‹ Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au 16è siècleChapitre 43 sur 452 · ffMons' le lieutenant, après toute · texte numérisé non relu

ffMons' le lieutenant, après toute

recominandacion permise, la femme de Bernard Riffault m'a dit que vous avez faict raectre prisonnier sond. mary pour quelque monoppole qu'on dit avoir esté faict avec les maistres paliciers de ne bailler la vigille de Noël du mestier; et, pour ce que led. Benard est homme foi't ancien , qui n'a besoing d'estre mal Iraicté do sa personne et qu'il n'est dispos de sa personne, comme le vous certiffie, parce qu'il est de mes voisins et amys, je vous prie, en l'absence de monseigneur le président, mon mary, qui est à Sainct Quentain, que le vueillez mectre présentement dehors des prisons, à sa caucion ou en baillant caucion, ainsi que verrez que la chose y est disposée; en ce faisant, ferez service à mond. s' le président et à moy plaisir. . . n. — 3i {M. Itiliy").

1529 (suite). — Janvier {suite).

998. — Marché entre Pierre Prisé, tombier, à Paris, et Robert Alphinseton, prêtre, maître es arts, pour la fourniture de deuxlames de cuivre jaune, mesurant chacune quatre pieds et demi de long sur huit pouces de large , où seront gravés les quatre écussons et l'inscription donnés au tombier; h livrer pour la Chandeleur, moyennant 9 1. 10 s. t. — 5 (fol. /il 6).

999. — Arrangement intervenu entre Marion Chauveau, veuve de Jean Glane, pâtissier, rue Saint-Jacques, agissant comme ayant le droit de Thomas Le Maistre, son gendre, et André Boucard, imprimeur de livres juré en l'Université , concernant la portion de la maison du Lion enferré, rue de la Bùcherie, propriété de l'abbaye de Saint-Eloi de Noyon , dont Thomas Le Maistre s'était réservé la jouissance quand il avait cédé son bail de quarante ans à André Boucard; celui-ci, ayan' fait usage, depuis sept ans et trois mois, des localités que le bailleur s'était réservées, s'engage à verser à Marion Chauveau 91 1. t.; cette dernière donne lesdites localités à bail ,

pour trois ans, à André Boucard, moyennant 1/1 1. t. par an. — 6 (fol. A21).

1 000. — Vente à réméré par Jacques Gontier, laboureur, à Moulins, paroisse d'Ivry-le- Temple, h Jean Yvernet le jeune, libraire et i-eliem* de livres, à Paris, de deux arpents de terre, sis au terroir de Treigny, moyennant i/f 1. t., prix fixé pour le rachat. — 12 (foL/.39).

1001. — Bail , pour neuf ans , par l'acheteur au vendeiu-, desdils deux arpents et d'un troisième, sis au terroir de Fleury, contigu, d'un côté, à Fleurent Yvernet, moyennant, pai- an, deux setiers de blé méteil, mesure de Paris, dont deux tiers froment et un tiers seigle. — 19 (fol. 439).

1002. — Vente à réméré par Pierre Lunet, laboureur et boulanger, h Lagny-sur-Marne , h Julien Luuel, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, de deux setiers de blé froment de rente , mesflre de Lagny, faisant partie d'un muid de rente, à prendre sirr Simonnet Genoust, à Chalifert, moyennant 4 0 1. 1.; le prix du rachat est fixé à 20 1. t. — i4 (fol US).

1003. — Procuration de Jean Petit, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, au nom de Pierre Morenges , marchand et bourgeois deClermont-en-Auvergne, pour recevoir de Michel Graciade, libraire, à Clermont,une somme de 5o I. t. ou plus, comme pour conduire et faire conduire à Paris telle quantité de papier que Jean Petit fera venir d'Auvergne, et pour consigner en justice, le cas échéant, à titre provisoire, les droits que réclameraient les fermiers à raison dudit papier, sauf à poursuivre ceux-ci devant le bailli de Paris. — 19 (fol. lih'j v°).

iOQli. -^ Jacques Le Fèvre, mercier, à Paris, et Anne Bienaisé, sa femme, fille de feu

Jacques Bienaisé et feue Marguerite Lamet, et nièce de Jean Bienaisé , imprimeur, à Paris , donnent quittance à Jean Petit le jeune, marchand et bourgeois de Paris, agissant comme tuteur, avec Jean Adam, imprimeur, à Paris, des enfants minem's de Jacques Bienaisd et Marguerite Lamet, ledit Jean Adam agissant en outre en son nom personnel, de 200 1. t., faisant partie des 266 1. 1. constituant la part d'Anne Bienaisé dans la succession de son oncle et dans celle de son frère, Ricliard Bienaisé, les 66 1. 1. restant dues devant être payées à Noël prochain; en outre, après avoir pris connaissance de l'inventaire des biens de Jean Bienaisé , ils rf quictent . . . lesd. Petit et Adam . . . de toute l'imprimerie et autres biens quelconques qu'ilz pourroient avoir euz en leurs mains ... à cause dud. feu Jehan Bienaisé ... r>, moyennant 35 1. t., dont 28 1. t. ont été payées par les tuteurs, Jean Adam s'engageant pour le surplus à passer un brevet au nom de Jacques Le Fèvre. — 19 (fol. I1I16).

1005. — Jacques Le Fèvre, tailleur d'histoires, à Paris, et Marie Bienaisé, sa femme, (f quictent. . . led. Petit le jeune, tuteur, etc., do leur part. . . de toute l'imprimerie et ccdullesT) de Jean Bienaisé, moyennant 35 1. t., dont 23 1. t. ont été payées par Jean Petit le jeune, Jean Adam devant verser le surphis dans le délai d'un an. — 19 (fol. hhQ v°).

1006. — Bail de sa cm'e, pour six ans, par Crespin Gringa . . . , prêtre , curé de Notre- Dame d'Avrainville, près Châtres-sous-Monlihéry, à Clément Anfray, prêtre, demeurant à Avrainville, moyennant 52 1. 10 s. t. et à charge d'héberger, chaque année, le bailleur, son homme et leurs chevaux, à Pâques, à la Pentecôte , à l'Assomption , à la Toussaint et à Noël ; Etienne Anfray, libraire , bourgeois de Paris, se porte garant de son frère. — 20 (fol. 4^9).

1007. — Bail de son prieuré, avec ses an-

nexes de ffMontoussan et Glerfueille», pour neuf ans , par Jacques de Beaune , abbé commendataire de La Couture, près Le Mans, prieur commendataire du prieuré conventuel de Notre-Dame de Bois-Rahier, près Tours, ordre de Grandmont, représenté par Julien Bidault , à Jean Machefert , marchand , à Tours , moyennant 1 ,000 1. 1. par an. — 26 (fol. 453 et 456).

1008. — Arrangement intervenu entre Germaine Gindret, veuve de Girard Rougeault, chirurgien juré du Roi, bourgeois de Paris, et ses enfants, Adrien Rougeault, chirurgien juré, à Paris, Claude Rougeault, mariée à Jean Bobart, chirurgien et valet de chambre ordinaire du Roi, Jeanne Rougeault, mariée à Jean Thorel, et Marie Rougeault, mariée à Jean Le Gois, dit d'Orléans, barbiers et chirurgiens, à Paris, à l'occasion du partage de la succession de Girard Rougeault : les enftmts . renoncent à l'appel de la sentence du prévôt de Paris rendue en faveur de leur mère; celle-ci les tient quittes des frais auxquels ils ont été condamnés , comme ils la tiennent ellemême quitte des 1 o 1. 1. qu'elle leur doit pour une année du loyer de sa maison. — 26 (foL /.60).

