‹ Recueil d'archéologie orientale (volume 2)Chapitre 8 sur 41 · Rec, (VArch. Orient,, VII, p. 17, no · texte numérisé non relu

Rec, (VArch. Orient,, VII, p. 17, no

3. Id. ib., pp. 32-33. J'ai comparé nos façons de dire courantes, « en 48 » = u en 1848 », elc.

NOUVELLES INSCRIPTIONS PALMYBÉNIKNNBS 5

(400) OU (500) + 58= 146 ou 246 J.-C. Le premier chiffre me parait plus probable.

J'inclinerais à croire, vu la symétrie de la disposition de la I. 2 par rapport à la 1. 1, que Malikou est le nom du personnage figuré dans le bas-relief et non celui de son père ou ascendant. La lacune qui précède semble pouvoir être exactement comblée par le mot nbï : « Image de Malikou fils de etc.. ».

N" 3. — Le n. pr. ^tims est-il bien un patronymique, le nom du père de Hairan? Je croirais plutôt que c'est le nom même de la femme représentée assise sur le fragment de bas-relief, en isolant grammaticalement t\t\x\^ "s de ce qui précède et en comprenant : « Ph.(qui est) sa femme ». La formule^ ainsi conçue, est fréquente. D'autre part, beaucoup de noms de femmes se terminent comme celui-ci en yod. Les deux noms précédents, « Siméon fils de Hairan »^ appartiendraient alors non pas à la généalogie de la femme, mais à celle du mari, dont l'image devait figurer sur la partie droite, aujourd'hui disparue, du basrelief. Il ne serait pas impossible même que Siméûn fût en réalité le nom du mari; en ce cas, il n'y aurait plus, dans le petit fruste qui le précède, qu'à restituer le mot nSaf pour rétablir ainsi le texte en son entier :

[Image de] Siméon, fils de Hairan. — Ph., sa femme.

Féminin ou masculin, le n. pr. nouveau ^tt^TlS (avec les possibilités de lecture rechj dalet pour l'un et l'autre des caractères 2 et 3), n'en demeure pas moins difficile à expliquer étymologiquement. Si la conjecture de M. Blochet (zz ^^^^^^ Firdoiisit « paradisiaque ») était fondée, le fait serait fort intéressant. Rien d'extraordinaire après tout, eu égard aux relations des deux pays attestées par plus d'un indice, si un Palmyrénien avait pris femme en Perse.

— N" 4, Le bas-relief, représentant un adolescent, doit provenir, comme l'a bien reconnu M. Chabot, de l'hypogée dont j'ai fait connaître autrefois* la dédicace principale.

1. Études d'Arch, Orient.^ II, p. 55. Dédicace datée de Tan des Séleucides 406 = 95 J.-C.

6 RECUEIL D*ARCHÉ0L061B ORIEISTALE

— N* 5. A. — Le n. pr. masc. complété en W^Ss Kalbou pourrait l'être aussi bien, sinon mieux, en hl^S^, voire en l^<]aS^. Ces deux dernières désinences lui donneraient une physionomie plus palmyrénienne que la première, marquée au coin nabatéen. II convient de dire toutefois que les noms spécifiquement nabatéens ne sont pas étrangers à l'onomastique de Palmyre.

B. — Étant données l'incertitude expressément signalée du premier caractère et la description assez obscure des éléments qui le constitueraient, le n. pr. m. lu S«Hn), Hayel^ ne pourrait-il l'être S^<^(3■T), Daniell Cf. Swr», Vog. 13, et aussi le nabatéen ^N^JT, C. 1. S. Il, 258 ? Nous avons d'autres exemples de noms juifs dans l'onomastique palmyrénienne.

La graphie Say n San « hélas! », bien que vérifiée, parait-il, sur un moulage, est tout de même faite pour surprendre. Le palmyrénien n'avait guère jusqu'ici montré de tendance à cette dégénérescence des gutturales, si marquée dans d'autres langues de la famille sémitique. En face d*un fait aussi insolite, il est bon d'y regarder à deux fois. Qui sait, l'inscription étant déclarée en assez mauvais état, si la ligne 3 ne serait pas à restituer : Sa5;[n^ 11]?. Nous aurions alors affaire, non pas à l'exclamation orthographiée d*une façon bien suspecte, mais au nom du grandpère du défunt :

Malikou, fils de Daniel [fils de Yedîj'bel.

La généalogie serait à deux degrés, comme dans l'épitaphe A qui forme le pendant de celle-ci, et dans laquelle se retrouve le nom Say[n>j Yedi'bel^ mutilé précisément dans les mêmes conditions.

— N"* 6. Le dernier mot lu pl> IRQ (ou pv), et regardé comme un surnom pouvant avoir le sens de flavus^ est étrange.

1. Je dois dire que ceUe lecture a été contestée par Nôldeke (ZDifG., t. 24, p. 88) qui a proposé de lire Swn. Je ne voudrais pas affirmer qu*il ait raison ; mais cette divergence de vues même montre bien en tout casque, dans récriture palmyrénienne, on peut parfois hésiter entre un n et le groupe 31 (ou, naturellement, :i). Sur le nom de mi^Vi en saf»iïtique, voir Rec. (VArc/i, OHent, VII, 347.

