Scholia in Theocritam^ etc., édit. Dûbner, p
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38 RECUEIL D*ARCHÉOLOGIB ORlEiSTALE
points de vue très divergents ^ Mais il reproduit tout d'abord, sans citei: du reste Aristophane ni Esope, la légende relatée par ceux-ci, et, un peu plus loin, il en résume les principaux détails presque dans les mêmes termes : « Celles (les alouettes) qui portent sur la tète la tombe de leur père^ On raconte à leur sujet l'histoire suivante : elles naquirent avant que la terre ne fût. Leur père étant venu à mourir, et la terre n'existant pas, il fut enseveli sur le sommet de la tète (xopu(pY)) de sa propre progéniture. C'est pourquoi elles furent appelées £7ctTU|x6{Stot. »
On voit par là que l'auteur du traité attribué à Zosime, ou Tauteur de la source d'oîi dérive ce traité, connaissait ses classiques mieux que ne fait ce scoliaste, dont c'était cependant le métier.
Un détail toutefois est de nature à faire penser que c'est aussi à quelque ancien commentaire grec que le prétendu Zosime avait emprunté ces renseignements^ commentaire plus complet sans doute que celui dont le texte grec est venu jusqu'à nous, mais du même genre. En effet, ce qu'il dit à la fin du passage, au sujet dés *< oiseaux de Vénus » ressemblant aux alouettes, mais ne devant pas être confondus avec elles, rappelle de très près la phrase par laquelle le scoliaste grec termine son article :
K68u8ot* ooTuÇiv o|xotot opvt6eç, o'jç Ivcoi xopuBaXoùç xaXoOai xal'AOYjva 'iepo(.
Comme le fait remarquer Adert, cité par Dûbner [pp. cit. y p, 143), il y a dû y avoir là quelque confusion avec la partie du commentaire visant deux autres vers de la même idylle : vers 139 (oXoXuY«iv, la chouette, l'oiseau de Minerve); et vers 141
(àxavOiSsç, les chardonnerets, et xopuSoi — oî xopuBaXoi- oi xi-rcuXot * Xsyoïxevot).
1. *H oTi TOtçxàçoc; èvÔcaxptêoudcv, r, waet xrSjjLêov eut xr;; xeçaXîjç çlpouacv, rj Tcapà xb xu<pw çXoyoeiSeî; yàp ûm. Cf. les observations de Dûbner, i6., p. 143.
2. Al iizi Tf\ xeçaXrj xbv xvjxêov çépouaai xoO iraxpb; auxûv.