Voir toutefois ce que je dis plus loin, au paragraphe IV
3. Il s'agit de l'invitation à dîner adressée à Salomon et à toute son armée, tantôt par la huppe, tantôt par l'alouette. Cf. Grûnbaum, ^eue Beitr. zur semit. Sagenkunde, pp. 230 et 290.
4. Le sens primitif semble ôtre celui d'oiseau huppé. Cf. qounbara « crête ou haut de la tête (chez divers animaux) »; qounbouri « oiseau à crête, etc. ».
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42 ' KECUEIL d'aRGHÉOLOGIE ORIENTALE
sont introduits en Occident. Sans doute, Félément indien y est prédominant; il faut peut-être toutefois y faire aussi une certaine place à Télément sémitique ^ Mais je n*insiste pas sUr cette question qui m'entraînerait trop loin du sujet circonscrit que je me suis proposé d'étudier.
Je ne puis pourtant pas me dispenser de faire remarquer, en terminant, que ces fables bizarres concernant ralouette et la huppe ne sont pas sans présenter certains points de contact avec la légende fameuse du phénix qui, lui aussi, nous apparaît comme un oiseau huppé ', symbole de la piété filiale. D'après certains auteurs, le phénix également, est un oiseau indien, 'Ivoixoç cpviç% comme la huppe indienne d'Élien. Lui aussi, il est caractérisé par la façon dont il rend les honneurs funèbres à son père défunt. On se rappelle le récit d'Hérodote (II, 73) qui nous dit que le phénix^ s'envolant d'Arabie, apporte dans le temple du Soleil, à Héliopolis d'Egypte, son père enseveli dans un œuf de myrrhe pétri par lui \ Sans doute^ le procédé diffère quelque pe.u de celui attribué à l'alouette et à la huppe. Mais l'idée maîtresse est bien toujours la même : Toiseau portant le corps de son père.
1. Le nom même d'Ésope présente avec celui de Joseph une ressemblance qui n*est peut-être pas pureiuenl fortuite. L'épisode de la coupe de Delphes, cachée dans le bagage du fabuliste, rappelle à plus d'un égard celui de la coupe de Joseph cachée dans le sac de Benjamin (Genèse, xuv) ; les conséquences furent moins tragiques dans le second cas, mais le subterfuge est exactement le même.
2. Cf. les images du bennou égyptien, avec sa double aigrette.
3. Aristid., II, p. 107. Cf. Dion., de Avib,, I, 32, qui nous présente le phénix comme un oiseau indien, naissant sans parents et en dehors de toute copulation ([lî^ewc).
4. La croyance populaire — je ne sais si le fait a été vérifié par les natura-^ listes — attribue à Talouette, qui niche à terre, la faculté de transporter ses œufs, en cas de besoin, d'une place à l'autre, le développement si accentué de de l'ongle postérieur de la patte, dans certaines espèces, permettant, dit-on, à l'oiseau d'embrasser et de saisir son œuf.