CR. Acad. 1906, p
RbGUBIL 0*ÂRGBéOL001B ORIBIITALB. VHI. FÂVRIBR-JUIN 1907. LiVR. 2 |
Bien qu'elles laissent encore quelque peu à désirer, Texamen de ces reproductions me paraît confirmer, au moins sur deux points essentiels, les conclusions auxquelles j'étais arrivé par voie d'induction conjecturale.
Le mot énigmatique par lequel débute l'inscription est bien tout simplement comme je l'avais supposé, le verbe ordinaire k:i3 « a été érigé ». On discerne nettement les linéaments essentiels du tet initial, quoique la lettre ait passablement souffert. La suivante est visiblement un noun.
Pour ce qui est du nom du dédicant, la lecture ddw*i z= Vindex^ que j'avais proposé de substituer à l'invraisemblable V3")J''Tzz: Ouinarcatz, est pleinement confirmée. La troisième lettre, avec sa grosse tête et sa queue courte, répond mieux paléographiquement à la forme du dalet qu'à celle du rech. Quant à la dernière, c'est bien le samek néopunique tel que je l'avais soupçonné a priori^ avec sa structure si caractéristique.
Sur d'autres points encore les nouveaux documents nous apportent quelque lumière. Le nom de la défunte n'est certainement pas srLnDfjw, comme l'a lu M. Berger. La lettre qui suit le waw est encore ici le samek^ dont les éléments indûment dissociés ont fourni la lecture erronée yod + kaph. La première lettre, qui a souffert à sa partie supérieure, pourrait être à la rigueur un taw aussi bien qu'un nou7i. La tentation serait assez forte d'y chercher quelque nom d'origine romaine comme celui de Vindex. J'avais même pensé un moment à une transcription de Fausta. Mais la tige du premier caractère est trop raide pour avoir pu appartenir à un phé. D'ailleurs, on s'attendrait dans ce cas à voir le t latin rendu, comme d'habitude, par un tet et non par un taw. Le plus sage, jusqu'à meilleur avis, est de considérer ce nom de femme comme appartenant à Tcnomastique indigène; cf. pour l'élément initial, le nom de femme n:*ivn néop. n*> 130*?
1. Peut-être pourrait^on comparer les noms de personnes Thevestinay Thevestinus, Tevestina, etc., qui semblent avoir été à l^origioe des ethniques de Theveste (Tebessa)?
INSCRIPTION NÉOPUNIQUE 19
Il doit en être de même du nom du père ^V^D. Je in*étais demandé plus haut si le groupe final ''Sr ne correspondrait pas par hasard à une terminaison aeuSy aius. Je pensais à ""W zz Gains. Mais cette terminaison apparaît aussi dans des noms néopuniques notoirement indigènes, témoin "^vrin (Maktar, n** 2*). Ici également, d'ailleurs, le kaph est exclusif d'une origine romaine, le c latin étant rendu constamment par le qoph^. 11 se peut que notre nom ^V3S^5 soit identique à celui qu'on a lu autrefois, non sans hésitation, ^3;36)s ou 'ï5?3(3r)S dans la grande dédicace de Maktar (col. 4, 1. 2»).
La lecture de la dernière ligne demeure toujours extrêmement douteuse. Tout ce qu'on peut assurer, c'est que celle proposée par M. Berger
T7V:n ]3r3r[3]b[a] [M]al[c]atsan. Ex voto
est entièrement à rejeter. La première lettre, fort mal conservée, est difficilement un m^m; elle a plutôt l'allure d'un waw, ou mieux d'un yod. La deuxième est certainement un taw^ la troisième non moins certainement un samek. La quatrième n'est pas un 'am; c'est la tête bouclée d'une lettre telle que dalety rech ou bet. Si on lui attribue cette dernière valeur, on obtient le mot p « fils ». Par suite le nom précédent serait onSO) ou DnS(^). Ici encore la terminaison par samek pourrait faire tout d'abord penser à la transcription de quelque nom romain^; mais ici aussi la présence d'un taw fait obstacle à