^ COS.S
Problème n"" 13.
La fonction u{z) désignant la fonction doublement périodique qui vérifie l'égalité
r" du
trousser les valeurs de la constante m pour lesquelles Vexpression
1/ \ "* f dz f H(z)dS
est une fonction holomorphe de z.
On sait que toute fonction u{z)^ définie par Tégalité
où P(w) est un polynôme du quatrième ou du troisième degré à racines distinctes, est une fonction uniforme doublement périodique, qui n'admet dans le parallélogramme des périodes que deux pôles simples ou confondus : quand les deux pôles sont confondus, le pôle unique est un pôle double dont le résidu est nul. Je rappelle ce théorème que, si P(^) est du troisième degré, on est précisément dans le cas d'un pôle double. En effet, quand le pôle a
EXEKGICES SUR LA THÉOIVIE DES FOKCTIOWS. 4^7
est simple, on a, en faisant u= ->
t? = A(4î— a)-hB(^ — a)2-l-... (A^éo),
et la dérivée -j- n'est pas nulle pour .s == a. Au contraire, si le pôle est double, on a
et -j- s'annule en a. Or dans le cas où P(^) est du troisième degré, la fonction v{z) vérifie, d'après l'égalité (i), la relation
si, pour z = a, ç' est nul, -r- est nul également. Ceci posé, la fonction
qu'il s'agit d'étudier, ne saurait avoir d'autre singularilé, dans chaque parallélogramme des périodes, que le pôle double a dont le résidu est nul. Écrivons donc
Il vient
/ u{z)dz= - — 5L + " -hP(4J — Zo)-+-...,
/ Z — CL Zq—-CI
et
I dz I u{z)dz =. — alog(>5 — ût) H-<p(.5),
^{z) étant une fonction holomorphe de z dans le voisinage de a; la fonction J est donc (dans le voisinage de a)
de la forme
—ma
P(z) étant holomorphe dans le domaine de ^ = a. Pour que }(z) soit holomorphe pour z = a^ il faut donc et il suffit que — ma soit un entier positif A:; d'autre part, si
l on pose M = — > on a
6 tendant vers zéro quand z tend vers a; mais l'égalité (i) montre qu'on a aussi
(ilV
TU
/ A -+- B w* H- G cv^ 4- I)w6 ;
quand w tend vers zéro -. tend donc vers— , d'où la relation •
ou
•^ s/oi
Pour que la fonction J{z) soit holomorphe, il faut donc que m soit de la forme -r-y k désignant un entier positif. Celte condition est d'ailleurs suffisante, car, si elle est remplie, la fonction i{z) n'a dans le plan aucune singularité à distance finie ; ses zéros coïncident avec les pôles de u{z) et sont tous d'ordre A.
Si Ton veut seulement que J(^) soit une fonction uniforme de Zy la condition nécessaire et suffisante est que m
soit de la forme \-y k étant positif ou négatif. Si k
est positif, i{z) est holomorphe; si A: est négatif, i{z) n'a plus de zéros, mais admet des pôles d'ordre A: qui coïncident avec ceux de u[z), A deux valeurs de k égales et de signos contraires correspondent deux fonctions J 1(5)
Cl J2(^) dont le produit J| Jo est égal à l'unité. Plus généralement, soit J| (z) la fonction holomorphe qui correspond à^= ifm = — y) 9 elJfç{z) la fonction qui correspond à la valeur entière k (positive ou négative); on a
Problème n"" 14.
Sachant que la partie réelle P d'une fonction analytique /{z) = P 4- (Q est de la forme P = (p ( - ) > déterminer cette fonction.
Posons ^ = w, et représentons par ©' la dérivée de cp
par rapport à ^. La fonction Q(a;,r') doit vérifier les conditions
dx a? ' ây ' x^*
soit Qi (^, u) la fonction obtenue en remplaçant dans Q la variable^ par ux\ on 2i
àQ àq, y ^ dQ, dx du a?* dx '
dy ^ du X
et par suite
('> c^a - ^ "' dx -
La première équation (i) nous montre que Qi(«) est nécessairement de la forme Qj (w) = F(w) + G(:r) ; la seconde équation (i) peut donc s'écrire
xG\x) = — (p'(i-hw2), égalité qui n'est possible que si les deux membres sont des constantes absolues, c'est-à-dire si l'on a
0'=—^, G'(rr)=--,
OU enfin
<p = Carciangw-4- D, G(j?) =— G loga: -f-D'.
Ces résultats obtenus, la première égalité (1) donne
donc
F(tt) = = Glog\/i-HM«-»-D'.
En définitive, la fonction analjrtique cherchée est la suivante
f{z) = G(arc tangu — iloga?/i-i- m*) -4- const.
= G (arc tang - — t logv^a?*-f-/']'-h const. = — iGlog^ -h A -f- /B,
A, B, C désignant- trois constantes réelles.