1009. — Titre-nouvel passé par Claude Varin , mercier, à Paris , et Jean Grenet , imprimeur de livres, à Paris, d'une rente de 10s. t. de bois , au profil des Jacobins , pour le rr chauffaige des eniïans dud. couvent^, constituée par un legs de Jeanne, femme de Jean Louis, et grevant la maison dont ils sont propriétaires du chef de leur femme (celle de Claude Varin , GiUetle Saulsoye , est seule dénommée) , sise rue Quincampoix , à l'enseigne du Cheval blanc. — 3i (fol. iyi ).

Février et Mars.

1010. — Vente par Jean Bachelier, marchand , à Longjumeau , à Jean Royer, marchand et bourgeois de Paris, d'un demi-arpent de

vigne, sis à Cliainplau, licu-ilit le Mont de Longjumeau , moyennant Go i. t. — 6 février et 5 mars (fol. ^79).

Février (suite).

1011. — Procuration passée par Angilbort de Mai-nef, libraire juré en TUniversité, bourgeois de Paris , lant ea son nom que comme tuteur de.'i enfants de feu Geoffroy de Marnef, libraire juré en l'Université, et feue Jeanne d' Verres, par Julien Girault, orfèvre, bourgeois de Paris , mai'ié à Philippe de Marnef, et pai' Ambroise Girault, libraire, bourgeois de Paris, marié à Denise de Marnef, au nom de ffHonnefroy de Cellier, m° de la ville du Lyege», pour recouvrer à Liège et aux environs les créances d'Angilbert et de feu Geoffioy de Marnef. — 8 (fol. ^80).

1012. — Quittance donnée par les mêmes, agissant comme précédemment, Angilbert de Marnef agissant en outre comme tuteur des enfants de feu Jean de Marnef, libraire, à Poitiers, à Lucas Challonneau, leur procureur, de 99 1. 17 s. 4 d. t., somme payée en deux cent soixante-quinze florins, monnaie de Liège, ftvallant les troys vingt solz tournois «, et se décomposant comme suit : 91 1. i3 s. /4 d. t. constituant le prix d'une maison, sise à Liège, vendue par Lucas Challonneau, es qualité, à Jean Tif, notaire, à Liège; et 8 1. 4 s. t. constituant le produit de la vente du mobilier de cette maison. — ■ 8 (fol. 48o).

1013. — Procuration passée par Jean Le Royer, vendeur de poisson de mer, à Paris , au nom de Louis Le Royer, son frère, même qualité, pour élire Jean Carrier comme coadjuleur à ïnn des comptoirs de poisson frais aux Halles. — 8 (fol. i8o).

1014. — Bail, pour six ans, de son prieuré d'Igny-le-Jard par François de Champgirault, protonotaire du Saint-Siège , abbé commendalaire de Saint-Maitin d'Ëpernay, prieur com-

mendataire dudit prieuré, à Jean Common, prêtre, curé de Bergères, moyennant sSo 1. 1.

par an. — 9 (fol. 48 1).

1015. — Vente par François de Champgirault, abbé commendalaire de Saint-Martin d'Ëpernay, au diocèse de Reims, ordre de Saint-Augustin , à Guillaume Liénard , notaire , à Épernay, de tous les biens de frère Gilles de ffla Manayen, qui a récemment fait profession en ladite abbaye, moyennant soixante écusd'or soleil, et rfà la charge de faire par led. acheteur, le jour que led. frère Gilles 'de la Maynaye chantera et ceUebrera sa première messe en icelle abbaye , le disncr honneste pour les religieux et autres gens d'icelle abbaye, ainsi que on a acoustumé de faire, et aussi de luy bailler led. jour ung habit et acoustrement neuf, selon l'ordre de lad. religion». — 9

1016. — Nicolas Godart, messager juré en l'Université de Paris, reconnaît avoir reçu de Hervé Dessaulx, religieux de Saint- Jean-de- Latran , curé de Saint-Symphorien-en-Hainaut, une lettre missive , datée du 1 8 février, portant quittance par Hervé Dessaulx à Jean CutoUe, prêtre, à Mons-en-Hainaut , de 3i I. t., montant du loyer, pour un an , de la cure deSaint- Symphorien; Nicolas Godart devra rapporter la somme ou la lettre dans quinze jours: il recevra 10 s. t. pour sa commission. — 19 (fol. 499 v").

1017. — Fondation d'un obit complet, à célébrer chaque année , le jour de la Sainte-Croix , au collège de Cornouailles , par Guillaume de aLysiarti , chevalier de Jérusalem , seigneur de Trohanet, moyennant douze écus d'or soleil, employés à l'achat d'une rente de 'i-i s. p. sur la maison de Jean Marchand, chandelier de suif, aux Tombes, hors la porte Saint-Jacques. — 19 (fol. 498).

1018. — Vente par Jean Maichand, chan-

délier de suif, demeurant aux Tombes, hors la porte Saint-Jacques , au collège de Cornouailles, de 32 s. p. de rente, à prendre sur la maisou qu'il habite , sise rue des Tombes , à l'enseigne des Trois Maillets, moyennant 2 41. t., somme prise sur la fondation de Guillaume de trLysiartii. — i3 (fol. igS v°).

Mars (suite).

1019. — Bail , pour trois ans , pai- Cosme Le Conte, fripier, bourgeois de Pai-is, à Gilles Cousin , laboureur, d'une maison , sise sur les fosse's, entre la porte Saint-Martin et la bastille du Temple, moyennant 6 1. 10 s. t. par an. — 7 (fol. /i99)-

Féviuer [suite).

1020. — Bail, pour trois ans, delà maladrerie et chapelle de Saint-Gilles , près Dreux , pai' Guillaume Briçonnet, écolier étudiant en l'Université de Paris, maître et administrateur de ladite maladrerie , représenté par son père , Guillaume Briçonnet, seigneur de Glatigny, trésorier des cent gentilshommes ordinaires de l'Hôtel, à Pierre Le Seneux, prêtre, chanoine de Saint- André de Chartres , moyennant 85 1. 1. par an et à charge, notamment, de payer wla pension qui est acoustumée faire . . . aux malladesn. — 28 (fol. 5o3).

1021. — Vente par Jean Guyot, libraire, bourgeois de Paris, à Michel Noyenville, de tous les droits de Catherine Le Moine, sa femme, sur la succession de son frère, René Le Moine , libraire , à Paris , moyennant 1 4 1. 1. — 2/1 (fol 5 16).

1022. — Marché entreQuiriaStrico, voiturier par eau, à Nogent-l' Artaud , et Regnault Chaudière , libraire , bourgeois de Paris , pour le ti'ansport de Nogent-l' Artaud à Paris, au Pavé, place Maubert, d'un quarteron de bois de traverse, rrau conte du boysn, cinq cents fagots , deux cents de foin , un quarteron de paille et deux muids de grain , mesure de Pa-

ris, à charger dons la quinzaine, moyennant 10 1. 1. — 27 (fol. 520).

Mars (suite).

1023. — Bail, pour trois ans, par Jean Tliibault, prêtre, curé de Beaubourg, au diocèse de Paris, à Jean Hénault, tailleur de robes, bourgeois de Paris, d'une maison, sise rue Saint-Jacques, à l'enseigne, contre le mur, de l'Image Notre-Dame, moyennant 5o I. t. par an; le bailleur se réserve le droit de reprendre possession de la maison, soit pour y demeurer lui-même, soit pour y faire des constructions, en prévenant le preneur trois mois à l'avance; tf . . . en laquelle maisou et appartenances d'icelle ne pourra led. preneur tenir ne mectre presses d'impi-imeur ne autres locatifz qui facent dommaige ou détériorent lad. maison, mais gens pacificques, honnestes et de bonne vie, renommée et conversation, sans plaintifz de voysins. . . n;. Etienne Anfray, bbraire, à Paris, renonce, au profit du preneur, à la période de son bail qui restait encore h courir. — 5 (fol. 524 v").

