ÉPITAPHE D'UN ARCHER PALMYRÊNIEN
p. 403); à moins que la graphio Banobal ne soit à rétablir en Hanobal — Bannobal 1 ?
L. 4. La restitution flrni], « et qu'ils donnent », a l'inconvénient de faire de d^n à la fois le sujet et le régime du verbe : « et qu'ils (les dieux) donnent... aux yeux des dieux ». Pour éviter cette difficulté, on pourrait songer à restituer ][w] « et que soit », ce qui permettrait de maintenir la restitution yo[^] « qu'ils bénissent », à la 1. 3. Mais, d'autre part, remploi du verbe ]rp semble bien être de style dans cette formule consacrée ; nous le retrouvons, en Egypte même, dans la dédicace de la statuette d'Harpocrale (navS D^n ]n> la-osin) « que Harpocrate donne la vie à son serviteur ». Dans le cas où l'avant-dcrnière lettre mutilée serait bien un n et non un "J, cette considération grammaticale inviterait à restituer ][nn] « qu'elle donne », de préférence à ][n'J « qu'ils donnent », et cette restitution entraînerait, par symétrie, celle de JolTi], « qu'elle bénisse » de préférence àT^PJ, àlal. 3.
Dans l'autre petite épigraphe phénicienne de Memphis publiée sous le n° 2 du Répertoire dépigraphie sémitique, le nom propre ]22H n'est pas nécessairement, comme on l'a dit, un n. p. théophore composé avec p, n. d'une divinité inconnue; ce dernier élément est peut-être à rattacher à la racine yi (Ps. lxxii, 17 : ]W, ]W) « sobolescere », yi « soboles, progenies ». Cf. les divers n. pr. bibl. composés avec a** comme premier élément, et où le second élément n'est pas toujours un nom divin : «pwaN, DiWa«, awaK, etc. On pourrait même se demander si ^2« ne serait pas une abréviation épigraphique de "j[n]:is. (Pour l'emploi de la forme ]na f au lieu de ]rp, cf. les cachets au nom de ^rob^i).
Épitaphe d'un archer palmyrénien. Nous devons à M. Çagnat * la connaissance d'une épitaphe
1. Sur cette dernière forme, cf. Rec. darch. or* t III, p. 143.
2. Cagnat, Bulletin arch. du Corn., 1895, p. 74, n° 13; puis, lecture amé-
latine assez curieuse, celle d'un soldat palmyrénien trouvée, il y a quelque temps, à El-Kantara (Algérie). Il s'agit d'un certain Agrippa, Themi fil{ius) f Palmyra, mort à cinquante-cinq ans, sous le règne de Marc-Aurèle, ex-centurion de la III e cohorte x syrienne des Thraces, transféré par ordre de l'empereur dans la I' e cohorte des Chalcidéniens et chargé du commandement des archers palmyréniens.
Agrippa est un nom propre assez usité dans l'onomastique palmyrénienne ! ; nous n'en possédons pas encore la transcription sémitique.
Themi (gén), an^n ou ic*n = ©afyoç, ©é^oç. Comparer, pour la transcription de la première syllabe, Themarsa ou Themarsaç — ixidti dans d'autres épitaphes palmyréniennes provenant également d'EI-Kanlara 2 .
Le numerus palmyrénien, et notamment les sagittarii Palmyreni l > tenant garnison dans l'oasis et le défilé d'EI-Kanlara (Calceus Herculis), nous étaient déjà connus par d'assez nombreuses inscriptions*. La leçon [S] A.GIT (tariorum) confirme définitivement la lecture SAG(iltarius) = xvwp 9 aun° 2515 du C./.L., au lieu de SAC{erdos), proposé autrefois par L. Renier. Sur l'arme spéciale des archers palmyréniens, voir mon étude de l'inscription grecque de Coptos 5 .
Sur quelques noms propres juifs.
M. H. P. Chajes vient de publier, sous la forme commode d'un petit lexique alphabétique, une collection de noms propres ex-
liorée dans Recueil des notices et mémoires de la Soc. archéol. de Constantin*, 1899, vol. XXXIII (extr.).
1. Wadd., n« 2585 = Vog., n* 16. — Cf. Wadd., n- 2660; Sachau, Z. D. M. G. 1881, p. 731, n<» i.