‹ Recueil d'archéologie orientale (volume 2)Chapitre 35 sur 41 · FORGERONS, POÈTES ET MUSICIENS · texte numérisé non relu

FORGERONS, POÈTES ET MUSICIENS

quelque nom théophore congénère ('ATCcXXctpavri;, 'AwoXXoSotoç, 'AxcXXcijvioç' elc). Les Juifs, grands amateurs de noms helléniques ne semblent pas avoir répugné à adopter ceux-là mêmes qui auraient dû être , h leurs yeux entachés de mythologie païenne. Nous connaissons des Juifs avérés qui ont porté sans vergogne des noms tels que ceux de AtoBcopo;*, Aioy^vy^S Zr<v(i)v*, 'ApTe[JL(a)v * etc. Pour m'en tenir aux théophores dérivés du nom divin d'Apollon, je citerai^ sans parler du Apella Judaeus * d'Horace, le 'ATucXXcivts;, envoyé d'Hyrkan à Rome', et le 'louîaToç li tiç 'ArsXX^çovoixaTt' des Actes des Apôtres (xviii, 24) lequel, justement, était originaire d'Alexandrie ( 'AXeÇavSpsùç tû Yévet).

§9 Forgerons, poètes et musiciens.

M« d'Arbois de Jubainville a communiqué dernièrement à l'Académie % au sujet du double sens en celtique du mot voulant dire « forgeron », une note dont j'extrais les passages essentiels :

La langue celtique primitive paratt avoir possédé deux mots, l'un masculin ^kerdU'S désignant le forgeron, Tautre féminin *kerday désignant sa profes* siQn et le produit de son travail ; ces mois dérivent de la mAme racine que le latin cerdOf 'Onis « manouvrier d et que le grec xépSoc « gain ».

Les deux mots celtiques se retrouvent en irlandais et en gallois ; *kerdiiSf « forgeron » est devenu en irlandais ancien cert, ou mieux cerd, génitif cerdo

1. On pourrait, en revenant à la première hypothèse, songer au mois de ce nom, celui des jeux olympiques dans le calendrier de l'Elide, et aussi dans d'autres calendriers. Mais l'emploi d*un calendrier autre que le macédonien est peu vraisemblable.

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