NOUVELLES INSCRIPTIONS PALMYRÉNIENNES 7

Considérant les réserves mêmes faites par M. Chabot, à savoir que la reproduction qui a servi au déchiffrement est à très petite échelle et peu distincte; qu'il y a doute sur Tidenlité de la troisième lettre; enfin qu'une quatrième lettre peut être dissimulée parla sculpture^ il est permis de se demander si Tonne devrait pas lire tout simplement le nom bien connu de ^riT, Yarhai, avec un khet un peu cursif et dilaté. Dans ce cas, Yarhai serait non pas le surnom du grand-père (^Oggay du défunt (Bantna Il)y mais le nom de Tarrière-grand-père de celui-ci.

— N° 7. Dans le nom restitué, non sans quelques réserves, NttTfjJ, Neètty le ^ est signalé comme semblant être en ligature avec un ^ qui serait formé aux dépens de sa branche droite. Le complexe ainsi décrit ne serait-il pas, en réalité, à décomposer en deux caractères distincts rjr-j-i, i» ou quelque autre lettre de structure analogue? On pourrait alors penser à un nom tel que *^<■T3^[tt;], Chaadâ^ qui, à la vérité, ne s'est pas encore rencontré en palmyrénien, mais dont l'existence serait justifiable par celle de <bN'T3nr, ChaadeL

— N** 9. —A, le nom du dernier ancêtre du défunt est-il bien i:ipy ^Aqibouy et non pas plutôt npy 'Aqhai^^ avec une désinence plus palmyrénienne? Je ferai connaître dans un instant un nouveau monument dont l'épigraphe me semble apporter une assez forte présomption en faveur de cette dernière lecture, il est facile, d'ailleurs, de confondre avec un yod un waw en ligature finale; les lapicides eux-mêmes s'y sont parfois trompés. En tout cas, la répétition papponymique du nom ^Até'^aqaby dans la généalogie du défunt nous indique peut-être que *Aqbai (toute réserve faite sur la véritable prononciation ) est une forme

1. A transcrire et vocaliser plutôt *Ogé {= *ûyî), génitif), ainsi que je Tai déjà montré (flec. d'Arch, Or., VII, pp. 7 et suiv.).

2. Souvent, en palmyrénien, la cupule qui forme la tête de ces deux lettres semble être déjetée à droite de la haste cambrée en arrière, au lieu de s'y rattacher normalement à gauche.

3. Ou "Aqqabai, Cf. Wadd. J890 le génitif 'Axxa6aéoy ; toutefois, la lecture de l'inscription est trop peu sûre pour qu'on puisse s*y appuyer en toute confiance t

abrégée de celui-ci *. On pourrait alors poser : ^p3r < apynjr.

B. — A noter le libellé de la date, avec l'omission du mot générique HT « mois » devant le nom spécifique du mois [Kanoun)*.

La date lue 353 =41 av. J.-C. me parait a priori être bien haute. N'y aurait-il pas devant le chiffre des centaines une quatrième barre d'unité'? Gela nous donnerait 453 = 441 J.-C. Cette époque semblerait mieux convenir, si Ton compare à notre inscription celles que je viens de citer en note et qui, datant du V* siècle des Séleucides, présentent justement les mêmes particularités dans le libellé de la date. Un autre argument en faveur de cette correction sera produit plus bas (p. 12).

— N° 10. — Le n. pr. m. \i^V 'Olbaîi, sur la lecture duquel on pouvait hésiler^ dans le seul exemple jusqu'alors connu, est désormais assuré. Aux rapprochements onomastiques que j'avais alors proposés ^ ajouter maintenant les observations que j'ai faites depuis* à propos du double nom : riXôa; 6 xat 'OXôavr^.

Je profiterai de l'occasion pour faire connaître deux autres bustes épigraphiques de Palmyre qui me paraissent être inédits ^ Après avoir appartenu à la collection de la comtesse de Béarn, ils ont passé en vente publique à Paris, le 21 février 1905. Le premier a été acquis par un de mes amis, M. A. Dutens, ce qui m'a donné toute facilité pour l'examiner. J'ignore le sort

1. La généalogie de RES,, 160 (ipjyw 11 t<l"'pV), suggère une conclusion analogue.

2. Sur celte question, et sur TomiBsion, également facultative, de (Av]vb;, (jlv)v£, dans les inscriptions grecques de Palmyre, cf. Rec. (TArch, Or., Vil, p. 355 (P. 105, I)etp. 358 (P. W8,\).

3. M. Chabot dit bien que les « chiffres marquant les unités ne sont pas absolument certains ». Mais je ne sais si cette observation est applicable aux chiffres de Pannée aussi bien qu*à ceux du quantième du mois.

4. RES.f 44. M. Chabot proposait de corriger la copie en I^^D.

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