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Clermont-Ganneau, Rec. d'arch. or., IV, p. 122, n

NOUVELLES INSCRIPTIONS NABATÉENNES 173

L'omission de il peut faire douter si le second nom est un patronymique ou un double nom du personnage.

Le grec lève ce dernier doute, et montre que le second nom est bien un patronymique ; par suite, on serait amené à dégager le mot ia des éléments indistincts terminant la 1. 4 ; cela raccourcirait d'autant le nom, à lire peut-être : **ai, au lieu de wwi f dont, la désinence est faite pour surprendre. L'addition de la terminaison avrjç serait alors imputable à la transcriptiongrecque(à moins que la désinence ] ne fût interchangeable avec la désinence >* sur le terrain même du nabatéen) ; cf. le n. pr. nab. NTps (comparer le subst. ynps), transcrit peut-être «ÊaxrèavYj;, en corrigeant ainsi le n. pr. invraisemblable ^Fay.tSavr^ de Wadd. 2206? Pour «ai, cf. les n. pr. juifs fréquents «ai, n*ai, ]ai, ai (cf. P«66cu, génit., Wadd., 2412 /, etDussaud etMacler, op. cit., p. 207, n° 87). On pourrait être tenté de lire b^a^ mais le grec exclut cette lecture.

Le n. pr. irnîra ne s'est pas encore rencontré et le n est douteux dans la copie ; la lecture vpyo, n. pr. très fréquent (cf. Moatepcç, Moyaipoç, etc.), ne serait pas impossible ; mais elle entraînerait, pour la copie du grec, la correction de Moe((p)su, là et aussi dans Wadd. 2483. La lecture înwa étant assurée, la forme

serait incomparable h *^J^, et Miyt?o; (Wadd. 2203 c) pourrait en être une autre transcription qui serait exactement à Mcs».0o; comme Vwcq est à Auôo; (= iiTO, radicalement apparenté à "rpjra; £j\q « secourir » wjj*».; cf. len. du dieu nabatéo-arabe n*w) ; dans ce cas, noter la variation de ri —6 et t, variation, peut-être liée à la façon de rendre le 37 (omission normale = p ; et y = £?) et

obéissant peut-être, en grec même, àla loi sémitique de l'harmonie des emphatiques et gutturales. Pour n = ?, au lieu de 6, cf. la bilingue C. I. S., II, 162 : nisn = Xa|*pdfoj, et n:n» - 'OBaîvoro; (et non 'OSaivaOoç comme donne le C. I. 5., cf. Wadd. 2320).

— D. —No 62 a et 62 6, p. 186. TellGhariyé. Dans la cour d'une maison, sur le petit côté de deux longues dalles de basalte.

Les deux textes sont écrits de la même main et, selon M. Dussaud, ils doivent avoir fait partie d'une même inscription gravée

sur le rebord d'une cuve de sarcophage, qui aura été dépecée ultérieurement. Il les lit ainsi :

. . . SiCPwb [iJeun -d 2

Ceci est le sarcophage qu'a fait 'Adoiiro (?) fils de Gac/tmo pour C/tîa'el...

6. -Sa jote Ssnnb rwp ]|nwj navr 3« - 3 nay mun »n*< n itaaa t 4

moi* de Ab de l'année 26 du roi Rabel, roi de Nabatène, qui a fait vivre et a sauvé son peuple.

Il ajoute les observations et commentaires suivants :

L. 1. NroiN, probablement transcription du latin arca « sarcophage ».

L. 2. ["ifarra, le 1 doit se cacher dans les excroissances du c. — SnSW, nom propre d'homme, est quelque peu douteux; entre le 12 et le \ il y a un vide suffisant pour avoir contenu une lettre ; SxSP'TO? — La fin de la ligne (6 lettres) ne donne rien de satisfaisant.

L. 4. nw = mw; cf. l'orthographe areabjr du C. /.S., II, 113. La formule protocolaire se retrouve identique dans l'inscription A.

L'an 26 de Rabel II = 0t5 J.-G. recule d'un an la durée de son règne jusqu'ici connue : Tan 25 = 93 J.-C, C. I. S., Il, 183.

