oo. La première
intégrale est réelle et a pour limite la constante d'Euler C; de là les deux égalités
dx cosa^ ) — >
C X . \dx
I ( . — sina? ) — = o.
/ V i-f- rr2 / X '
r sin.r , r dx n« ^
/ dx — I . =(arc tangir)!?= -
La première est l'égalité à démontrer; la seconde donne
dx ax — I
égalité déjà établie.
Problème n"" 5.
Montrer que les intégrales
/co?>x^ dx^ I sxnx^dx
sont égales à -i/- •
Partons de la fonction F(^)= e~*", et considérons dans le plan des xy (Jlg- 68) le contour formé par le segment 0A = R de Taxe des x, un segment AB parallèle à 0/, et la bissectrice BO de l'angle xOy, Le théorème de Cauchy donne
f e-^' dx-h f e- <«;-J ') e '^i^r idy-+- f e-'P' (l±i> dp = o.
QaandR croît indéfiniment, l'intégrale étendue au côté AB tend vers zéro. Le module de cette intégrale est moindre, en effet, que
j= f e-'^'-y') dy ;
pour étudier cette dernière intégrale, posons
et décomposons l'intervalle o^ ^R en deux parties o^ ^r et r^" ^R. On a
le coefficient de dy est moindre que l'unité dans ces inlé-
Fis:. 68.
grales : l'intégrale 72 est donc moindre que R — r ou a, et tend vers zéro avec ^ • Quant ày'i, on peut l'écrire
d'où l'inégalité
ji= H2 " R '
quand R croît indéfiniment, a tend vers zéro, et par suite yV L'intégraley tend donc aussi vers zéro.
Ceci posé, on peut écrire
^R lim pour R = oo de / e-^* dx
/^^ (i I i)d2 (cosp* — tsînp*) ^^ r= '
ou bien
Jr* /*• . do
f e-^*dx=\ (co8p«H- sinp*)--b
et
Jf (cosp*— sinp*) c?p = o;
rinlcgrale / e"'* dx est égale {voir p. 207) à ^ y/ic; on a
donc
/co^.t^ dx =■ I sinx* dx ^= -i/ - c.q.f.d.
Problème n° 6.
Calculer les intégrales
où m et a sont réels.
Partons de la fonction F(^)= -^ -^ et intégrous-Ia
( fig. 69) le long du contour rectangulaire (BAA'B'BA), où 0A= OB = AA'=: R. On voit, comme dans le problème 2, que les intégrales étendues aux côtés AA', A'B', B'B, tendent vers zéro, quand R croît indéfiniment. Mais ici la fonction F(^) n'est pas holomorphe à l'intérieur du rectangle ; elle y admet un pôle simple z = ai^ dont le résidu est donné par la limite, pour z = a/, du produit
(z — ai)¥{z), limite qui est égale à
»—ma
D'après le
ihéorème de Cauchy, ce résidu est égal à l'intégrale
fF(z)dz,
étendue au contour du rectangle et divisée par 2 «it. On a donc
Fi g. 69.
A ay
€ tendant vers zéro avec i^; ou bien (en observant que la
xcosmx
nction — T r- est impaire et la fonction — ^ r- paire l
I /^ .rsin/na? , i
- I --rta: -H s = - <?-"*«,
it J a?* -H «2 2
ou enfin
- dx = - e-'"«.
ar^-h a^ 2
>/nz/
En intégrant la fonction F(-s)= -^ ;> le long du
même contour, on trouve de même
■ p i r cosmx
tsinma: , , 1 e~^^ ax -h 6 = r- )
2 ai
t' tendant vers zéro avec g> el, par suite,
•^ / -î i aa? -+- 6 = r
OU enfîn
—- rta: =
Problème n** 7.
Valeur de l'intégrale
sina*
ic(a:' -t-a2)
.: ûtr.