1024. — Marché entre Richard Yerdier et Jean Lecoq, maçons, à Arcueil, et Arthus Sahgot, seigneur de Monceaux, scribe de la conservation des privilèges apostoliques de l'Université de Paris, pour la façon d'une muraille de terre et moellon, de deux pieds de large en terre et d'un pied et demi hors terre, ret de six piedz en six piedz faire des chesnes de piastre et enchappronner lad. muraille par le hault et crespir de costé et d'autre aussi de piastre 5); à faire pour le i5 avril, les matériaux étant fournis par le seigneur de Monceaux; prix : 5 s. t. la toise. — 5 (fol. 5a 4).

1025. — Contrat de mariage de Guillaume de Rivo, maître es arts, à Paris, et de Marguerite Roussel, Bile de feu Louis Rousseau, drapier, à Meaux, chambrière au service de Guillaume Briçonnet, seigneur de Glatigny, trésorier des cent gentilshommes ordinaires

de l'Hôtel, et de sa femme, Claude de Levéville; ceux-ci donnent à Marguerite loo 1. t., trois robes, dont une noire, fourrée de panne noire, une autre, de drap noir, doublée de demi-ostade, à poignets de satin noir, et une troisième, de drap d'autre couleur, doublée de serge noire; deux cottes doublées, l'une écarlale, l'autre noire, et deux cbaperons de drap noir, outre ses effets de fille, en décbarge de ce qu'ils peuvent lui devoir pour son service auprès de Jeanne Briuon, mère de Guillaume Briçonnet, et auprès d'eux-mêmes. — 6 (fol. 528).

1026. — Renouvellement par Wolbrant Diruzen, d'Amsterdam, marchand, et par Evrard van den Grane, marchand, à Kampen, l'une des soixante -douze villes de la hanse teutonique, de la quittance générale et réciproque par eux passée à Cambrai , le 1 8 septembre 1627, «... sans comprendre aud.

compte la part d'un Angloys qui estoit chargé du sel, lequel a desrobé et emporté lad. marchandise, laquelle neantmoins ilz ont comptée comme debte perdue... «; cette quittance doit servir à Evrard van den Grane au lieu et place de celle de iSay, qu'il a perdue. — 8 (fol. 53 1).

1027. — Renouvellement de bail, pour neuf ans , par le collège de Dormans, dit de Beauvais, à Nicolas Crespin, libraire, bourgeois de Paris, d'une maison, sise au Monl-Saint- Hilaire, à l'enseigne de l'Image Sainte-Catherine, moyennant 3o I. t. par an. — 9 (fol. 539).

1 028. — Pi'ocuration passée par Charles Chevalier, prêtre, curé de Saint-Martin-de-Lamps, au nom de Barthélémy Berthault, libraire, à Bourges, pour le règlement de sa part dans la succession de son oncle, maître Etienne Chevalier. — 11 (fol. 536).

1029. — Procuration passée par Hervé Des-

saulx , religieux de l'ordre de Saiut-Jean-de-Jérusalem, curé de Saint-Symphorien-en-Hainaut, au nom de Charles Pipa, commandeur (lu Hainaut, pour toutes les affaires concernant le bail de la cure de Saint-Symphorien , consenti à Jean Cutolle , prêtre , moyennant 3 1 1. 1. par an. — i3 (fol. 538 v").

1030. — f ...Hugues Bollart, parchemynier, demourant à Paris , a demandé à Pierre Galloys et Francoys Hancher, aussi parchemyniers, estans en la halle des Mathurins, en laquelle on a acoustumé descendre et mectre le parchemyn qui est admené par les marchans forins, pour icelluy priser et, ce faict , esire party et distribué à toutes personnes, s'ilz voulloient empescher qu'ilz n'eust le lot de parchemyn qui luy estoit escheu ce jour d'huy ; à quoy luy a esté respondu par lesd. Galloys et Hancher, en sortant de lad. halle , qu'ilz ne le voulloient empescher; et après culx partiz, a demandé ledit Bollart h Pierre PouUain et Guillaume d'Auvers, illecques estans, où estoit sond. lot, qu'ilz luy ont respondu que, pendant qu'il s'en estoit allé quérir lesd. notaires, on avoit descendu et devallé sond. lot à tout une corde par les fenestres ..••"; dont acte. — 17 (fol. 542).

1031. — Arrangement intervenu entre Thomas Barnabe, marchand anglais, et Nicolas Faverel, marchand, à Saint- Valery-en- Caux; celui-ci, aidé de plusieurs personnes, s'était emparé, en 1025 , de deux navires appartenant à Thomas Barnabe et du chargement; le lieutenant de l'Amiral h Saint-Valery ayant adjugé la prise à Pierre Michel et autres, Eustache Le Doyen , qui prétendait avoir des droits sur elle , en appela à la Pierre de marbré, à Rouen; entre temps, l'affaire fut évoquée au Grand Conseil , qui condamna Nicolas Faverel à rendre la prise au marchand anglais, et aux dépens; Nicolas Faverel garde la prise, moyennant 3,o/io 1. t.; Thomas Barnabe la lui garantit envers et contre quiconque, et

parliculièremeat envers et contre Eiistaclie Le Doyen et Germain Vivien. — 20 (fol. SAy).

1032. — Dépositions de Nicole Thoreau, prêtre, curé d'Ectot-L'Auber, au diocèse de Rouen, trente ans; Claude Clievallon, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, cinquante ans; Nicolas Prévost, imprimeur de livres, bourgeois de Paris, trente ans; Remy Roisset, libraire et relieiu' de livres, à Paris, trente ans; Thipbaine Auger, veuve de Jean Guillois, demeurant à Paris, trente ans; Claude Chevallon et Nicolas Prévost déposent ffque le jour d'bier, environ les quatre ou cinq heures après midy, il/, virent entrer jusques au nombre de huit ou dix personnes, comme sergens et autres, entre lesquelz y estoient ung homme habillé en prestre et ung paige, qui entrèrent en l'hostel de la Gouslure, assis à Paris, rue Sainct Jaques; et dict oultre led. Chevallon que , en entrant par lesd. sergens et autres en lad. maison, sembloit que se feust comme à ung assault, et estoient garniz, fors lesd. habillé en prestre et paige, chascun d'un baston à leur costé; et que , incontinant qu'ik furent entrez dedans , fermèrent les portes et lost après feirent lever les serreuresn; Nicole Tliorcnu dépose a qu'il veit venir ung serreurier pour lever lesd. serreures. . . »; tous trois déclarent rrque tantosl après arriva ung nommé m' Julien Bidault , qui avoit et a acoustumé soy tenir et loger oud. hostel avec m' Gilles Perrin , officiai de Jozas, lequel Bidault, incontinant qu'il feust arrivé, heurta à la porte dud. hostel fermée, auquel heurt luy fut ouvert lad. porte et entra icellui Bidault incontinant en icellui hostel, et luy estant entre les deux premiers huys d'icellui, se gecterent lesd. sergens et autres sur luy pour le garder d'entrer, en luy donnant plusieurs coups sur son corps, et fut icellui poussé et rebouté d'eulx, qu'ilz le gecterent enmy la rue, et alors fermèrent led. huys; et tantost après sortit led. habillé en prestre, lequel, en appellent led. Bidault, luy

