Au no 16 de Chat)ot, Notes d*épigr», I
4 RECUEIL D*ARCHÉ0L0G1E ORIENTALE
position des théophores paimyréniens. L'entrée en scène de ce radical permettrait peut-être de poser maintenant npiSu* <*]nS'a, plutôt que <*NnNbii, ou < •''^nbii, ou < *nnbn.
Pour le nom du dernier ancêtre, des deux lectures données comme possibles : '3W ou in^N, c'est la première qui est la bonne ; seulement il faut vocaliser A'bi au lieu de A' bai. C'est ce que permet d'établir la bilingue dont je me suis occupé à une autre occasion* et où ce nom est transcrit Aaôeî (génitif), avec ei = f comme d'habitude. L'étymologie en est encore à trouver. J'avais déjà rapproché le nom nabatéen vajy. M. Chabot compare le palmyrénien Ni3r, à rattacher à une racine verbale ayant le sens de « densus, spissus fuit ». Il est possible que le aleph y soit prosthétique, et que la prosthëse ait été appelée particulièrement par l'influence du am, initial à l'origine ; comparer le mécanisme phonétique des noms T'^iW et 'oS^jy^ qui semblent bien correspondre respectivement à ,n)T1V et ^qS^ST, et où le aleph se trouve dans les mêmes conditions.
Il n'y a pas à hésiter sur la signification du nombre 58 qui suit le mot ru^ « année ». On ne saurait s'arrêter un instant, bien que M. Chabot se soit posé la question, à l'idée qu'il pourrait représenter l'âge du défunt — il y aurait, dans ce cas, le pluriel ^'W « années »• C'est bien la date, énoncée comme d'habitude selon le computdes Séleucides. Seulement, le chiffre des centaines a été omis. Cette omission, ainsi que je l'ai déjà démontré', semble avoir été parfois systématiquement pratiquée par les Paimyréniens. Ce nouveau cas est à ajouter aux deux autres que j'ai signalés, avec toutes les explications nécessaires, et qui avaient complètement dérouté les premiers éditeurs des textes en cause. J'en produirai plus loin (p. 263, fig. 2) un nouvel exemple. En l'espèce, il faut suppléer vraisemblablement
i. Bolhd, n. pr. palmyr. très fréquent (un exemple au n<» 1 de la présente série). Il est transcrit dans une bilingue Ba>XXac ou BcoXaac, et dans une inscription romaine Bolhas (Rec. d'Arch. Orient., II, 83, 128; cf. RES., 451).