Observations chronologiques et historiques sur les inscriptions A et D, - La formule protocolaire du roi est identique (à une légère variation d'orthographe près) à celle de l'inscription A et analogue à celle fournie par l'inscription du Ci. S., II, 183. Les inscriptions qui la portent sont datées des années 16 (?), 23 et 26 du règne de Rabel II. Deux inscriptions, C. 1 .S. , II, 224 et 122 (corr. 225), datées respectivement des années 2 et 4 du même règne, l'ignorent. Donc ce protocole, ne fut adopté qu'entre l'an 74 et Tan 86 de notre ère. C'est dans cet espace d'une douzaine d'années qu'il faudra rechercher l'événement qui a pu inspirer à Rabel II le désir de s'attribuer une formule qui paraphrase le titre de Sw-crip.

La comparaison de l'inscription A, avec C. /. S., II, 218, prouve que, dans cette dernière inscription, il faut entendre l'expression : Sam nbx... N17K « A'ra .... dieu (du roi) Rabel (II) ». Or cette inscription e6t datée du mois de Ntsan de la première année d'un roi Malikou (H^F2 IsSd); on a cru jusqu'ici qu'il s'agissait de Malikou III, prédécesseur de Rabel H et que l'inscription était de Tan 39 J.-C; il faut désormais admettre qu'il s'agit d'un Malikou IV, lequel aurait régné postérieurement à 96 J.-C, jusqu'à 106 J.-C, époque de la réduction de la Nabatèneen la province romaine d'Arabie. 11 se peut que, dans

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C. I. S., H, 195, Tan 2 de Malikou soit à rapporter non pas à Malikou III, mais à ce Malikou IV, véritable dernier roi de la dynastie.

L. 1. njT; on attendrait plutôt «i; peut-être faut-il lire réellement ainsi? Sur le carnet de M. Dussaud qu'il a bien voulu me communiquer, le t est marqué très faible, la tête de la lettre suivante porte du fruste et la 3 e pourrait être aussi bien k que n. Ou bien, en tenant compte du retrait du début de la ligne, faudrait-il admettre : tmt (ou nt) h arai* K(n)... ? Ou bien htv^h -est-il la transcription d'un mot grec masc. ou neutre, se terminant en -$(oç, ov)?? — NnnN? Quant à l'explication par arca, elle soulève bien des objections. Le mot fait penser à htyotv du C. 7. S. , II, 350, 1. 2; mais il faudrait justifier le changement V = n. Cf. <£> m j\ « lit d'apparat, trône »??

U ne me parait nullement démontré, d'ailleurs, qu'il s'agisse d'un sarcophage dont nous aurions deux fragments; l'inscription, courant sur la tranche de la cuve, aurait été, dans ce cas, disposée d'une façon bien insolite. Les deux dalles pouvaient faire partie d'un ensemble tel qu'elles étaient superposées à une certaine distance l'une de l'autre : par exemple, le linteau et l'appui d'une fenêtre (dans ce dernier ordre d'idées, cf. nraiN et "pn??cf. aussi nrw bibl.?, mais la 3 e lettre ne peut guère être uns); ou bien le dessus et le dessous d'une petite cella affectant une forme plus ou moins architecturale, avec jambages formés d'autres dalles ou colonnettes servant de support? La disposition des lignes gravées sur les tranches antérieures des deux dalles s'expliquerait assez bien dans une hypothèse de ce genre; elles se feraient suite sans lacune. Dans ce cas, l'inscription aurait un caractère nou pas funéraire, mais religieux.

TTTO? La forme iVot est rare dans l'onomastique nab.; cf., pourtant, im» C. /. S., II, 218.

L. 2. Il me semble qu'on peut lire toute la ligne (en empruntant le ^ final au commencement de la ligue suivante) :

«hSn Dip^N wb (î)ottri na

fils de Gachmou (?) pour chi' alkum le dieuïï

Ce dieu nouveau DipSx 2W serait alors le même que celui qui apparaît daus une inscription palm. encore inédite, datée de l'an 131 et connue seulement jusqu'ici par une citation partielle d'un rapport sommaire de Butler 1 (et Littmann) qui, d'ailleurs, n'ont pas fait le rapprochement avec notre inscription nab. Il convient d'attendre la publication de l'inscription palm. pour se prononcer définitivement. Si elle confirme mon rapprochement, il restera h déterminer la personnalité de ce dieu énigmatique qui appartient peut-être au panthéon proprement nabatéo-arabe. L'élément îW rappelle le toponyme hauranien *~* (Se(a) où s'élevait un grand sanctuaire nabatéen (cf. C. 1. S. , II, 1 63) ; cf. aussi