demanda s'il voulloit entrer par amour ou par force, et que s'il y voulloit entrer par force, il n'y enlroit poinct, mais par amour bien; et alors led. Bidault respondit qu'il y voulloit entrer par amour; ce qu'il feist, et environ ung quart d'heure après ce, le virent lesd. actestanssortirsansaucune chose emporter. . . »; Claude Chevallon et Nicolas Prévost ajoutent rrque, environ les sept heures au soir, arriva led. officiai, pensant entrer aud. hostel, ce qu'i ne peult faire, mais luy respondirent lesd. sergens et autres grosses paroUes. . .n; Remy Roisset ffdict. . . que tost après il fut appelle de son ouvrouer, estant illec devant, pour estre présent à vcoir faire inventaire des biens estans en icellui hostel; et que, environ les cinq ou six heures du seoir, il veid oud. hostel led. Ridault parlant à ung huissier et autres gens estans illec dedans , lequel Bidault leur demanda qu'ilz serchoient illec dedans, qui luy respondirent : rrMais vous», et incontinant le voullurent niectre hors par force, disant par eulx qu'ilz l'avoient laissé entrer leans par amour et que s'il ne s'en voulloit aller, ilz le mectroient dehors par force , dont led. Bidault se porta poiu- appellant, en leur demandant leur commission; dict oultre. . . que auparavant que led. Bidault arrivast, led. huissier deist à ung prestre, soy disant procureur de frère Adam Fumée, qu'il le mectoit en possession de lad. maison... s; Thiphaine Auger dépose que trelle estant oud. hostel. . ., où elle a toursjours par cy devant demourè et résidé, vinch'entet entrèrent en icellui environ le nombre de dix personnes, tant sergens que autres gens, et, si tost qu'ilz furent entrez, levèrent la serreure de l'huys de devant et fermèrent led. huys à verroux sur eulx et, ce faict, s'en allèrent à l'huys de la court de derrière, duquelz ilz levèrent aussi la serreure; et après s'en allèrent par toutes les chambres d'icellui hostel; et que, tantost après qu'ilz eurent tout ce faict, ilz demandèrent à lad. Tiphaine oii estoit mons' l'official et si tous les meubles qui estoient leans appartenoient à

madame lagcuoi-alle de Beaune ou estoieiiL de l'abaye de la Cousture; àquoy iad. Thipliaine dict qu'elle leur respondit quelle enlendoit lesd. meubles estre et appartenir à lad. dame ou aud. officiai; et après requist lad. Thipbaiae aiL\ dessusd. sortir de lad. maison , ce qu'i luy accordèrent; et elle estant hors d'icelle, veid venir led. m' .lulien Bidault droict pour y entrer, et, quant elle l'aperceust , se retii-a vers lad. maison pour entrer avec luy ; et alors led. Bidault heurta h lad. porte, auquel heurt luy fut ouvert l'huys d'icelle porte, et, si tost que lesd. sergens et autres gens eslans illec dedans, l'apperceurent et qu'il voulloit entrer leans, se gecterent tous sur luy, le prenant par les clieveulx et luy donnant de grans coups orbes, et, voyant. . . qu'il n'en povoient venir à bout, l'und'eulx donna sur la joue dud. Bidault si grant coup qu'ilz le gecterent lors dehors par si grant roiddeur qu'il cuyda tumbcr au ruisseau de la rue , et alors refermèrent led. huys; et après ce se retira de rechef led. Bidault vers lad. porte, demandant à entrer dedans, qui luy fut denye', mais luy fut dict que s'il y voulloit entrer pai- amytie', qu'il y entroil; et alors led. Bidault deist que ouy, et ce dict, luy ouvrent lad. porte; et adonc entra led. Bidault en icellui hostel, et, après qu'il fut entré et qu'il fut en la court, led. Bidault leiu- demanda de par et à la requeste de qui ilz esloient illec entrez et où estoit leur commission; à quoy luy respondirent qu'ilz ne luy diroient ja et ne verroit leurd. commission; et adonc leur deist led. Bidault qu'ilz n'avoient que faire leans et qu'il estoit procureur et solicitem- de m' Jacques de Beaune, abbé de lad. abbaye de la Goustm'e, et qu'il s'en portoit pom* appellant, et, oyant par ung nommé messire Jehan ce que led. Bidaidt disoit, deist aud. Bidault, en jurant ot blaphemant le corps et sang de Noslre Seigneur, que s'il ne sortoit dehors, on l'en gecteroit par les espaulles; et après ce sortit led. Bidault sans aucune chose emporter de lad. maison; et alors misdrent tous lesd. biens estaus

ACTES NOTAnu;s.

en icelle par inventaire; et dict oultre ladicte Tiphaine que entre lesd. sergens y sont ung nommé Boutin, Monsigot, Deshayes et Cor- (licr. . . 51 ; dont acte, à la requête de Julien Bidault. — 21 et 2 2 (fol. 553).

1033. — Vente par Nicolas Mullot, hôtelier, à Longjumeau, à Jean Royer, marchand et bourgeois de Pai-is, d'un quartier de vigne, sis à Gravigny, moyennant 3o 1. t. — 26 (fol. 556).

103/i. — Bail, pour un an, par Jean Petit le jeune, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris , à Jean de Blé l'aîné , meunier, àPoissy, d'un moulina blé, assis sur les ponts dePoissy, rravecle droict que led. bailleur a en l'arche et pescherye», moyennant 4o 1. t. — 25 (fol. 558).

1035. — Jean Petit le jeune, libraire, bourgeois de Paris , déclare posséder un arpent et demi de pré, sis rrsoubz les boys du Metz , à l'endroit des Loges n, tenant d'un côté à luimême, aboutissant d'un bout au bois des Metz, le chemin entre deux, d'autre bout à la Bièvre, lequel arpent doit aux Cèlestins de Paris 6 s. p. de cens, à cause de leur seigneurie des Metz, payables en lem- hôtel de Porchefontaine. — 27 (fol. 56o).

1036. — ff . . . Gilles Perrin , officiai de l'archidiacre de Jozas, en l'église de Paris, a dict et déclaré, en aderant aux declaracions par luy par cy devant faictes à Jehan Galloys, huissier du Boy nostre sire en son Grant Conseil , que, dès samedi derrenier passé, led. Galloys , acompaigné de quinze ou seize personnes en armes , arriva en i'ostel de la Cousture .... rue Sainct Jaques, auquel il a tousjours demouré, . . . sans garder ne tenir aucun ordre de justice, et d'icelluy rompu et debrisé les huys, prinset ravy les biens appartenans aud. Perrin . . . , et d'iceulx faict à leur plaisir, tellement que depuis led. temps led. Perrin n'a

lllf nniERlE NAIIUNALK.

sceii entrer oud. hostel, qu'i dict luy appartenir, sy non que jeudi derrenier il y fut i'aprés disne'e environ ung quart d'heure , pour avoiide l'argent pour vyvre ; à laquelle declaracion led. Gallois a respondu. . . aud. Perrin qu'il n'a pas dict vérité et qu'il estoit illecques venu avec l'ordonnance du Conseil , pour bailler la possession et saisine à frère Adam Fume'e, abbé de la Cousture, dud. hostel, deppendanl de lad. abbaye, en la personne de m" Jehan Serre, son procureur, en ensuivant la subdclegacion de mons' m' Jehan Relot, conseiller oud. Conseil, exécuteur de l'arrest dud. Conseil donné au proufïït dud. Fumée. . . , et qu'il n'avoit à la suicte de luy, pour luy servir de tesmoings, que cinq sergens à verge ou Chastellet de Paris; à quoy led. Perrin a respondu que quant led. Fumée seroit paisible, encore n'auroit il que faire oud. hostel, parce que icelle maison led. Peri'in dict luy appaiHenir; et sy a dict oultre led. Perrin que en entrant oud. hoslel luy furent mis tous ses gens dehors, et que le laridemain matin meisrent les gens et chamberiere de madame la generalle de Reaune, qui estoient oud. hostel, dehors; et si dit oultre qu'il fut dict à la norrice de lad. generalle, es tans illecques dedans, que sy elle ne s'en alloit, ilz la metleroient avec sond. eniïant sur les carreaulx; et sy a dict oultre led. Perrin aud. Galloys que quant a la confection de l'inventaire dont il parle de présent, mesmement des livres estans oud. hoslel , qu'il n'a que faire d'y aller ne d'i estre presr-iit, parce que depuis huit jours en ca il y a tousjours demeuré et ont faict ouvertiu-e des coffres estans en icelluy hostel; à quoy led. Galloys a aussi respondu que, depuis qu'il eust baillé lad. possession aud. de Serre, procureur, il