Intégrons la fonction
mtz
z(z»-ha*)«
le long du contour (aAA'B'Bèca) introduit dans le problème 2. Les intégrales étendues aux côtés AA', A'B', B'B(yî^. 70) tendent vers zéro quand R croît indéfiniment;
l'intégrale / F (z) dz tend vers — i — quand r tend vers
J bcci ^
zéro on a, en effet, F= -f — j-f-zAj \* Enfin, la fonction F possède, à l'intérieur du rectangle, un pôle double
EXERCICES SUR Ll THÉORIE DES FONCTIONS. 4^5
z = ai: pour calculer le résidu de ce pôle, développons
la fonction Fi= — rr« <?'"'^ suivant les puissances crois
santés de z = ai; la dérivée première de F4 , pour z = ai < a comme valeur — -, — -— l m -\ —
Le théorème de Cauchy conduit donc ici à Tégalilé
r"*" (cosmx -h is'inmx) , . ir . e-'«« / aX I — z rr; dx — i— --+-£= — 217CX -: — r- ( m H )
e tendant vers zéro avec -^y d'où la relation
Je s\ïimx . t Tz Vi / \ ni 1
OU encore
'* s'innixdx , tt e~"^^ /m
sinnixdx , tt e~"^^ / m j
— ; — i: TT dx = r r 1 1
x^x^-ha^) 2a* '20^ \2 a
Problème n" 8.
Établir Inégalité
Jr"^ %\tïx dx ^ /* * e-«^ f/vc [j x^a ^ Jl TH-a^î '
a étant un nombre réel et positif.
Nous ne pouvons plus calculer l'intégrale / — ^— ï
à l'aide du procédé précédent, parce que le coefficient de sxnxdx n'est pas une fonction impaire.
Partons de la fonction F(^)== , et choisissons
comme contour d'intégration le périmètre du carré OkM^O{fig. 71).
On voit, comme plus haut, que les intégrales Y F a<5,
ëiendues aux côtés A A'. A'B, tendent vers zéro avec gj et
Fig. 71.
le théorème de Cauchj s*écrit
cosar
t siDO? , C e-y . , dx-i- I idy = e.
g tendant vers zéro avec g; d'où les deux égalités
r* 9,'u)x Z' e-ygdy Ç e-
e-«* fl?-s
Problème n* 9.
Problème VIII. — Valeur de l'intégrale
îi:
dx
cosa? -+- a
(a étant réel et plus grand que i). *
On sait que cos^ est égal à ; posons e'^=^ u\
quand x varie de o à 271, le point u décrit dans son plan une circonférence C ayant l'origine pour centre et de rayon égal à 1 . L'intégrale cherchée est donc égale à
du
2 /* du
i Je M*-i-2aM-hi
Des deux racines de m^ -h 2aM + i, «ne seule,
M = — a -h ya^ — i
est de module moindre que i , et le résidu correspondant à cette racine est ; d'où l'on conclut
Problème n" 10.
Valeur de V intégrale
^ r"" xdx
J^ sin*(a: — a)'
OÙ a est un nombre complexe p + iq* En déduire la valeur de Vin tégrale 1 xcot(x — a)dx. Si l'on pose
u = e«*(x-a), rr = a H Aoqu,
on a
Quand la variable ^ croît de o à it, le point m = {> -^ iw part du point A dont l'affixe est e~^"*, et décrit un cercle C {Jig. 72) ajant l'origine pour centre et passant par A.
L'intégrale / -^-^ — — — r est donc égale à l'intégrale
qu'on étend au cercle C dans le sens direct, en partant du point A as^ec la valeur — 2 «a de logw (* ).
Supposons d'abord y < o ; le rayon de C est alors moindre que i, car le module de A est égal à e^^. Ceci posé, prenons sur C, de part et d'autre de A, deux points
A', A" très voisins, et traçons un Jacet A' /?? A'' entoura ni l'origine; les intégrales
Ji