‹ Recueil d'archéologie orientale (volume 2)Chapitre 28 sur 41 · Répert, d'ép. sém,, n · texte numérisé non relu

Répert, d'ép. sém,, n

respectivement les noms sons une forme théophore : Rec.heph et Babaeal A noter que Amathbabdea avait une fille du même nom qu'elle. A ce groupe de divinités familiales il faut peut-être ajouter encore le dieu innomé d'Arkesilaos dont je parlerai tout à rheure.

Dans le bas-relief principal représentant Abedrapsas^ sa femme et sa fille appelées Tune et Taulre Amathbabaea, et une esclave (SouXy)) du nom de Eîp^vy;, on constate une singularité. Le groupe est complété par une figure déjeune homme semblant tenir de la main droite un serpent, de la gauche une torche ou, mieux^ une corne d'abondance. Ce sont les attributs ordinaires du bon génie 'AyaOèç SaifjLwv, comme le remarque M. Prentice. Néanmoins l'épigraphe qui l'accompagne le désigne expressément comme étant la Tu^^yj àyaO-^. Ce désaccord apparent entre le sexe du personnage mythologique et le nom qui lui est attribué peut, à mon avis, s'expliquer si l'on tient compte de la conception sémitique d'après laquelle le Gad, entité masculine^ correspond constamment à la Tij^r^, entité féminine. Nous n'avions jusqu'ici que des attestations philologiques de ce fait^; nous en avons désormais une instructive attestation archéologique.

Parmi les noms assez nombreux des autres membres de la famille, inscrits auprès de leurs portraits, je n'en vois guère que deux à signaler : OYAPCMIAN€ BAPAXOY. Dans le second, faisant fonction de patronymiqvie, « (fils de) Barachos », M. Prentice reconnaît avec raison le nom sémitique Barak*. Le premier l'embarrasse fort; il s'arrête, après plusieurs hypothèses, à la lecture OjapsfjLtave, vocatif d'un nom Oiapefxtavoç qui demeure inexplicable et est bien invraisemblable. J'inclinerais à croire qu'il faut rétablir graphiquement OYAP€AAIAN€ et considérer ce nom comme une déformation de OuaXXepiavé, avec une trans-

1. Par exemple, l'inscription palmyrénienne et grecque Vog. n» 3, où ^Q^n T-l := T\>xri 0ac|jL6toç. Cf. sur le culte syrien du Gad-Tyché, Rec, (TArch. Or.^ Ill, p. 81, et rimportant article de Mordtmann ZDMG, XXXI, 99 (cf. id., XXXVIII,

Page 1