n'y est entré ne allé que deux ou troys foiz , que le serviteur dud. Perrin estoit présent, et que l'une des foiz il y fust pour luy bailler quelques meubles et habillemensà son usaige, et aussi que led. Perrin ouvi'it le grenier dud. hostel, duquel il emporta ung sac plain de papiers, et duquel il a encores la clef (à quoy led. Perrin luy a dict que i ne luy demandit jamais ce qui estoit à luy), et que neantmoins qu'il faisoit aud. Perrin commandement de bailler les clefz desd. coffres et grenier; à quoy led. Perrin a respondu qu'il n'avoit que faire de bailler lesd. clefz , parce que ceulx qui estoient illecques dedans avoient assez faict ouverture desd. coffres et grenier, et qu'il protesloit à rencontre dud. Galloys de tous ses despcns . . . , en son propre et privé nom , et aussi qu'il faisoit pareille protestacion pour mad. dame la generalle. . . ; et led. Galloys protestoit à rencontre dud. Perrin aussi de tous despens. . . pour raison des injures qui luy ontesté dictes par led. Perrin . . . , et led. Perrin au contraire; et. . . a led. Gallois faict yteratif commandement aud. Perrin de bailler lesd. clefz, affin de faire led. inventaire , à la conservacion du droict de qui il appartiendra, ... ou autrement qu'il feroit faire ouverture de Roy; à quoy led. Perrin a respondu que luy et ceulx qu'il a mis leans en avoient trop faict, et oii il passeroit outre à faire lad. ouverture, a dict qu'il en appelloit, ensemble de ce que led. Gallois a mis des gens armez et enbastonùez en son logis, par force, qu'ilz le tiennent encores; à quoy led. Galloys a dict que pour révérence dud. appel il differoit et diffère de faire lad. ouverture ... 1 ; dont acte aux deux parties. — 27 (fol. 56 1 ).

3o MARS 1 529-1 4 AVRIL l5oO.

Pierre Grozon.

Liasse, 782 feuillets, papier et parcliemiii.

1518. —Août.

1037. — Inventaire après le décès de Robert Le Pennelier, boulanger, bourgeois de Paris, marie' à Regnauide Le Wefz, son exécutrice testamentaire , sœur de Barnabe Le Wefz, chirurgien barbier, demeurant entre les deux portes Saint-Jacques.

Inventaire des biens trouvés en une maison sise rue Saint- Jacques , à l'enseigne de l'Annonciation Notre-Dame.

Articles à noter : ffim douzaines etdemye de petit pain blanc , vi s. vni d. p.

ffxni pains bourgais, vi s. vin d. p.

rrDix neuf pains bis, vu s. vni d. p.

trUne douzaine de tranchouez paincturez, XII d. p... fl (fol. 1 v°).

trUng tableau garny d'une veoirriere à une Nostre Dame de Pitié, 11 s. p ... » (fol. 3).

Parmi les papiers, vente au défunt par son frère, Jean Le Pennelier, drapier, à Elbeuf, paroisse Saint- Jean, d'une rente de 16 s. t., moyennant 8 1. t., 9 janvier 1/191 (fol. 7 v°).

Inventaire de la maison sise à Montrouge. — 9, 3, II, 9 et ih (fol. i-i3).

1529. — Mars.

1038. — Bail, pour trois ans, par Nicole Musnier, docteur en décret, général de l'ordre de la Sainte-Trinité et Rédemption des captifs, à Pierre Chupin, libraire et relieur de livres, à Paris , d'une maison , sise rue du Foin , à l'enseigne de l'Etrier, nouvellement bâtie par le bailleur, moyennant ko 1. t. par an; on a cancellé le passage stipulant que Millet Belin, beau-père du preneur, marchand et bourgeois

de Paris, demeurant l'ue de la Morlellerie, se portait caution. — 3i (fol. 16).

Avril.

1039. — Bail, pour deux ans, par le collège de Tréguicr à Foucqucs Le Page , écolier étudiant en l'Université de Paris, d'une chambre donnant sur la cour du collège, actuellement occupée par Jean Le Bâtard, boursier du collège, moyennant 8 1. t. par an. — 10 (fol. 19 V).

1040. — Vente par Thomas Le Fèvre. . ., (le Yilletain, paroisse de Jouy-en-Josas , à Pierre Gaudoul, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris, d'une mine de blé raéteil, mesure de Paris, de rente, h prendre sur un arpent de terre, sis à Orsigny, lieu-dit l'Orme rond, et sur le tiers par indivis d'une maison, sise h la Fontaine de Villetain , et de dix-sept arpents de terre , sis à Villetain , ladite maison et les dix-sept arpents déjà chargés, au profit de l'acquéreur, d'une rente de trois setiers de blé méteil; pi'ix : 1 10 s. t. — 1" (fol. 19).

1041. — Bail, pour huit ans, par Angilbert de Marnef, libraire juré en l'Université, bourgeois de Paris , agissant comme tuteur des enfants de feu Geoffroy de Marnef, libraire, bourgeois de Paris , et de feue Jeanne d'Yerres , et comme procureur de Cosme de Neuville, vendeur de vins juré, à Paris, qui a la garde de son beau-fils, Geoffroy de Marnef, fils de fou Jeau de Marnef et de Marguerite Crespin, remariée à Cosme de Neuville, par Julien Girault, orfèvre, et par Ambroise Girault, li-

braire, bourgeois de Paris, à cause de leur femme, à Pierre Rebours, cordonnier, bourgeois de Paris, de tout leur droit sur la maison du Cygne, sise place Maubert, occupée précédemment par Jean Andii, moyennanr 18 1. 1. par an. — 2 (fol. 28).

1042. — Reçu par Thomas Barnabe, marcliaud anglais, à Nicolas Faverel, marchand, à Saint-Valery-en-Caux , de 896 1. 2 s. 6 d. t., acompte des 1,2/10 1. t. payables la veille, aux termes de la convention intervenue entre les parties le 20 mars dernier; le reliquat sera payé le 10 courant à Rouen, sans préjudice des i,5oo 1. t. payables à la Toussaint. — 6 (fol. 33 v°).

Sans date.

1043. — Procuration de François Regnault, libraire juré en l'Université de Paris, au nom de Jacques Busson , procureur en Parlement, à l'occasion d'un procès avec Nicolas Goubert. — Entre un acte du 6 et un acte du 8 avril (fol. 36 v").

Avril (suite).

1044. — A la requête de Jean de Bonlieu, marchand, Richard Durand, âgé de quarantedeux ans, Henri Le Clerc, âgé de trente ans, Jean Péan, âgé de trente-deux ans, et Jean Pâtissier, âgé de trente-six ans, domiciliés à Paris , font la déposition suivante : rt . . .ilz ont bonne congnoissance de. . . Loys Guillard, à présent evesque de Chartres, et de Jehan de Bonlieu, marchant; que en l'an mil cinq cens vingt quatre fut faict permutacion de l'evesché de Tournay, pour lors appartenant aud. révérend Guillard, à l'evesché de Chartres, aussi pour lors appartenant à . . . mons' le cardinal du Liège , et à raison desd. permutacioas . . . led. révérend Guillard estoit tenu de fournir aucunes grosses sommes de deniers aud. cardinal du Lyege, et pour la guerre qui estoit pour lors entre le roy de France nostre s', d'une part, et l'esleu Empereur et le roy d'Angleterre, d'autre, que l'on ne osoit communiquer de

