‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 136 sur 213 · SUR QUELQUES NOMS PROPRES JUIFS · texte numérisé non relu

SUR QUELQUES NOMS PROPRES JUIFS

— obn, le rapprochement proposé autrefois avec OjiXr,; = Valens, paraît beaucoup plus solide que celui avec le nabatéen iSai; le samedi décèle une désinence grecque, qui ne s'expliquerait guère dans ce dernier cas.

— toan, le rapprochement fait par M, Chajes avec l'inscription juive que j'ai publiée autrefois 1 est à écarter; le prétendu nom rmn, devant être lu, en réalité, mun, « la prosélyte >:.

— Ici, devrait figurer le nom juif si répandu wn, que j'ai relevé dans une épitaphe bilingue de Jafla, avec sa transcription grecque très exacte Efeç. Il est assez piquant de constater que le nom de l'auteur lui-même, M. Chajes, a, selon toute apparence, une origine similaire (°"n, Hayim, Hayem).

— ttnsbn, cf. deux nouveaux exemples palmyréniens, Rép. d'ép. sém., n°48.

— wmn; peut-être faut-il lire arvnn « joie», qui conviendrait assez bien à une courtisane; cf. le n. p. masc.palmyrénien, d'ailleurs douteux, nVTn*, du Rép. d'ép. sém. y n°28.

— [pv] aurait dû être ajouté à la liste; cette forme se retrouve dans deux inscriptions de la nécropole juive de Jafla » et peut-être aussi, si je ne me trompe, dans le patronymique de la petite inscription hébraïque de la synagogue de Kefr Ber'em 4 .

— noii, abréviation de Joseph; autre exemple à ajouter fourni par l'inscription en mosaïque de Kefr Kenna*.

— Le rapprochement du n.p. nabatéen nto avecXs;>Ça(génit.), épitrope d'Hérode Anlipas {Luc, vin, 3), est d'autant plus plausible que le personnage, comme tant d'autres de l'entourage des Hérodes, pouvait fort bien être d'origine nabatéenne. A noter, en outre, que la tétrarchie d'Hérode Anlipas comprenait la Pérée, c'est-à-dire une région contenant une population nabatéenne. Le

1. Revue arch», II, t. I, p. 276; cf. mes Archaeol. Reseaiches, I, p. 418.

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