*y (distinct de &-)> à Pétra, dans l'ouest ; et, pour mémoire, la divinité préislamique f-'j-? Si le ^ = J*, comparer les dérivés delaracine gU (ç~~>ï £»b? £L£?) etc. cf. aussi le n. pr. <jJI £~*.

L'élément Dipba est-il çyù\ ou fl^JI? Il faut peut-être tenir compte

des noms propres nabatéens théophores QipTiy(Lidzbarski,/îr. JV., s. v') et... N'nriny (Euting, Sin. Inschr., n° 431; cf. n° 317 : ...

EPïy). A noter la locution : <*ji (^-^=z) rj-ï y alléguée par les

lexicographes arabes pour expliquer uJ.. Notre nouveau dieu

correspondrait-il au mystérieux Theandrites ou Theandrios des Nabatéens, distinct de Dusares, ou bien encore à ce prétendu Moïse que, disait-on, ils adoraient comme un véritable dieu?

L. 3. 1K; si c'est le nom du mois, il faudrait admettre qu'il était précédé du mot nT(a) et, par suite, qu'il manque, au moins, une ligne intermédiaire, ce qui est peu probable. Le n pourrait être le reste du pron. démonstratif «[Tj ; mais il est plutôt à rapporter au mot hSk terminant la ligne 2, bien que le n affecte la

1. Howard Crosby Butler, Report of an American archaeologkal expédition in Syria 1899-1000 (Extrait du American Journal of Archaeology, IV (1900), n° 4, pp. 415-440).

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forme finale. Dans les deux cas; le a serait la préposition commandant le mot rw.

Le raisonnement chronologique de M. Dussaud sur l'apparition du titre caractéristique de Rabbel H dans le protocole de ce roi doit être rectifié et complété sur quelques points. Ce titre lui est donné, en réalité, en Tan 23 de son règne = 93 J.-C. (inscr. A); en Tan 25 =95 J.-C. (CI. S., II, 183; sous une forme un peu différente, peut-être moins complète?), et en l'an 26 = 96 J.-C (inscr. D). Néanmoins il ne le porte pas — soit qu'il ne l'eût pas encore reçu, soit qu'on Tait omis — non seulement en l'an 2 (C. I S. , II, 221) et en l'an 4 de son règne (C. /. 5., II, 225), mais aussi — ce qui est remarquable — en Tan 21 de son règne = 94 J.-C. (C. L S. , II, 161), c'est-à-dire à un moment où l'on a cependant maintenant la certitude que ce titre était en usage depuis un an au moins. Ce dernier fait pourrait autoriser, à la rigueur, l'hypothèse d'une omission semblable pour les inscriptions des ans 2 et 4, bien qu'il soit plus vraisemblable que Rabbel n'ait pris ce titre que vers la fin de son règne. En tout cas, à n'en juger que par les jalons épigraphiques connus jusqu'ici, l'espace de temps où l'existence de ce titre est constatée se réduit à 4 ans (23-26 du règue de Rabbel = 93-96 J.-C.).

Bien des hypothèses peuvent être émises sur le fait qui a pu valoir à Rabbel ce titre qui le proclame bienfaiteur de son peuple; par exemple, en s'appuyant sur le sens spécial prêté par les Septante au hiphil de rnn dans Gen., l, 20 (ttd? rmib, i™; àv... TpafijXaèçîuoXuç), on pourrait imaginer que Rabbel II avait rendu à son peuple le même service qu'Hélène d'Adiabène et Izales aux Juifs, à l'occasion d'une famine (FI. Jos., Ant. J., XX, 2,6) ; cf. le grand mouvement qui se manifeste, vers cette époque, dans le monde antique, en faveur de l'organisation de l'assistance publique, et les institutions alimentaires de Nerva et de Trajan, etc. Je montrerai plus loin, en proposant une explication nouvelle de l'inscription sinaïtique, jusqu'à ce jour si obscure, de Euting, n° 493, que les Nabaléens semblent bien avoir eu une institution charitable analogue à celle de l'année sabbatique et destinée

Recueil d'Archéologie okiectale. IV. Maks 1901. Livhaiso.n 12.