pays en autre si ce n'estoit sur bon saufz conduitz ; et pour éviter le danger que lesd. sommes de deniers ne feussent perdues, prinses et pillées par les gens de guerre et autres mauvays garsons qui estoient pour lors rcgnans sur les champs, tant d'une part que d'autre, fut envoyé grant nombre de plusieurs sortes de marchandises ésd. pays dud. s' Empereur pour fournir et payer lesd. sommes de deniers aud. cardinal et autres qui estoit neccessaire de payer pour lesd. permuttacions ; par deux foys fut délivré grant nombre desd. marchandises, comme dict est, que led. Jehan de Bonlieu avoit envoyées de la ville de Rouen à la ville de Peronne, et qui furent délivrées à ung nommé Esloy de Vymy, demourant à Cambray, pour les passer et conduire. . . à la ville de Vyllanciennes, desoubz les saufz conduitz dud. Esloy de Vymi, qu'il avoit obtenu dud. s' Empereur, et desoubz le sauf conduict et reserve de Eustace Le Doyen, qu'il avoit obtenu dud. roy de France ; . . . la dernière marchandise délivrée aud. Eloy de Vymy, . . . quatre ou cinq jours après que l'on luy eut délivrée et qu'il l'avoit enlevée et menée en lad. ville de Vallanciennes, arriva en lad. ville de Peronne ung poste envoyé desd. villes de Vallenciennes et de Cambray, qui apporta nouvelles que lesd. dernières marchandises délivrées aud. Esloy. . . estoient arrestées à lad. ville de Vallanciennes et que led. Esloy avoit praticqué de les faire arresler par plusieurs pei'sonnages en lad. ville ; et les nouvelles oyes dud. arrest, de paour que lesd. perrautacions ne feussent rompues , convint en toute dilligence d'envoyer plusieurs postes et messaigers en plusieurs contrées, tant en la ville de Paris, par devers led. révérend Guillard, pour ladvertir dud. arrest et pour recouvrer lectres de crédit et autres choses ncccessah'es pour pai'faire lesd. permuttacions, et aussi fut envoyé autres postes et messagers dud. Peronne à la ville de Calays, par devers led. Ystace Le Doyen, qui y estoit pour lors, et autres lieux , . . . et aussi que les trompettes de mons' de Hu-

myeres et de mons' fie Sainct Andry furent euvoye'es plusieurs foys de lad. ville de Peronne à Cambray, et tous lesd. postes, messagers et trompettes et voyages furent faitz à cause et raison dud. arrest; ... et pour ce qu'il ne revenoit nulz desd. postes et messagers qu'il avoit envoyez aud. Galays , noble homme Germain Vyvien, grenetier de Paris, cousin germain dud. révérend Gaillard, qui conduisoit i'afaire desd. permutacions, lequel délivra et feist délivrer lesd. dernières marchandises, arresle'es pour les raisons dessusd. , aud. Eloy de Vymi, et se partit de lad. ville de Peronne avec nions' l'esleu du Val et led. Jehan de Bonheu , pour aller à Abeville savoir à quoy il tenoit que nulz desd. postes et messagers n'estoient retournez; et apre's qu'ilz furent arrivez en lad. ville d' Abeville, le lendemain arriva l'un desd. postes, qui declaira pour quoy nulz desd. postes n'avoient peu plus tost retom'ner, par l'empeschement que mons' le debitis de Galays leur avoit donné ; et sa responce oye, de rechef fut renvoyé aud. Galays par devers led. Doyen , et de lad. ville d'Aheville lesd. grenetier et du Val se retirèrent à la ville de Paris, et de plus tost qu'ilz furent arrivez , led. révérend Guillard partit dud. Paris , acompaigné de plusieurs notables persoimcs, avec lesd. grenetier et l'eslu du Val, pour aller à lad. ville d'Abeviile, et de rechef renvoyèrent à lad. ville de Galais m° Tilus de la Mollyere avec ung nommé Payen, pour emmener led. Le Doyen de lad. ville de Galays à Abeville, pour parlementer ensemble, là où led. révérend Guillard et toute la compaignye séjournèrent longuement, actendant que led. Le Doyen arrivast; auquel lieu dud. Abeville lesd. Le Doyen, Titus et autres arrivèrent h plusieurs chevaulx de postes, là où estoit led. de Bonlieu aud. Abeville, et le tout faict à i'ocasion dud. arrest; et dit oultre led. Durant savoir les choses dessusd. parce qu'il estoit présent, fort aud. heu d'Abbeville, auquel lieu il scet lesd. révérend Guillart, grenetier et autres avoir esté. . . i. — 1 5 et 16 (fol. /i3).

REGUEIL D'AGTES NOTARIES.

1045. — Vente par Pierre Richard, laboureur, à Fleury, paroisse de Meudon , à Regnault Ghaudière, libraire, bourgeois de Paris , d'un quartier de vigne , sis à Meudon , lieu-dit Bigot, tenant d'un côté à l'acquéreur, moyennant 1 9 i. 10 s. t. , une mine de blé froment et deux boisseaux d'orge. — 20 (fol. Ii8 v°).

1046. — A la requête de Louis Lasserre, prêtre, proviseur du collège de Ghampagne, dit de Navarre, chanoine et granger de Saint- Martin de Tours, agissant pour Louis Guillard, Jean de Bonlieu, marchand, à Arras, autrefois à Rouen, déclare trque dés le sabmedi xxx' et pen ultime jour du moys de décembre l'an M v" XXV, . . . Loys Guillart, evesque de Ghartres, à la requeste de Eustace Le Doyen, marchant, demeurant à Beauvaix, fist transport. . . aud. de Bonlieu de plusieurs sortes de marchandises arrestées en la ville de Vallenciennes par aulcuns marchans de lad. ville de Vallenciennes et aultres villes, lesquelles marchancUses l'an m v" wuiî avoient esté baillées. . . en la ville de Peronne par nobles hommes Germain Vivian, grenetier de la ville de Paris, et Pierre de Wignacourt, escuyer, capitaine de Moatdidier, et aultres, à ung nommé Eloy de Vimy, mardiant, demeurant à Gambray, pour les mener. . . en lad. ville de Vallenciennes, dessoubz les saulxconduictz. . . dud. Le Doyen, qui avoit obtenu led. saulconduyt. . . du Boy, et dud. de Vimy, qui avoit saufconduyt de l'Empereur, et aussy avoit charge et entremise comme facteur dud. Le Doyen ; ouquel lieu de Vallenciennes les dehvoit délivrer à ung nommé m° Anthoine Le Brun , pour les envoier en la ville d'Envers , à ung nommé Jehan Baptiste Garde Roty, pour illec les vendre, et des deniers venans d'icelles marchandises doibvoit payer à mons' le cardinal du Liège quelque grosse somme de deniers que led. révérend Guillard estoit tenu de luy payer pour les fruictz qu'ilz luy estoient deuz de son eveschié de Ghartres, du temps

que led. cardinal tenoit led, eveschié de Char- Ires, ou à aultres pourluy; ... led. transport faict par led. révérend à icelluy de Bonlieu desd. marchandises fut foict pour éviter confiscation desd. marchandises , parce que la veritd est que led. de Bonlieu avoit achaté en son nom prive et de ses propres deniers en la ville de Rouen lesd. marchandises et les avoit envoiées ... en lad. ville de Peroniie aux gens et facteurs dud. Euslace Le Doien, duquel se mesloit ied. grenelier; et après que led. de Bonlieu eust envoyé lesd. marchandises dud. Rouen en lad. ville de Peronne, ied. Germain Vivien et autres prindrent icelles marchandises , en l'ahsence dud. de Bonlieu et oultre son gré, et les délivrèrent ainsi comme dessus est dict; lequel Vivien voyant, après l'arivement dud. de Bonlieu aud. Peronne, que n'estoit contant de sesd. marchandises ainsi délivrées en son absence, promist aud. de Bonheu de l'en payer ou faire payer, et led. Vivien donna charge à m" Titus de la Molière, pour lors pr-ocureur du Roy à Peronne, et à ung nommé Jehan Portier et à Claude d'Artois de faire compte desd. marchandises avec led. de Bonlieu, tant de marchandises arrestées que d'autres par luy délivrées pour lesd. permutacions , et aussy porce que led. attestant scavoit pour vérité que led. Le Doien avoit pris la charge totale de livrer les deniers pour les permutacions de l'cveschié de Tournay à l'evesché de Chartres ; et la princqiaile raison qui esmeut led. de Bonheu à prendre le transport dud. révérend , se fut porce que led. de Bonlieu n'estoit poinct payé de sesd. marchandises aiTestées eu lad. ville [de] Vallenciennes et aultres delivi'ées pour lesd. permutacions en favem' dud. Le Doien, et aussy porce qu'il voioit que led. Le Doien ne le payoit poinct , lequel avoit receu manuellement grosse somme de deniers dud. révérend Guillard, et que par plusieurs foiz led. de Bonlieu s'esloit retiré pardevers led. Le Doien et aultres pour avoir payement de sesd. marchandises et de ce qui luy estoit deu; lequel Doien requist Ied. attestant d'aller pardevers

