UN NÊOCORK PALMYRÉN1EN DU DIEU AZ1ZOU
suivant le verbe — après l'interposition du nom et du patronymique : — nSdwi « et le temple du dieu f Azîzou ». Du moment que le mot en litige est une simple épithète corrélative et symétrique de nuu, il faut nécessairement considérer TO comme pris dans un sens absolu « il a fait », sans aucun régime, ni avant ni après — tournure parfaitement usitée et dont on a de nombreux exemples. Que faire alors du prétendu mot kSdWi qui suit le nom propre sujet du verbe? Il devient absolument impossible d y voir : « et le temple », expression qui, déjà, semblait bien bizarre en soi. On y cherche d'instinct, a priori, un titre se rapportant au dédicant et définissant ses rapports personnels avec le dieu, rapports qui ne sauraient guère être que
de Tordre liturgique : « le du dieu 'Azîzou ».
«Le » quoi? le prêtre? le ministre? le néocore 1 ? ou quelque
chose d'approchant. Si Ton examine attentivement le fac-similé dû à M. Euting, on constate que la troisième lettre du groupe suspect, prise pour un yod par M. Sobernheim, n'est certainement pas ce caractère; elle a toutes les allures d'un phe; du coup, la lecture nSdwi s'écroule avec « le temple » qui reposait sur elle. Et maintenant, comment expliquer le mot ainsi obtenu : Nbasm? Il serait tentant de chercher dans les trois premières lettres un mot correspondant à l'arabe <— i*tj, qui offre précisément le sens prévu, attendu : « gardien desservant d'un temple, qui aie soin et la surveillance de l'édifice ». Mais que faire alors de nSs ? Et puis, le waiv est-il certain? Je conserve encore des doutes sur la forme matérielle du titre, mais je n'en ai guère sur son sens général de néocore, zacore ou autre assistant du culte. Peut-être même pourrait-on voir dans cette espèce de bâton (?) indéterminé que semble tenir le personnage debout — selon moi, le dédicant — l'insigne de ses fonctions, quelque chose comme le grand balai de laurier mis aux mains des néocores sur les basreliefs grecs*.