‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 118 sur 213 · pour Dousara et... it, dieux · texte numérisé non relu

pour Dousara et... it, dieux

Il y ajoutait un savant commentaire dont je résume ci-dessous les points essentiels :

L. 1. NTU « mur, enceinte » sacrée, il s'agit d'un haram. Cf. hébr. TU,

targ. Nllia, arab. jju*.

1. Rév. Ewing, Palest. Expl. Fund, 0. Statem., 1895, p. 343 : copie figurée (d'après laquelle j'ai étudié le texte au Collège de France, fév. 1896). — De Vogué, Journ. as., IX e série, t. X [1897], p. 209-214 (grav. estamp.).

NOUVELLES INSCRIPTIONS NABATÉÎKNNES 183

IVDN; désigne une construction, mais laquelle? Le n est douteux; sans doute un dérivé de la racine TON « soutenir, appuyer, construire ».

L. 2. W13 termine l'énumération des travaux. Cf. hébr. nia, ar. \S« creuser la terre ». Probablement « des fossés et des citernes »...

[WjtM, restitution conjecturale; le nom se rencontre dans les inscriptions sinaïtiques (Euting, 15, 27, 169, etc.); rp32U3 serait trop long.

L. 3. NWnb « en l'honneur de Dousara ». Sur l'emploi du b avec ce sens, cf. C. L S., II, 176, 182. — *Ot2ttT, lecture à peu près certaine. Le nom est suivi d'un autre nom de divinité en quatre lettres dont les deux dernières sont très probablement JV. — Après nmSn, il y avait encore sept ou huit lettres dont la première était peut-être un a.

M. Dussaud a copié à nouveau, avec soin, le texte et estampé la dernière ligne. Il suit en général la lecture de M. de Vogué et ne s'en écarte que pour la dernière ligne, où il lit : rPWi « et le reste (des dieux) » ; nnur serait, suivant lui, l'équivalent de nn*w dans une inscription nabatéenne de Pétra (de Vogué, /. as., 1896, II, p. 493) et dans C. /. S., II, 235 '.

La pierre a perdu quelques lettres à gauche depuis le passage de Ewing.

J'aurai à présenter, de mon côté, une observation portant sur deux points :

L. 1 ...inw n!» ; peut-être faut-il lire : ...*n Hin n « qui était

[ruiné ?] » ? Le 2° caractère ressemble beaucoup plus à un * qu'à un S ; le 1 er , il est vrai, ressemble plus à un d qu'à un "T, mais une variante de la copie Dussaud (son carnet) lui donne formellement l'aspect d'un i ou \ Toutefois, le n affecte certainement la forme finale, ce qui pourrait paraître une objection grave contre cette conjecture; à remarquer cependant, qu'à la 1. 3, le n de wnSit a également la forme finale (du moins, dans la copie Dussaud); d'ailleurs, le n médial se présente parfois avec la forme dite finale ; cf. le triple exemple dans l'inscr. B et aussi au Sinaï (Euting, Sin. Inschr., pi. 38-39). — ... '9 ; on pourrait songer à NBW3, \ & éV>, )^iéV> « menacer ruine », mais la copie Ewing n'est pas favorable à la restitution d'un ta.

1. Selon Clermont-Ganneau, Rev. tfarch. or. 9 IV, p. 285 et Lidzbarski, Handb. JX. S., p. 371.

L. 2. nna est peut-être au singulier, et peut-être le sens <te « fossé » est-il préférable ? un mur d'enceinte comportant assez naturellement un fossé d'où souvent ses matériaux même sont tirés.

L'Inscription sinaïtique des trois Augustes.

Voici comment je propose définitivement de lire l'inscription sinaïtique n° 457 d'Euting, qui est une des plus importantes de cette série et, qui, malgré plus d'un essai 1 , n'a pas dit encore son dernier mot :•

]no>p nnSn by ? vpa) . 2

4 Soit en souvenir Taimallahi fils de Y'ala. Van 100. — Pour 2 (le salut de) nos seigneurs?, les trois Césars (Augustes)!

L. 2. — Le mot énigmatique poi est peut-être tout simplement une interversion de ^o , par suite de quelque erreur du lapicide. |^ serait alors : ou le pluriel absolu de io, mo « les seigneurs », titre tombant sur "p D, P> Césars, qui est au même état grammatical ; ou le pluriel à l'état construit avec le suffixe pronominal ] - M : « nos seigneurs ». On peut objecter, il est vrai, que Ton attendrait plutôt N:no, d'après les analogies naba- . téennes (cf. le titre couramment appliqué au roi *cmo); mais on serait en droit d'invoquer la forme palmyrénienne "po « notre seigneur» (Vogué, C. /. S., P. n° 25). Vers cette époque, lenabatéen avait pu subir une évolution orthographique qui le rapprochait du palmyrénien; je montrerai, tout à l'heure, un nouvel exemple de ce fait dans l'orthographe »W pour "^, au n° 463 du Sinaï.

V^'p. Le sens propre semble être Augusti et non Caesares,

1. Euting, Sinnit. Inschr., n° 457; Berger (avec observations de Clermont- Ganneau), Rer. crit., 1892, 26 déc, p. 489; Lidzbarski, H. N. p p. 457, q° 38.

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