led. révérend Guillard , qui aussy avoit saulxcouduyt de l'Empereur, por saulver lesd. marchandises, lequel luy bailla lectres missives adressant aud. révérend Guillard pour faire led. transport, ce qu'il fisl sans fraude. . . et pour faire plaisir ausd. attestant et Le Doyen ; lequel Le Doien a baillé aud. attestant. . . les marchandises mentionnées aud. ti'ansport et ainsy arrestées. . . , en payement et solution sm" et tant moins de ce que led. Le Doien doyt aud. atestant par compte faict ensemble le ix° et le xn° mars m v" et vingt et cinq, parce que lesd. marchandises . . . avoient esté chargées, acquittées et vuydées hors du royaulme de France, dessoubz le nom. saufconduyt et reserve dud. Le Doyen, lesquelles ueantmoins appartenoient aud. actestant de sou chef. . . , et qui ont esté comprinses au compte final faict entre lesd. Le Doyen et de Bonlieu led. xii' jour de mars oud. an v° xxv . . . , ésd. marchandises. . . led. Le Doyen ne pourroit pretendj-e luy estre desduict et rabatu par led. révérend Guillard sur ce qu'il doibt à icelluy révérend Guillard au moyen du transport que icelluy révérend pourroit avoir faict aud. de Bonlieu ésd. marchandises, aucune chose, pour les causes dessusd., parce que led. Le Doyen en a payé led. actestant. . .n. — 90 (fol. 56).

10/i7. — Vente, moyennant 38 i. t., par Pierre Baudet l'aîné , labourem', à Issy, à Jean Petit l'aîné et Jean Petit le jeune, libraires jurés en l'Université, bourgeois de Pai'is, de 48 s. p. de rente, montant du bail de la moitié d'une maison , sise à Issy, rue des Noyers , consenti, le 6 mars 1607, par Pierre Baudet à Noël Baudet, laboureur, à Issy. — 2a et 2 3 (fol. 68).

1048. — Titre-nouvel passé par Noël Baudet pour la totalité de ladite maison, grevée de ladite rente de 48 s. p. ; cette maison aboutit par derrière auxdits Jean Petit. — 92

1049. — Bail de sa commanderie, pour trois ans, par Jacques de Bourbon, chevalier de l'ordre de Sainl-Jean-de-Je'rus?.lera, commandeur de La Ville-Dieu-en-la-Montagne , au diocèse de Rouen , à Nicolas Che'rié, marchand , à Aumale, au diocèse de Rouen, moyennant 85o 1. t. par an et à charge d'héberger le bailleur et sa suite un jour et une nuit chaque anne'e. — 28 (fol. 76).

1050. — Bail de son prieuré, pour neuf ans, par Jean Poli, prêti-e, prieur commendataire de rrNidzn, au diocèse d'Orle'ans, à Liénard Le Fèvre et Jean Halle', laboureurs, h trNidzfl, moyennant i/jo 1. t. par an et à charge d'héberger le bailleur, son homme et ses chevaux, toutes les fois qu'il viendra au prieuré, durant six jours chaque fois. — 99 (fol. 82).

1051. — Bail, pour six ans, par René Brinon, seigneur de Guyancourt, conseiller en Parlement, à Raoulet Biberon, laboureur, audit lieu, de son château et ses dépendances, à l'exception des fossés et du poisson, moyennant, par an, sept muids et demi de grain, les deux tiers blé et le reste avoine , mesure de Paris, un pourceau ou 60 s. t., au gré du bailleur, deux douzaines de pigeons et six chapons, livrables à Paris, et à charge de tr faire par chascun an. . . huict voictures de son cheriot, chevaulx et bernois, pom* ai-river toutes les matières et autres choses nécessaires pour les reppas, ediffîces et provisions que ied. s' bailleur vouldra faii-e faire aud. lieu et chasteau. . . ». — 29 (fol. 84).

MAr.

1052. — Simon de Colines, marchand et bourgeois de Paris, ayant acquis de Denis Bèthe, prêlre, curé d'crArchy», et de Jean Bèlhe, demeurant à Saint-Marcel, près Paris, son frère, un arpent de terre, depuis planté en vignes, sis à Saint-Marcel, près Paris, aboutissant sur le chemin de l'Arbalète, à eux

vendu, le 28 décembre 1527, par Pierre Bartliomier, chevecier de Jargeau, moyennant 100 s. t. de rente et à charge de construire, dans les deux premières années , une maison sur la rue de l'Arbalète , passe titre-nouvel au profit de Pierre Barthomier, envers qui il se reconnaît en outre redevable d'une autre rente de 12 s. t. — 19 (fol. 87).

1053. — A la requête de Julien Le Normand , locataire de la maison à l'enseigne de l'Image Notre-Dame , rue de la Petite Bretonnerie, propriété de la chevècerie de l'église Saint-Etienne-des-Grés, Etienne Rozet, maçon, Marguerite Banquety, veuve d'Alain Roze, charron , Jean Richard , prêtre , tous demeurant rue de la Petite Bretonnerie , Jean Richard habitant la maison à l'enseigne de l'Image Notre-Dame, attestent que le 3i mars dernier, Julien Le Normand fît sceller la porte de la chambre occupée par maîti'e Marin Fleury, depuis Noël dernier, contre le gré de Julien Le Normand et sans le payer; qu'il y a environ trois semaines. Marin Fleury, acccompagné de la femme de Robert Le Mazier, a levé les scellés, fait crocheter la serrure par un petit ffgarsi serrurier et emporté presque tout ce qui se trouvait dans la chambre; que des écoliers inconnus sont ensuite venus, déclarant que Marin Fleury leur avait loué la chambre et rfvoullant bastre et oultrager la femme dud. Le Normant»; que Jeanne de Bourges occupe dans cette maison quatre chambres, contre le gré de Julien Le Normand, et qu'elle y loge des tr filles et femmes dissolues et de meschant gouvernements, dont l'une lui vola l'hiver dernier une robe noire fourrée; Marguerite Banquety ajoute que Jean de rfSenen, prêtre, se retira dans l'une des chambres de Jeanne de Bourges, avec sa ribaude, aussitôt après c^u'il eut tué Gillet, praticien en cour d'église, et qu'il y séjourna quatre ou cinq jours; qu'actuellement Jeanne de Bourges loge ffdix femmes dissolues et de meschante vie«. — 3 (fol. 87).

1054. — Contrat de mariage de Françoise Rendon , fiHe de feu . . . Rendon , saucier du Roi , et de Mai'guerile Rousse . . . , remariée à Julien du. . . , marcliand et bourgeois de Paris , avec Pierre du Griffon, sommelier de Maximilien Sforza. — 7 (fol. 90).