àassurcr le « droit des pauvres ». Serait-ce Rabbel II qui l'aurait créée, peut-être bien à l'imitation de l'usage juif, ou qui, tout au moins, l'aurait confirmée et développée, méritant par là ce titre de bienfaiteur de son peuple? Mais on peut se demander aussi si ce titre ne correspondrait pas plutôt à une certaine attitude politique prise, à un moment donné, par Rabbel II vis-à-vis de la puissance romaine qui menaçait déjà l'indépendance nabptéenne, attitude qui a peut-être justement provoqué ou hâté la catastrophe finale ; ce ne serait pas le premier exemple, ni le dernier, d'un prince qui, se posant en sauveur de son peuple, en aurait par cela même causé la perte. Dans cette hypothèse, on s'expliquerait assez bien pourquoi ce titre est omis dans C. 1. S., II, 161, malgré que cette inscription soit de Tan 21 de Rabbel z= 94 J.-C. ; D'meir, d'où elle provient, était dans le rayon immédiat de Damas, et le dédicant avait peut-être de bonnes raisons pour passer prudemment sous silence un titre qui pouvait sonner comme un défi aux oreilles des Romains maîtres de la région.

Quanta l'adjonction à la dynastie nabatéenne d'un dernier roi, Malchus IV, la conjecture proposée par M. Dussaud s'appuie sur des arguments très sérieux, et elle devra être examinée avec attention. Il est difficile de contester que le dieu A'ra, dans l'inscr. A, ne soit pas présenté comme le dieu particulier du roi régnant (Rame), c'est-à-dire de Rabbel II, et il est bien tentant, dans C. /. S., IL 218, datée de l'an 1 d'un roi Malikou, de comprendre de même : S«ai nS« ...mw : « A'ra... dieu (du roi) Rabbel (II) », ce qui entraînerait, en effet, forcément la conséquence admise par M. Dussaud. Il est certain qu'entre la dernière année connue de Rabbel II et la réduction de la Nabatène en province romaine (96- 106 J.-C), il y a largement place pour loger un nouveau roi. Toutefois, l'on peut encore se demander — et c'est ce point que devra élucider la critique — si la dévotion spéciale de Rabbel II pour le dieu A'ra n'était pas un héritage de ses ancêtres, notamment de ceux qui avaient porté le même nom que lui-même dans la dynastie (celui que nous appelons Rabbel I,

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voire des homonymes antérieurs). Dans ce cas, on pourrait toujours dire que le Malikou de C. /. 5., H, 218. est bien Malikou III et que le dieu Ara y est mentionné comme patron des Rabbel en général et, en l'espèce, de Rabbel I.

Kharaba (à 1 h. 25 X.-O. de Bosra). Sur une stèle ^arrondie en haut). M. Dussaud lit :

LPMT=ïP] l

-pn» 2

*nw n 3

A O baisât, sa femme Chaoazar (!).

Je serais tenté de lire plutôt, sans restituer un S pour lequel, d'ailleurs, il n'y a pas de place sur la pierre : i..ca nrus n...y « une telle, femme d'un tel »? Cf. pour cette formule concise d'épitaphe, C. 7. S., II, 175.

Les noms pr. demeurent toujours très douteux. Dans celui de la femme, la 2 e lettre peut être S, a, 3; ensuite pourrait venir à la rigueur un n? le r est problématique. Entre autres combinaisons, on pourrait songer à iraib?; mais on n'a pas do preuve que ce mot, employé comme substantif en nabatéen, Tait été comme nom propre.

Quant au nom du mari, la restitution TaSrrs, à laquelle on pourrait songer, s'écarterait beaucoup de la copie ; îwa ne s'est pas encore rencontré; cf., toutefois, MasaSoOcy, n. pr. m. (Wadd. 2084; cf. Rev. bibl., VII, p. 99) impliquant p.-ê. l'existence de XVTJWO? Faudrait-il lire : --"n mxtg (ou wo?) en admettant l'existence d'une quatrième ligne qui aurait contenu le patronymique??

