Bec d'arch. or., I, p
216 RECUEIL D'ARCHÉOLOGrE ORIENTALE
— Il convient de rappeler le bon rapprochement fait par Hoffmann 1 avec Sisipa, n. pr. masc, dans les inscr., rom. d'Afrique.
. . . w, 1086; faft&îou, selon Euting : [t] W = w? (Ph. B.).
— Peut-être falrw? « Sarde », masc. du n. pr. f.'nmtt, cf. n° 280 du Corpus.
Le mot punique Mu chez Plaute.
M. Lindsay a publié, il y a quelque temps 1 , sur les passages puniques du Poenulus, une étude intéressante basée sur la découverte d'une collation du Codex Turnebi (aujourd'hui perdu) qui fournit quelques nouvelles leçons. Chemin faisant, il considère mu comme un mot africain, et non une interjection latine, dans le Caecus ou les Praedones, attribués à Plaute.
Serait-ce le même mot qu'il faudrait reconnaître dans la petite phrase du Poenelus : mu phursa? Mu serait-il une contraction de Min ïid « quoi lui » = « qu'est-ce? »
Le nom phénicien Banobal et l'inscription de Memphis.
Le sens général de la nouvelle inscription phénicienne de Memphis* semble avoir été fixé d'une façon satisfaisante, non sans quelques tâtonnements laborieux dont j'ai eu ma bonne part. Je voudrais revenir aujourd'hui sur deux points accessoires que j'ai eu, depuis, l'occasion de traiter au Collège de France 4 .
L. 1 et 3. Le nom propre bjraaa, a été vocalisé Baniba'al. Peut-être vaudrait-il mieux le vocaliser Banobaal, en s'appuyant sur le passage de Cicéron (Act. 2 in Verr. y III, 39) où il est question d'un personnage Banobal, desservant du sanctuaire de la Vénus phénicienne d'Eryx en Sicile (cf. Gesenius, Mo?ium.,