1055. — Marché entre Perrenelle Perdrier, dame de Villaines, Médan et Remy, et Jean Bigau, verrier, pour la fourniture des rr ouvrages de verrières que lad. dame vouldra fere mectre au corps d'ostel neuf dud. Villaines «, à livrer pour la Saint-Jean, le tout pareil , comme verre et plomb , au petit panneau d'échantillon présenté par le verrier, moyennant 3 s. t. le pied de verrière en œuvre. — 8 (fol. 92).

1056. — Abandon par Foulques Le Page, écolier étudiant en l'Université de Paris, au profit de Jean Le Bâtard, de ses droits sur une chambre, dépendant du collège [de Tréguier] , au second étage, ayant vue sur la cour, à lui louée par Geoffroy Sézon , principal du collège ; ledit abandon consenti à charge pour Jean Le Bâtard de loger, pendant un an , Foulques Le Page, ffluy cinquiesmen, dans ladite chambre, dûment meublée, moyennant 91 1. 1.; dans le cas oi"i Foulques Le Page serait contraint de quitter l'Université de Paris, la somme pai' lui due serait calculée au prorata de la durée de la jouissance. — 20 (fol. 108).

1057. — Abandon par Geoffroy Sézon, principal du collège de Tréguier, à Jean Bâtard, boursier du collège, pendant tout le temps que celui-ci sera boursier, de la jouissance gratuite d'une chambre, au second étage du collège, ayant vue sur la cour; par contre, Jean Bâtard abandonne au principal les revenus de sa bourse et les 60 s. t. qui devaient lui être payés chaque année , tant qu'il serait boursier. — 20 (fol. 108 v°).

1058. — Nouveau bail, pour trois ans, par

le collège des Cholets h Michel Marchand, libraire et relieur de livres, à Paris, d'une maison, sise rue Saint-Etienne-des-Grés, à l'enseigne de l'Écuyer, moyennant 5i 1. 1. par an. — 9 1

(foL 111).

1059. — Marché entre Bastion Bénard, tombier, à Paris, et Pierre Saujot, prêtre, pénitencier et chanoine d'Auxerre, pour la fourniture d'une tombe de marbre noir de Tournay, de plus de six pieds de long sur trois et demi de large, à un chanoine, aumusse sur le bras, vêtu d'un surplis, à ses côtés un pilier garni de trois images, un tabernacle à un Abraham et deux anges sur la tête, ffsur ses piedz ung entrepiedn, aux coins et à l'entour les écussons et l'inscription, plus deux vers à un endroit non désigné; à livrer en un bateau en Grève, pour la fin d'août; prix : vingt écus d'or soleil. — 29 (foLii5).

1060. — Reçu par Jean Douval, écolier, à Paris, originaire du diocèse de Léon en Bretagne, à Jean Le Voyer, procureur au Châtelet de Paris, de vingt écus d'or soleil, représentant la valeur d'une bourse au collège du Plessis, vendue par Jean Douval à Jean Le Voyer, écoher, à Paris , neveu du procureur au Châtelet, et celle du mobilier de la chambre.

— 96 (fol. 1 24).

1061. — Bail, pour trois ans, par le collège des Cholets à Mathieu Le Moine, tombiei-, à Paris, d'un corps d'hôtel dépendant de la maison à l'enseigne de l'Image Saint- Jean, sise rue Saint- Jacques , moyennant 19 1. 1. par a:i.

— 3i (foL i36).

Juin.

1062. — Testament de Guillaume de Miremont, prêtre, chanoine de Thérouanne, " prolonotaire du Saint-Siège; legs au seigneur de Sugny, son beau-frère , marié à Antoinette de Miremont, des seigneuries de Beaurepaire,

au comté de Retliel. et des Bois-de-Bray, ainsi que de ses droits sur la terre de Neuvizy et de ses biens à Epernay et aux environs. — i"

1063. — A la requête des maîtres pourpointiers jurés de Paris, Jacquelte Quantin, femme de Guillaume Langlois, Malhurin et Jean Bonllard, Robert Thabarye et Guillaume Bauquart , tous revendeurs de friperie , demeurant à Paris, déclarent que, les 25 et 99 mai derniers, les maîtres couturiers jurés saisirent chez eux le corps d'un pourpoint de demiostade, non assemblé, et une manche d'un pourpoint de toile, non assemblé, un collet de robe, un pourpoint de demi-ostade et un autre de futaine, un bas de manche de pourpoint, de velours noir, et un pourpoint de toile, que ces vêtements furent déposés chez le couturier Moreau et chez un couturier de la place Maubert, au coin de la rue des Lavandières, où les intéressés purent les racheter moyennant 2 9 d. t. , 3 s. t. , 5 s. 6 d. t. , 2 s. t. et 20 d. t. — i"(fol. 189).

106/i. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean Thibaut , prêtre , curé de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine de Beaubourg, au diocèse de Paris, à Etienne Bruneau, prêtre, audit lieu , Jean Bruneau l'aîné et Jean Bruneau le jeune, laboureurs, à Champigny-sur-Marne, moyennant 80 1. 1. par an, et à charge d'héberger le bailleur, qui s'est réservé la chambre haute du presbytère et un cellier, et son domestique , quatre fois l'an , à raison de trois jours chaque fois. — 4 (fol. 1/18).

1065. — Contrat de mariage de Claude Ferrebouc , fdle de Jacques Ferrebouc , libraire , boui'geois de Paris , et de feue Jeanne Potier, avec Pierre Baudoin, compagnon imprimeur de livres, à Paris; Jacques Ferrebouc donne à sa fille, en représentation de ses droits sur la succession de sa mère , 1 2 0 1. t. , deux robes , trois corsets, deux chaperons mitoyens et

ffdeux raisons de matrices, complectes, l'une la gloze du Bourgeois et l'autre la lectre des Sommes, garnies de leurs moullesi, et un tiers d'arpent de vigne, sis sur les carrières de Vaugirard, actuellement loué à un nommé Tbiersault 19 s. p. l'an et provenant de Nicole Compaing, procureur en Parlement, qui avait légué 100 1. t. pour aider à marier Claude Ferrebouc, legs auquel l'état de la succession avait fait substituer ce tiers d'arpent. — 5 (fol. l52),

1066. — Vente j^ar Pierre. . ., libraire et relieur de livies, à Paris, et Mathurine Le Moine, sa femme, à Michaud Novembille, marchand et laboureur, à Dammartin, près Mantes , de dix-sept perches de terre , sises audit lieu, lieu-dit le Voyer, moyennant 67 s. t.; à Nicolas Fleury, praticien en cour laye, d'un trcreulxi de maison et douze perches de jardin, sis au même lieu, moyennant 24 1. 3 s. t.; à Jean Herpin , menuisier, audit lieu , de cinq quartiers de terre, sis audit lieu, moyennant 17 1. 7 s. t. — 7 (fol. i53).

1067. — Vente par Toussaint Sconet, imprimeur de livres, à Paris, et Vincente de Liège, sa femme, à Jacques Thibaudeau, prêtre, chirurgien ordinaire du Boi, curé de Mespuits en Beauce, chanoine de Notre-Dame de Cusset en Auvergne, de 60 s. t. de rente sur la moitié par indivis d'une maison , sise au Haut Clos-Bruneau , à l'enseigne de la Rose rouge, tenant d'un côté à l'acquéreui-, tenant d'autre part et aboutissant à l'hôtel de Corbeil , moyennant 36 1. 1. — 19 (fol. 169).

1068. — Bail de son prieuré, pour trois ans , par Jacques Le Roy, abbé de Saint-Florent , prieur de Saint-Nicolas de Couture-d'Argenson , à Pierre Leriget le jeune, marchand, à Ruffec, moyennant 1 , 1 00 1. t. , et à charge par le preneur de fournù' le gîte au bailleur, ses gens et ses chevaux, toutes les fois qu'il viendra au prieuré, comme de lui tr bailler par chascun an

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