Kharaba. Dans une cour ; fruste. M. Dussaud lit :

. . . i «y rny n «[njap *n i . . . *p Npnbs TJÎ1 2

Ceeie$tie*T\n*y qu ont fait 'Ana (?) et... à ... et à Raaz (?) les dieux de. . .

wiOT serait le même mot qu'au C. I. S., II, 160; *w ou bw, un nom propre d'homme, et wi ou wn, le nom d'un dieu inconnu terminant rénumération de ceux à qui l'offrande était consacrée.

Je ferai remarquer que Nfroafi est une lecture très douteuse ; la 2 e lettre semble être plutôt un yod\ peut-être faudrait-il chercher là la transcription de quelque mot grec (Nin(3)n, Sioréiôpa) ou autre? — l^V est bien plutôt à lire : i(a)a*, 'Anemou, nom propre connu et fréquent.

La ligne 2 semble débuter par un second nom propre de personne, précédé de la conjonction 1 et terminé en vibn... p. ê. inbOTn, nom nouveau qui rappellerait le n. pr. midianile : bwjn? (C. /. S., 11, 361) et safaïtique : Swn (Dussaud, op. cit., p. 61, n° 93).

Le tout pourrait alors se rétablir ainsi :

[. . . majp *pa] >nStfrm 2

Ceci est la * qu'ont faite 'Anemou et RaoualU, fils de Yal'amrouï]..

Il ne manquerait rien à la fin de la ligne 1 ni au commencement delà ligne 2. L'inscription devait se poursuivre dans deux autres lignes, comme le montre la disposition matérielle du cartouche d'encadrement.

— G. — N° 30, p. 161. Sahwet 1 el-Khidr. Sur les quatre faces d'une pierre carrée servant aujourd'hui d'abaque à une colonne du narthex de l'église Saint-Georges.

C'est l'inscription du C. /. S., II, 188, connue seulement jusqu'ici par des copies tout à fait insuffisantes. M. Dussaud en a

1. M. Dussaud fait remarquer que le nom est ij^, Sahouet, et non, comme il est écrit au Corpus : ïj»j Zahouet. Il me paraîtrait intéressant de vérifier si la prononciation réelle ne serait pas ij^ t toponyme qui serait alors a rapprocher du mot nabatéen mn* (C. I. S., II, 350; 1. 2, et 354, 1. 2).

NOUVELLES INSCRIPTIONS NABATÉENNES 181

pris un bon estampagne qui change sensiblement les lectures proposées autrefois. Voici la sienne :

T3în rua n *tudd n^n * . . u i[a] . . n îrn? 2

10 rav ptaaa -|Sd *

Ceci es* la stèle qua construite et faite 'Aoutou... fils de... pour le salut [d'un tel, roi de Nabatène], En l'année 10.

L'inscription parait complète, dit M. Dussaud et, comme il n'y a pas de place après la date pour la mention du roi, il faut admettre celte mention au commencement de la ligne.

L. 1. L'emploi de n» me semble poser à nouveau la question de savoir si le "Udd est une simple stèle, ou bien le lieu de vénération, le -*aL~*> sur lequel la stèle était érigée à titre commémoratif ; cf. pourtant l'emploi du verbe aip dans l'inscr. A.

Je comparerai la paléographie de rcnn à C. /. 5., II, 185, L 1-4, où il faut p.-ê. lire: wa rua n (htm nrr), au lieu de lawia^pi (C. J. S.), ou de : latM Tay h, comme j'avais proposé de lire dans le temps'; en tout cas, la comparaison semble assurer la lecture n au lieu de pi. Remarquer dans ces deux inscriptions la forme toute particulière du yod (*\), forme non encore enregistrée dans les tableaux alphabétiques d'Euting et de Lidzbarski.

L. 2. in"? : l'estampage confirme celte lecture que j'avais proposée autrefois par conjecture (leçon du Collège de France, 18 mars 1896). — Quelque titre gréco-romain se cache p.-ê. dans le groupe suivant, si énigmatique :

L. 3. Peut-être, mais très douteux : "îtiw 12 ia:n??? la 3 e lettre pourrait être un o, la 5 e un \ la 8 e un « ou un S.

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