SUR QUELQUES INSCRIPTIONS PUNIQUES DU MUSÉE LAVIGERIE
exemple la grande dédicace des sanctuaires d'Astarlé et Tanitdu Lebanon. Je n'ai pas à revenir sur celles-ci, non plus qu'à m'arrêter sur celles, malheureusement trop nombreuses, qui ne sortent pas de la banalité des dédicaces ordinaires à Tanit. Je voudrais seulement présenter quelques remarques succinctes sur certains textes qui me paraissent mériter l'examen ou prêter à des observations.
— A — [p. 13, pi. I, n° 5 = 2]. — Stèle votive en marbre, matière très rarement employée pour ce genre de monument. M. Berger lit :
Si bV2 p rûnb nmS 1 A la grande Tanit Penê-Baalet au "13 M?H "pan iy2i ]1$ 2 seigneur BaalHammon ce qnavou- HJD p "livbya T 3 rf Baaljaton fils de Canal
Entre les lignes 2-3, il faut rétablir une ligne qui a été sautée dans la transcription et modifier, à la dernière, la lecture du nom du grand-père :
"13 Wtf 2
.pnBprobom 3 nas p iSerbya 4
... qu'a voué Himilcat, fils de Padat, fils de Baalsillek, fils de Kinit (?).
L. 5. h;d ; ce nom propre qui, selon M. Berger, apparaît pour la première fois, est peut-être à reconnaître dans anrœ, C. I. S., I, 97. Cf. nn» ou n:D de Costa, n° 105. Je crois que nous en avons la transcription et, partant, la vocalisation dans le Chinitus de l'épigraphie romaine d'Afrique.
— B-[p. 15, pi. II, n° 2].
L. 2. La graphie WN n'est peut-être pas un doublon du lapicide pour i[T]a, mais une abréviation épigraphique intentionnelle.
— C— [p. 18, pi. II, n°7].
L. 4. Le nom de femme ibn f est, en effet, bien difficile à expliquer. Y aurait-il quelque faute du lapicide pour "rbn? qui rappellerait le nom de femme biblique mSn (« la belette »), la prophétesse Khouidah; cf. le n. pr. de femme nabatéen Tîbn.
— D — [p. 25, pi. IV, n° 1].
M. Berger lit le nom de la dédicante itasrsiu « Batpoumaï » qui serait un nom nouveau, à rapprocher de ]n*09 « Poumijaton », Ç.L S., I,10etl2,etDjrs-w« Abd-paam», C. J.S.,I, 112. Malgré ces rapprochements, d'ailleurs peu concluants, ce nom aune physionomie suspecte. Je suis bien tenté de lire, d'après le facsimilé : ra&ru, ou même noyau Bat-naamat ? cf. C. /. S., I,
— E — [p. 31, pi. V, n° 1]. — Sur un petit fragment :
wn p D[ -np]
[Tombeau de.. ]s, fils d'Hannon.
D... est peut-être la fin de quelque nom théophore, terminé en dSs.
— F — [p. 32, pi. V, n« 2].
Sur une pierre taillée grossièrement: un personnage debout, vêtu d'une longue robe. On ne voit pas ses pieds, la main droite levée fait le geste d'adoration; dans la gauche, ramenée sur la poitrine, il tient un vase à une seule anse. Au dessous :
rnrnrrçna Bodastoret.
C'est, dit M. Berger, un des rares exemples où le nom del'orant n'est accompagné d'aucune généalogie et d'aucune formule votive.
Je croirais plutôt que le monument a un caractère funéraire, et non pas votif. Le nom pouvait être suivi, à gauche, d'un tilre court, tel que ain; cf., pour la brièveté de la formule et, aussi, la nature de la figuration, le couvercle d'ossuaire du Bépert. dépigr. sém.,u° 6, provenant de Carthage, sur lequel est sculpté un personnage dans la même attitude, avec cette simple épigraphe, sans patronymique :